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Donald Trump critiqué par Theresa May pour avoir retweeté des vidéos islamophobes

C’est à se demander si l’outrancier Donald Trump sait faire autre chose que tweeter, en désacralisant chaque fois un peu plus la fonction suprême, quand il joue les maîtres du monde derrière le Bureau ovale…

On reste atterré devant la rare inconséquence du 45ème président des Etats-Unis qui gazouille à tort et à travers, en exacerbant particulièrement la haine anti-musulmans, et plus encore devant l’inertie de son entourage proche qui serait bien inspiré de lui confisquer ses joujoux électroniques, avant qu’une grave crise diplomatique n’éclate.

L’homme fort de Washington, selon la formule consacrée, a encore fait des siennes depuis sa tour d’ivoire dorée, en retweetant trois vidéos hautement délétères publiées par la sulfureuse Jayden Fransen, la vice-présidente du parti d’extrême droite britannique Britain First.

Donald Trump est-il à ce point irresponsable et oisif qu’il n’ait rien trouvé de mieux à faire que de relayer des vidéos islamophobes abjectes, qui polluent le Net depuis plusieurs années, sous l’impulsion maléfique des ultras du nationalisme et autres suprémacistes blancs ?

Ces vidéos aux titres choc et racoleurs sont diffusées sans garde-fous et, bien évidemment, sorties de leur contexte pour mieux faire trembler dans les chaumières : « Un immigré musulman tabasse un Néerlandais en béquilles!», «Un musulman détruit une statue de la Vierge Marie!» et «Foule islamiste pousse un adolescent du toit et le bat à mort ! ».

Mais c’était sans compter la réaction scandalisée de Theresa May, la Première ministre britannique, qui, rompant avec la traditionnelle langue de bois diplomatique et contrastant avec le ton cordial qui caractérise les échanges entre deux alliés si proches, a reproché à son homologue américain d’avoir commis « une erreur ».

Piqué au vif, le m’as-tu-vu, raciste et sexiste, de la bannière étoilée, loin de calmer le jeu, a au contraire répondu sèchement aux critiques venues de l’autre côté de l’Atlantique, de surcroît émises par une femme…

La consternation qui a étreint l’ami de toujours, le Royaume-Uni, a traversé l’océan pour gagner les rangs des démocrates américains, affligés d’avoir aux commandes d’un « pays qui protège la liberté de religion et où vivent des millions de musulmans, un islamophobe notoire », et pire encore, fier de l’être.

Ci-dessous, les réactions outrées du Démocrate Don Beyer, représentant de l’Etat de Virginie au Congrès, et de l’ancien maire de Londres, Boris Johnson.

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