La télévision publique italienne RAI a demandé à l’Union européenne de radio-télévision (EBU) et au diffuseur autrichien ORF d’inviter un artiste palestinien à se produire lors de l’Eurovision Song Contest 2026, en dehors de la compétition.
Dans un communiqué, des membres du conseil d’administration de la RAI estiment que la présence d’un artiste palestinien serait un symbole fort, fidèle aux valeurs d’inclusion et de fraternité que la musique est censée porter. L’idée est de donner une visibilité culturelle, sans enjeu de classement, à un représentant de la culture palestinienne. À ce stade, aucune réponse officielle n’a été apportée par l’EBU ou l’ORF.
Le directeur de la communication de la RAI, Fabrizio Casinelli, a confirmé cette position lors d’une conférence de presse au Festival de Sanremo, affirmant que la chaîne ne souhaitait pas « détourner le regard ». Cette annonce intervient alors que la chanteuse Levante, en lice à Sanremo 2026, a indiqué qu’elle refuserait de participer à l’Eurovision en cas de victoire, en raison de la participation d’Israël. La présence d’artistes issus de pays non participants n’est pas une première dans l’histoire du concours. L’Eurovision 2026 aura lieu à Vienne les 12, 14 et 16 mai, avec 35 pays attendus.
Alors que le peuple palestinien est confronté à un génocide dénoncé par de nombreuses voix à travers le monde, ainsi que par plusieurs ONG internationales, permettre à un artiste palestinien de monter sur la scène de l’Eurovision serait l’un des gestes les plus élémentaires qui soient. Il ne s’agit pas de politiser la musique, mais de refuser le silence face à la destruction d’un peuple. Donner une place, même symbolique, à la culture palestinienne, c’est reconnaître son humanité, son droit d’exister et d’être entendue. À ce niveau, ce n’est pas un privilège : c’est le strict minimum.



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