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Netanyahou: “Il n’y aura pas d’État palestinien à Gaza, ni aujourd’hui ni demain”

Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il n'y aura pas d'État palestinien à Gaza, marquant un tournant dans la politique israélienne.

POURQUOI LIRE :

  • Analyse des implications de cette déclaration sur le futur des Palestiniens.
  • Examen des conséquences humanitaires et des chiffres alarmants des pertes civiles à Gaza.
  • Réflexion sur le projet colonial israélien et son impact sur la souveraineté palestinienne.

Lors de sa dernière allocution, le criminel de guerre  Benjamín Netanyahu a prononcé une phrase qui marque un point de non-retour politique et moral : « Il n’y aura pas d’État palestinien à Gaza, ni aujourd’hui ni demain. » Cette déclaration ne relève ni de la communication ni de la stratégie diplomatique. Elle constitue l’aveu explicite d’un projet : effacer toute perspective d’existence nationale palestinienne après avoir détruit les conditions mêmes de la vie.

Le génocide de Gaza n’est plus une hypothèse ni une controverse sémantique. Il est documenté, analysé, reconnu par des juristes, des ONG internationales, des rapporteurs de l’ONU et des institutions médicales et humanitaires. Ce qui se déroule sous les yeux du monde dépasse de loin le cadre d’une guerre : destruction systématique des infrastructures civiles, bombardement des hôpitaux et des écoles, famine organisée, déplacements forcés répétés, élimination massive de civils, déshumanisation assumée du peuple palestinien.

Dans ce contexte, nier tout avenir politique aux Palestiniens de Gaza revient à confirmer que cette destruction n’est pas accidentelle. Elle est voulue. Elle est pensée. Elle est assumée au sommet de l’État israélien.

Un projet d’anéantissement désormais revendiqué

Dire qu’il n’y aura jamais d’État palestinien à Gaza, ce n’est pas parler d’un désaccord diplomatique. C’est affirmer que ce territoire n’a pas vocation à être reconstruit, ni ses habitants à y vivre librement. C’est transformer Gaza en espace sans avenir, sans droits, sans horizon. Cette phrase s’inscrit dans une continuité : celle d’un projet colonial qui ne tolère aucune souveraineté palestinienne, ni à Gaza, ni en Cisjordanie, ni à Jérusalem-Est. Elle confirme que la guerre menée contre Gaza n’a pas pour objectif la sécurité, mais la domination totale et durable, au prix de la destruction d’un peuple.

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Netanyahu sait ce qu’il fait. Il sait que ses mots resteront. Il sait aussi qu’ils sont protégés, pour l’instant, par l’inaction et la complaisance des puissances occidentales. Cette impunité nourrit l’arrogance. Mais elle ne durera pas éternellement.

Les chiffres du génocide à Gaza

Les données chiffrées rendent toute négation impossible. Selon des enquêtes basées sur des données classifiées du renseignement israélien, plus de 83 % des Palestiniens tués à Gaza sont des civils, un ratio qualifié de sans précédent dans les guerres modernes. Sur environ 53 000 morts recensés jusqu’au printemps 2025, seuls 8 900 seraient des combattants, contre plus de 44 000 civils — en majorité des femmes et des enfants.

Et ce bilan est largement sous-évalué. Dès juillet 2024, la revue médicale britannique The Lancet estimait à 186 000 morts le nombre probable de victimes palestiniennes durant les dix premiers mois de l’offensive, en incluant les morts indirectes liées à la famine, aux blessures non soignées et à l’effondrement du système de santé. Ces chiffres ne décrivent pas des “dommages collatéraux”. Ils dessinent la réalité d’une destruction massive et ciblée d’une population civile. Ils constituent la signature statistique d’un génocide.

Refuser un État palestinien aujourd’hui ou demain, c’est reconnaître que les Palestiniens n’ont droit ni à la souveraineté, ni à la sécurité, ni même à l’existence politique. Cette déclaration restera comme une pièce à conviction majeure. Et tôt ou tard, elle sera jugée — par les tribunaux ou par l’Histoire.

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