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Famine organisée et génocide à Gaza : l’ambassadrice palestinienne interpelle le monde

Invitée sur TV5 Monde, l’ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou Hassira, a dressé un tableau glaçant de la situation humanitaire à Gaza. « C’est le cas dans toute la bande de Gaza : une population civile affamée, contrainte de risquer sa vie pour un sac de farine. On a vu les images de ces points de distribution. Les gens savent qu’un sniper ou un soldat israélien peut les tuer. Mais malgré cela, ils prennent le risque. Parce qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus de vivre, il s’agit de survivre. » Elle évoque une crise totale, bien au-delà de la faim : « C’est la survie d’une population tout entière qui est en jeu. Il n’y a plus de soins médicaux, les hôpitaux sont à l’arrêt, l’eau n’est plus accessible. »

Alors que les organisations internationales sont tenues à l’écart, l’ambassadrice dénonce une volonté israélienne d’empêcher toute aide : « Aucune ONG ne peut entrer. Les journalistes non plus. Même les secouristes sont visés. » Et les chiffres sont sans appel : « 35 hôpitaux sur 36 ne fonctionnent plus. Le système de dessalement est détruit. Toute source de vie est anéantie. Si ce n’est pas un génocide, alors il faut inventer un nouveau mot. »

Elle insiste sur l’importance des mots : « Pourquoi insister sur la qualification de ce qui se passe à Gaza ? Parce que nommer ce crime, c’est le premier pas pour pouvoir agir et tenter de l’empêcher. » Face à cette réalité, elle appelle les membres permanents du Conseil de sécurité à assumer leur responsabilité. « Comment a-t-on pu en arriver à regarder, en direct, l’extermination d’un peuple, sans même réussir à faire entrer de l’eau, du fioul ou des médicaments ? »

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