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« Vous n’attendez que ça : un pays à feu et à sang » : le député Pouria Amirshahi étrille en direct Jordan Bardella

Devant un commissariat parisien, Pouria Amirshahi, député de la 5ᵉ circonscription de Paris, siégeant au groupe Écologiste et Social, a vivement interpellé Jordan Bardella, l’accusant d’exploiter politiquement les violences du 17 octobre. « Vous êtes franchement comme un charognard à venir souffler sur les braises », lance le député, avant d’ajouter : « Vous n’attendez que ça, en fait. Un pays à feu et à sang parce que ça fait vos voix. » Au cœur de sa charge : le décalage qu’il dénonce entre la présence médiatique du dirigeant du RN et son absence auprès des habitants. Amirshahi affirme avoir rencontré les commerçants et les riverains dans la matinée. « Il était où, lui ? », demande-t-il, reprochant à Bardella de venir « faire le beau » devant les caméras sans avoir soutenu ni les lycéens mobilisés ni les commerçants dévalisés.

Le député dénonce une stratégie visant à dresser « une France contre l’autre » et interpelle également les médias sur la tribune qu’ils lui offrent. Selon lui, Jordan Bardella fait des tensions son « fonds de commerce » : « Il ne s’occupe ni des uns ni des autres. Il s’en fout. » Pouria Amirshahi attaque également le dirigeant du RN sur les fonds européens, en l’accusant directement : « La seule chose qu’il a sur ses épaules et sa responsabilité, c’est qu’avec ses amis, il a détourné 4 millions et demi d’euros à l’Union européenne et qu’on attend toujours le remboursement. »

Interrogé sur les accusations de responsabilité dans les violences que lui adresse Bardella, le député réplique : « Il est totalement illégitime à porter des accusations, ne serait-ce que d’honnêteté et d’intégrité. Ce type et ses amis sont des voleurs. »

Amirshahi défend ensuite son action sur le terrain. Il rappelle avoir appelé à porter des brassards et des écharpes blanches pour protéger les jeunes manifestants, qu’il affirme avoir été malmenés. « Moi, je fais mon boulot, pas lui. C’est un usurpateur. C’est un scandale ce qu’il fait. » Son intervention se termine par une mise en garde à l’approche de la présidentielle de 2027. Accusant Bardella et ses proches de « se frotter les mains de ces violences comme si leur heure arrivait », il avertit : « En 2027, il faudra que personne n’ait de regrets », avant de conclure : « Ça peut faire très, très mal. »

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