Un juge fédéral du Minnesota a rendu une décision majeure en faveur des droits religieux des femmes musulmanes incarcérées. Le tribunal a estimé que le Bureau fédéral des prisons (BOP) avait violé la loi sur la liberté religieuse (RFRA) en obligeant une détenue, Muna Jama, à poser sans hijab pour ses photos d’identification. L’ordonnance impose désormais la destruction de toutes les photos prises sans son voile. Les organisations CAIR et Golden Law saluent une victoire importante, affirmant que cette décision renforce la protection de la liberté religieuse et pourrait entraîner des changements de politiques dans les établissements pénitentiaires à l’échelle nationale.
Le Council on American-Islamic Relations (CAIR) est la plus grande organisation de défense des droits civiques des musulmans aux États-Unis, tandis que Golden Law est un cabinet d’avocats spécialisé dans la défense juridique, notamment en matière de droits constitutionnels et de libertés religieuses. L’affaire, portée depuis 2023, mettait en lumière une pratique contestée : l’obligation pour certaines détenues de retirer leur hijab pour les photos officielles, alors même que d’autres institutions autorisent des clichés respectant les convictions religieuses. Selon le tribunal, cette exigence constituait une atteinte substantielle à la liberté de religion, sans justification suffisante en matière de sécurité.
Pour Muna Jama, cette décision marque un tournant personnel et symbolique. Elle a exprimé son soulagement après des années à voir son image sans voile utilisée dans l’établissement pénitentiaire. Les défenseurs des droits civiques espèrent désormais que ce jugement servira de précédent pour mieux protéger les pratiques religieuses des personnes incarcérées aux États-Unis.



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