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Egypte : Al-Azhar condamne le harcèlement sexuel, le proclamant “interdit”

Les mots ont un sens, et ceux employés lundi, au Caire, par l’Institut Al-Azhar, la prestigieuse instance de l’islam sunnite, condamnent sans ambiguïté le tabou qu’ils s’emploient à briser : le harcèlement sexuel dans l’espace public.

Véritable fléau sévissant dans une Egypte majoritairement conservatrice, cette « onzième plaie » nationale, contre laquelle se dressent courageusement de plus en plus de femmes, voilées et non voilées, a été formellement réprouvée par la Grande Mosquée d’Al-Azhar, dans une série de tweets qui a eu le mérite de percer la chape de plomb du silence.

Alors que la parole de ses victimes expiatrices commence à se libérer et qu’il n’est plus rare de voir certaines d’entre elles donner du fil à retordre à leurs agresseurs, jusqu’à les poursuivre en justice, les éminents dignitaires d’Al-Azhar, considérant que rien ne pouvait justifier cette violence faite aux femmes, ont décrété que le harcèlement sexuel est un « acte blâmable » et par conséquent « rigoureusement interdit ».

Dénonçant un « comportement déviant », ils estiment que celui qui ne réfrène pas ses viles pulsions commet un « grave péché ». Et de poursuivre : « La criminalisation du harcèlement sexuel doit être absolue. Ce crime ne saurait trouver sa justification dans le comportement ou l’apparence extérieure des femmes. Le harcèlement sexuel est une agression contre le sexe féminin, qui porte atteinte à sa liberté, sa dignité et à son intégrité ».

Cette déclaration importante, émanant d’une haute autorité morale sunnite, aura-t-elle la résonance escomptée dans la rue égyptienne ?

La question se pose avec d’autant plus d’acuité que, tout récemment encore, trois mères de famille terrorisées, dont le hijab ne fut nullement dissuasif, ont été poursuivies de leurs assiduités par une dizaine d’hommes devenus incontrôlables. Encerclées par leurs agresseurs en plein jour, elles furent bousculées, brutalisées et victimes de mains baladeuses, appelant désespérément au secours dans un désert de réactions.

Comble de l’odieux, la scène glaçante a été filmée, provoquant un grand émoi sur les réseaux sociaux. Mais une fois encore, il s’est trouvé une poignée d’individus pour absoudre de leurs fautes les harceleurs, préférant jeter l’anathème sur les trois malheureuses femmes voilées, accusées d’être des « séductrices » ou l’incarnation même des « tentatrices ».

Pourtant, depuis 2014, la loi égyptienne s’est rangée du côté des victimes de cet abus de pouvoir au masculin, en punissant ce qui est désormais qualifié de « crime » caractérisé. Si une femme poursuit son harceleur et que ce dernier est reconnu coupable, il peut être condamné à un minimum de six mois de prison. En outre, dans le cas d’un harceleur récidiviste, une peine de cinq ans de prison peut être prononcée à son encontre.

25 commentaires

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  1. Bonjour
    c’est une blague!!!
    N’importe quel cerveau normalement constitué comprendra que le harcèlement est moralement et physiquement interdit et pas seulement le sexuel. On doit inclure aussi le harcelement moral, physique, professionnel et autres.
    Quant à Alhazhar, cette institution doit diparaitre sans délais. C’est une source de terrorismme. On y enseigne les idées de Ibn taimya, le fondateur de l’état islamique et ses semblables de groupes criminels. Je vous invite d’aller écouter un ancien élève de cette institution qui l’a quitté pour montrer les idées catastrophiques enseignées aux élèves. il s’appelle Islam albouheri.
    cordialement.

  2. Pas besoin d’un avis d’El Azhar pour savoir que le harcélement sexuel est contraire aux valeurs de l’Islam et il doit être puni pénalement, que les femmes sh’abillent en Niqab ou en mini jupe ça ne change rien.

  3. Quand exactement ce phénomène de harcèlement massif est apparu en égypte? Tout le monde sait, ou alors on se moque, tout le monde sait que le phénomène est apparu au moment des manifestations dites anti-Morsi, avec y compris des viols carémen en plac publique. Après le coup d’état, c’est la flicaille de l’usurpateur qui en a montré l’exemple. Tout est descendu et abaissé en égypte, c’était un pays de culture, de langage soigné, les journalistes de légypte longue aujourd’hui rivalisent en grossières vulgarités. La ruine matérielle et morale de l’égypte, le péril permanent, l’impunité, l’insécurité partout, la misère immense d’un grand peuple qui ne mange pas, voilà ce qui a suivi le succès de l’injustice. La dernière fois que les égyptiens ont librement manifesté, c’était pour ou contre Morsi, plutôt contre, ils ont préparé leur propre malheur, raison pour laquelle moi, je n’ai pas de compassion particulière envers eux. Ils ont voulu les chaînes, qu’ils les trouvent bonnes à présent, ils sont coupables de n’avoir pas protégé la liberté.

    Croissant de lune.

