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Angelina Jolie interpellant Trump : “la politique des réfugiés doit être basée sur des faits, pas sur la peur”

Tempérer les ardeurs absolutistes et islamophobes de Donald Trump n’est pas chose aisée, même quand on s’appelle Angelina Jolie, que l’on jouit d’une notoriété planétaire et que l’on est l’ambassadrice de poids du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), précédée par une implication sur le terrain longue de dix ans.

La star de la grande machine Hollywoodienne à fabriquer des mythes et des blockbusters a endossé l’un de ses plus beaux rôles, celui de l’artiste engagée en matière de déplacements forcés et auprès des populations en déshérence sur les routes de l’exode, afin d’appeler l’autocrate qui préside aux destinées de l’Amérique à savoir raison garder.

Elle a choisi le New York Times pour livrer un vibrant plaidoyer en faveur des damnés de la terre de notre époque tourmentée : « Les réfugiés sont des hommes, des femmes et des enfants pris dans la fureur de la guerre, ou dans les réticules de la persécution. Loin d’être des terroristes, ils sont souvent eux-mêmes les victimes du terrorisme », pouvait-on lire sous sa plume empreinte de gravité.

Et de poursuivre : « Tout au long de son histoire, notre pays a toujours offert un abri aux personnes les plus vulnérables et nécessiteuses, et cela me remplit de fierté. Les Américains ont versé leur sang pour défendre l’idée selon laquelle les droits humains transcendent la culture, la géographie, l’ethnicité et la religion. La décision de suspendre l’accueil des réfugiés aux États-Unis et de refuser l’entrée aux citoyens de sept pays à majorité musulmane a provoqué une forte onde de choc auprès de nos amis du monde entier, précisément en raison de nos valeurs et de notre engagement ».

Derrière l’actrice oscarisée et l’Emissaire de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, il y a un cœur de mère qui bat et palpite avec d’autant plus d’émotion que ses six enfants sont tous nés à l’étranger. Se sentant très concernée par la question, Angelina Jolie a poussé un vrai cri du cœur : « En tant que mère de six enfants, qui sont tous nés à l’étranger et dont je suis fière qu’ils aient été naturalisés américains, je veux que notre pays soit sûr pour eux, ainsi que pour tous les enfants de notre nation », a-t-elle exhorté.

« Si la crise mondiale des réfugiés et la menace du terrorisme justifient pleinement que nous considérions la meilleure façon de sécuriser nos frontières, notre réponse doit être en revanche mesurée et fondée sur des faits, pas sur la peur », a-t-elle écrit en faisant preuve d’une infinie sagesse dont est totalement dépourvu Donald Trump, le sinistre artisan des peurs de la campagne présidentielle américaine.

Angelina Jolie a certes eu les mots pour le dire, mais auront-ils fait sens auprès du président jusqu’au-boutiste de la bannière étoilée ? Rien n’est moins sûr…

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