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Armentières : un véhicule renverse deux femmes de confession musulmane et une enfant

À Lille le 29 décembre 2016, par l'antenne Nord pas de Calais du CCIF.

Le drame est survenu le 23 décembre 2016 en début de soirée à Armentières (Nord-Pas-De-Calais).

Au moment d’emprunter le passage piéton, deux jeunes femmes portant le foulard et une jeune fille de 9 ans, ont été renversées par un véhicule. Le chauffard, qui aurait d’abord ralenti puis finalement accéléré au moment où les victimes étaient engagées sur le passage piéton a pris la fuite. Les victimes ont été laissées à terre, sans assistance. Ces dernières ont déposé plainte, et sont accompagnées par le CCIF.

L’une des victimes a été percutée et emmenée sur le capot du véhicule sur plusieurs mètres avant de tomber au sol.

Les policiers et les pompiers sont arrivés sur le lieu du drame pour porter secours aux victimes blessés et dans un état de choc grave. Hospitalisées d’urgence, leurs jours ne sont pas en danger.

Selon des sources proches du dossier, le chauffard a été arrêté puis relâché sans être ni inquiété, ni poursuivi. Il est par ailleurs déplorable que le CCIF ait dû intervenir afin que les agents de police acceptent d’enregistrer la plainte des victimes.

Est-ce une tentative criminelle islamophobe qui avait pour objectif d’écraser des personnes portant un signe distinctif d’appartenance à l’Islam ou l’acte d’impudence d’un chauffard fou, ne daignant s’arrêter pour secourir les victimes ?

L’heure est très grave. L’antenne Nord-Pas-De-Calais du CCIF a été saisie par l’affaire la plus inquiétante jamais constatée dans la région. Plusieurs personnes auraient pu perdre la vie.

Les victimes nous ont rapporté avoir traversé avec prudence le passage piéton, en apercevant le véhicule au loin. Elles ont souligné que le chauffard s’est mis à accélérer au moment où elles étaient au milieu du passage piéton.

Ajouté au fait que le chauffard ne s’est même pas arrêté pour s’enquérir de l’état des victimes, ces précisions viendraient accréditer l’hypothèse de l’acte volontaire.

Un témoin présent sur les lieux a appelé la police et transmis le signalement précis de la plaque d’immatriculation du véhicule.

Une des victimes sorties de l’hôpital s’est présentée au commissariat pour déposer sa plainte. Certains agents de police ont refusé de prendre sa plainte. Il a fallu l’insistance de la victime et l’accompagnement par téléphone d’une juriste du CCIF pour que celle-ci soit enfin consignée conformément à la loi et au droit de la victime.

Il est dramatique qu’une nouvelle fois des femmes de confession musulmane soient la cible d’un acte grave. Il est alarmant que ces femmes se soient vues refuser le statut de victimes par ceux-là même supposer les protéger.

Le CCIF condamne fermement cet acte délictueux, lâche et grave, tout en s’interrogeant sur la motivation de l’auteur des faits.

Le CCIF suit avec beaucoup d’intérêt l’enquête en cours, afin que toute la lumière soit faite sur cet acte grave.

Le CCIF appelle les institutions judiciaires et les responsables politiques locaux à prendre des mesures fermes et concrètes pour que la loi s’applique et que l’auteur de cet acte soit condamné le plus vite.

Le CCIF apporte actuellement son accompagnement, son expertise, son soutien aux victimes et se tient à leurs côtés pour toute action visant à protéger leurs droits devant les juridictions compétentes. 

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