La situation dans la bande de Gaza continue de s’aggraver dramatiquement. “En raison de l’intensification des bombardements israéliens et des pertes humaines dans le nord de Gaza, nous n’avons plus de housses mortuaires pour enterrer les morts”, témoigne le journaliste palestinien Hossam Sabath. “Nous en sommes réduits à utiliser des vêtements ou des couvertures pour les funérailles.”
À Beit Hanoun, au moins vingt civils ont péri ce dimanche 15 décembre dans une série de bombardements israéliens. Les frappes ont notamment touché une école abritant des déplacés, faisant plusieurs victimes dont une famille de quatre personnes. Les survivants, selon les témoignages recueillis par Al Jazeera, se retrouvent piégés, sans accès aux soins médicaux, les hôpitaux du secteur étant hors service.
Le bilan s’alourdit également dans les rangs des secouristes et des journalistes. Un autre bombardement de l’armée criminelle israélienne dans le camp de réfugiés de Nuseirat a coûté la vie à trois membres de la défense civile palestinienne et au cameraman d’Al Jazeera Ahmed al-Louh, portant à 195 le nombre de journalistes tués depuis le le 7 octobre.
Dans un rapport accablant de 296 pages publié le 5 décembre, Amnesty International qualifie les crimes israéliens de “génocide”, citant la destruction systématique des infrastructures civiles et le déplacement massif de la population. “Mois après mois, Israël a traité les Palestiniens de Gaza comme un groupe sous-humain indigne de droits humains et de dignité”, affirme Agnès Callamard, secrétaire générale de l’ONG.



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