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Emmanuel Macron rassure Netanyahou sur le soutien indéfectible de la France

C’est une visite de la réassurance envers le gouvernement ultra-radical de Netanyahou qu’effectue actuellement Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, en Israël et dans les Territoires palestiniens, multipliant depuis dimanche les déclarations qui ne laissent planer aucune ambiguïté sur le soutien indéfectible de la France à une politique d’Apartheid, dénoncée et décriée comme telle dans le monde entier.

Ce surprenant porte-drapeau de la diplomatie française, qui semble avoir quelque peu outrepassé ses prérogatives, vient d’accorder à l’Etat Hébreu, et à sa violation constante et insolente du droit international, une nouvelle prime à l’impunité totale en l’assurant  que « la position diplomatique française et européenne est claire et n'a pas changé et ne changera pas ».

Dans cette droite ligne d'aplaventrisme devant Israël, Emmanuel Macron a également réitéré la ferme opposition de la France aux actions de boycott menées sur le territoire national, dans le cadre des grandes campagnes Boycott, Désinvestissements, Sanctions (BDS), préférant les criminaliser que les absoudre : «  De l'autre côté, il y a une condamnation constamment répétée par les pouvoirs publics, avec une dizaine de poursuites pénales de l'Etat, nous sommes contre toute pratique de type BDS », a-t-il martelé, fier de donner un énième gage de la fameuse loyauté française…

N’en déplaise au pays des droits de l’Homme ou ce qu’il en reste, qui ferme les yeux sur un colonialisme israélien illégal, forcené et fanatisé, et sur les effroyables crimes de guerre commis à Gaza, dévastée et endeuillée, mais s’offusque des citoyens ordinaires qui les condamnent avec courage et opiniâtreté, l’impact du mouvement BDS est désormais planétaire.

L’Association France Palestine Solidarité ne pouvait pas rester sans réagir face à cette escale du ministre de l’Economie en Israël, aussi ahurissante que consternante, moins d'un mois après la scandaleuse opération poudre aux yeux "Tel-Aviv sur Seine". Voici son communiqué.

Mais qu’est-ce qu’il leur prend, à nos dirigeants, lorsqu’ils sont en visite en Israël ? L’an dernier, c’est François Hollande qui déclarait son amour à Benyamin Netanyahou, criminel de guerre. Et cette fois, c’est Emmanuel Macron qui, tout en dépassant allègrement ses compétences de ministre de l’économie, en arrive à dire que le boycott d’Israël est illégal et à encourager l’émigration de citoyens français juifs en Israël.

Leurs hôtes israéliens les ont-ils dopés aux euphorisants ? Ont-ils décidé la servilité la plus totale face au lobby de l’ambassade d’Israël ? Ou ont-ils tout simplement oublié les valeurs de la France pour le droit international et le droit des peuples ? Dans tous les cas, c’est particulièrement inquiétant.

Alors non, Monsieur Macron, le boycott d’Israël n’est pas illégal, dès lors qu’il ne vise pas à discriminer une population, mais à combattre la politique criminelle d’un pays qui viole tous les jours le droit international. Oui, c’est notre droit de dénoncer cette politique, et de prendre les moyens citoyens de la combattre.

Et encore non, Monsieur Macron, ce n’est pas une bonne chose que des citoyens français juifs décident d’émigrer en Israël, où ils vont d’ailleurs souvent servir dans une armée d’occupation, et grossir les rangs des colons qui rendent tous les jours la vie impossible à la population palestinienne. Cet amalgame, Monsieur Macron, entre des citoyens français et un état étranger, est dans la droite ligne de l’action de l’ambassade d’Israël en France et de ses relais. En le reprenant à votre compte, c’est un coup terrible que vous portez au vivre ensemble dans notre pays, c’est un encouragement que vous apportez à tous les comportements racistes, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, que nous combattons sans relâche.

Il y a un moment, Monsieur Macron, où vous devrez redescendre sur terre, et ré-atterrir sur le sol français. Vos collègues ministres, le Premier Ministre ou le Président de la République sauront-ils vous recadrer ? Nous en doutons malheureusement, mais soyez bien assurés de notre colère, car les propos que vous avez tenus en Israël sont inadmissibles et nous ne les oublierons pas.

Le Bureau national

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