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Hassan Cherifi, pris pour quelqu’un d’autre et passé à tabac par la police de Dreux, témoigne (vidéo)

Menacé de perdre son œil droit qu’il ne parvient plus à ouvrir, Hassan Cherifi, 27 ans, n’a rien oublié de ce jour funeste du 17 février 2015, sur la rocade de Dreux, quand tout a basculé, le faisant passer du statut du citoyen ordinaire à celui de victime d’une bavure policière, roué de coups et insulté par plusieurs agents des forces de l’ordre pour avoir eu le malheur d’être pris pour quelqu’un d’autre, en l’occurrence l’auteur d’un braquage.

Profondément meurtri dans sa chair, après avoir subi deux interventions chirurgicales rapprochées pour tenter de sauver son œil (l’opération de la dernière chance restant la greffe de la cornée), Hassan est également perclus de bleus à l’âme, traumatisé par une violence policière inimaginable qui hante désormais ses journées et ses nuits oppressantes.  

"J’ai des fils dans l’œil. A chaque douleur, je repense à la scène. Je me demande pourquoi je me suis levé ce matin là, pourquoi je suis passé par là", a-t-il confié à Streetpress, le souvenir de la pluie de coups de crosse qui s’est abattue sur lui et des éclats de verre reçus dans l’œil droit étant une souffrance pour l’heure insurmontable.

L’IGPN, la police des polices, a ouvert une enquête à la demande du procureur de la République pour faire toute la lumière sur ce déchaînement policier qui a franchi la ligne jaune avec une brutalité inouïe, jusqu’à faire exploser la vitre de la voiture d'Hassan Cherifi, ce citoyen sans histoire confondu avec un malfrat et bel et bien pris comme punching ball…

 

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