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Etats-Unis : les vœux d’Amazon Prime pour 2017 placés sous le signe de la paix et de l’amitié interreligieuses

Alors que le rideau vient de tomber sur 2016, sur ses tragédies incommensurables, ses tumultes dévastateurs et sur la campagne présidentielle américaine, aussi calamiteuse qu’inflammable, qui a porté au pouvoir le nouvel apprenti-sorcier de la basse politique, Donald Trump, la célébration traditionnelle de la nouvelle année fait renaître le fragile espoir qu’une aurore, plus apaisée et radieuse, va se lever à l’horizon.

C’est en tout cas le vœu le plus cher que forme la société Amazon Prime, à l’aube de 2017, à travers la réalisation d’un clip vidéo placé sous le signe de la paix et de l’amitié interreligieuses, du respect et de la compréhension mutuels, annonciateur de bons présages dans le ciel orageux de la bannière étoilée, déchiré par les éclairs du populisme, de l’islamophobie et de la xénophobie.

Elaboré en concertation étroite avec des prêtres et des imams, ce film, chargé d’ondes positives, fait apparaître à l’écran un prêtre, heureux d’accueillir chez lui, autour d’une tasse de thé aux doux arômes, son ami musulman, imam de son état.

Les visages de ces deux hommes de foi, la soixantaine sereine, sont éclairés par de larges sourires, prenant visiblement plaisir à échanger ensemble et même à évoquer leur rhumatisme qu’ils ont en commun, au son mélodieux d’un piano qui égrène ses accords crescendo, jusqu’à l’épilogue résolument fédérateur qui brise en beauté les préjugés : après s’être quittés en s’embrassant, le prêtre et l’imam commandent des protections pour leurs genoux afin de pouvoir se prosterner sans douleur devant Dieu, chacun dans son lieu de culte respectif, l’église et la mosquée.

La direction d’Amazon Prime savait pertinemment qu’elle prêterait le flanc à la critique dans l’Amérique de Trump, où a refait surface l’hydre hideuse de la suprématie blanche et du néo-fascisme, mais l’essentiel était de flatter autre chose que les bas instincts du bon peuple : flatter son intelligence, en l’incitant à bâtir des ponts plutôt qu'à ériger des murs.

Ramiz Abid, responsable des relations extérieures de la Société islamique d'Amérique du Nord, et Mona Heidar, une poétesse, ont été les premiers à se réjouir de ces vœux qui sèment des graines d’espoir sur les vastes étendues américaines, à l’heure où l’un des principaux semeurs de haine s’apprête à présider aux destinées de la première puissance mondiale.

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