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Christchurch : la visite chargée d’émotion de Bachar Houli, la star musulmane du football australien

Vendredi dernier, après avoir donné le meilleur de lui-même sur le terrain, son ballon ovale au pied ou dans les mains, Bachir Houli, le célèbre footballeur australien de confession musulmane, ne s’est pas éternisé dans les vestiaires.

Avec la permission du président de la prestigieuse Australian Football League, un avion l’attendait pour s’envoler vers la Nouvelle-Zélande, où il devait faire escale dans la ville meurtrie de Christchurch, afin d’aller à la rencontre des familles et des blessés touchés dans leur âme et leur chair par l’horreur du terrorisme islamophobe.

La star d’origine libanaise du footy, qui incarne un modèle de réussite aux yeux de la jeune génération musulmane de l’autre bout du monde, s’est empressée d’accepter l’invitation que lui avait lancée quelques jours plus tôt une autre star du sport : Sonny Bill Williams, le talentueux colosse du rugby néo-zélandais converti à l’islam.

Bachar Houli (au milieu) et Sonny Bill Williams (à droite) au chevet d’une victime encore hospitalisée

Cinq mois après l’effroyable massacre qui a ensanglanté les mosquées Al Noor et Linwood et brisé les proches des 51 martyrs, tombés sous les balles du monstre de cruauté australien Brenton Harrison Tarrant, Bachar Houli et Sonny Bill Williams ont su trouver les mots justes pour exprimer leur profonde compassion et témoigner leur soutien à leurs coreligionnaires.

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A l’écoute des victimes à jamais marquées par cette tragédie insurmontable, partageant leur récit en faisant preuve d’empathie, sensibles à l’expression de leur douleur, et unissant leurs prières aux leurs avec une intensité particulière, ils ont réalisé à quel point leur présence était une source précieuse de réconfort.

« J’avais les larmes aux yeux », a confié, bouleversé, Bachar Houli. « Personne ne veut voir les membres de sa famille disparaître et quitter ce bas monde, d’autant plus d’une manière aussi brutale, lâche et impitoyable. Mais ma religion dit que nous appartenons à Dieu et que c’est vers Lui que nous retournerons », a-t-il tenu à ajouter.

Après avoir passé de longs instants déchirants auprès des blessés soumis à une difficile période de convalescence, mais aussi des pères, mères, fils et filles, frappés par un deuil cruel, dont certains pleurent la perte de plusieurs êtres chers, le joueur vedette du football australien s’est dit touché au tréfonds de lui-même par la ferveur inaltérée de leur foi.

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« Toutes ces familles estiment qu’il n’y a pas de meilleure façon de quitter ce bas monde que dans un état de prière, prosterné devant Allah. Et c’est en se recueillant au sein de leur mosquée, au cours de ce vendredi 15 mars de grande prière collective, que ces fidèles, hommes et femmes, sont morts », a-t-il souligné. « Il n’y a pas de meilleure manière de mourir, ils ont raison », a-t-il conclu, étreint par l’émotion.

 

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