      • Salam Nora, autrefois quand les égyptiennes ne connaissaient pas le hijab, vous pouvez dire quand? Y étiez-vous pour certifier puisque le hijab ou le voile long ou court est en usage en égypte depuis très très longtemps, qu’il provoquait tout ça comme vous dites? A part un peu après la deuxième moitié du vingtième siècle, et encore, plutôt dans les villes que dans les campagnes, les femmes d’égypte se voilaient ne serait-ce que d’un fichu tout simple, et ça remonte bien avant l’Islam, et les hommes se couvraient aussi. Quand l’égypte appartenait à Byzance, les femmes se voilaient, les hommes se couvraient, donc il faut remonter jusqu’à quand? On se voilai pratiquement partout au monde, au minimum, les femmes couvraient leurs cheveux si elles les portaient longs, ne serait-ce qu’afin que les insectes plus nombreux qu’aujourd’hui ne s’y invitent, eh ou, si on prend les premiers documents photographiques en France de photographie de foules ou de place publiques, on y trouvera plutôt les femmes, tête couverte, ça allait de soi. Mais revenons à la pauvre égypte et aux causes de ce phénomène de harcèlement massif des femmes.

        Moi je vois plutôt comme facteur déclenchant et agravant, la tyrannie associée au cahos, puisque l’un ne va pas sans l’autre, tyrannie/cahos donnent le phénomène massif de harcèlement et beaucoup d’autres choses, mais bon, le hijab des égyptiennes est pour vous responsable de tout,y compris du fait que le canal de Suez a coûté en travaux de réfaction alors que les passages ont diminué et les recettes, tout ça pour satisfaire la mégalomanie d’Al-Sissi. Le hijab vous bouche vraiment la vue, ma pauvre sœur Nora.

        Croissant de lune.

        • Non il n’y avait pas de hijab, ce terme est apparu dans les années 70 80, il y avait des vêtements traditionnelles et modernes et les femmes étaient très coquettes aujourd’hui c’est n’importe quoi, on mélange des vêtements modernes avec le hijab c’est n’importe quoi c’est moche.

      • les égyptiennes pauvres (la majorité) ont toujours connu la jalabiya et le hijab sinon le niquab. Seules quelques privilégiées singeant leurs colonisateurs anglais les ignoraient et s’habillaient à l’occidentale..
        Qui vous permet d’affirmer qu’il n’y avait pas de harcèlement à cette époque? Qu’est ce qui vous permet de lier le hijab au harcèlement? Avez-vous des sources ou est ce purement gratuit?
        Ne basez donc pas vos avis bistrotiers sur quelques photos et films d’époque d’une classe privilégiée et compradore.
        A moins que ce ne soit purement malveillant, je suis toujours étonné par l’aplomb qui permet d’affirmer des “conneries” sans se soucier de leur justesse.

        • J’ai le droit de trouver ce look affreux regardez comment elles sont vêtues, les vêtements traditionnelles étaient plus classes et donnaient belle allure, désormais c’est des roumaines aucune classe.

          • Quel racisme dans votre commentaire!!!! Les roumaines sont élégantes.
            Vous vous écrivez et pensez comme une blédarde qui ne sait pas différencier vêtements traditionnelles des vêtements que vous nommez “modernes” dans votre commentaire plus et en plus vous vous contredisez.
            Vous écrivez être pour les vêtements modernes et ensuite vous écrivez que les vêtements traditionnels “étaient plus classes et donnaient belle allure…” Quelle incohérence dans votre esprit et que de contradictions dans vos commentaires! Vous écrivez comme cette personne qui sous le pseudonyme de “nanita” écrit sur ce site des commentaires intolérants, antisémites, xénophobes aussi, incohérents et contradictoires.

          • Clarisse je ne suis pas raciste loin de là je donne mon avis sur un style vestimentaire en quoi c’est raciste ? donc on peut dire qu’on aime pas tel ou tel style mais pas dès qu’il s’agit de hijab, je suis désolé des musulmans critiques ce style vestimentaire, je défends les vrais vêtements traditionnels qui se perdent au profit de la laideur et la non élégance.

  4. Position excessivement importante !! Pourvu qu’elle contribue, dans les faits, à enrayer cet épouvantable fléau … Al-Azhar peut-elle revendiquer le “poids moral” suffisant ?

  5. el Azhar proclame le harcelement comme interdit
    comme si avant il était permis quelle blague
    une police des mœurs aurait vite fait de dissuader les malades mentaux
    quant a el Azhar elle n a aucune autorité elle devrait proclamer Sissi comme taghout

  6. Il est quand même triste, de devoir voir, des institutions, être obligées de condamner ce que le bon sens et le respect reprouvent.
    L ‘homme n.’à toujours pas compris ce qu ‘est le respect et la morale !
    L ‘erreur est humaine ?
    Non, l ‘erreur, c’est l ‘humain !

  7. Al-Azhar condamne le harcèlement sexuel, le proclamant “interdit”, c’est une blague.
    il n y a pas de clergé dans l’islam, il y a le coran et le droit chemin cité dans le coran.

    Pauvreté veut dire marché du sexe et de la drogue.
    Marché du sexe, toujours à la recherche d’une nouvelle recrue, donc harcèlement.
    Ce marché fait boire et manger beaucoup de gens.

    • “Pauvreté veut dire marché du sexe et de la drogue” => Jusque là d’accord
      “Marché du sexe, toujours à la recherche d’une nouvelle recrue, donc harcèlement.” => Whaaaat???

      En quoi le marché du sexe, provoque le harcèlement dans les rues?

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