Tuesday 13 May 2008

La conférence de Téhéran et les Faurisson pro-israéliens

Par Bruno Guigue
mercredi 20 décembre 2006

La conférence sur le génocide hitlérien organisée par Téhéran a provoqué, comme il fallait s’y attendre, une avalanche de protestations indignées. Opération médiatique, cette initiative provocatrice visait, de toute évidence, à orchestrer une surenchère symbolique. Dans l’affrontement verbal avec l’Occident, le régime iranien s’en est pris à l’un de ses principaux tabous. Et après la crise des caricatures, il a infligé aux Occidentaux les rigueurs de la loi du talion : « vous insultez ce qu’il y a de plus sacré pour nous, alors ne vous étonnez pas si nous faisons de même ».

La cible privilégiée de cette offensive symbolique, évidemment, n’a pas été choisie au hasard. La brutalité de la répression israélienne nourrit quotidiennement le rejet d’Israël au sein du monde arabe et musulman. Mais surtout, l’impunité dont l’occupant bénéficie grâce à la complicité occidentale accrédite l’idée que le remords de l’holocauste équivaut à un blanc-seing. « Aujourd’hui l’Holocauste est devenu une idole pour les grandes puissances, un prétexte pour agresser et menacer les pays de la région », résume Mahmoud Ahmadinejad.

Comment pourrait-on le nier ? La mémoire de la Shoah est devenue, entre les mains d’Israël et de ses alliés, une arme redoutable d’intimidation massive. Elle persuade les Israéliens que la violence qu’ils exercent contre les autres n’est entachée d’aucun opprobre. Elle tétanise toute velléité d’opposition à la politique israélienne au sein du monde occidental. Elle range derechef, du côté du Bien absolu, un Etat juif né en réparation d’un Mal absolu.

C’est cette construction idéologique que l’initiative iranienne a voulu mettre à nu. Comme l’ont souligné ses promoteurs, la conférence visait moins la réalité historique de la Shoah que son usage symbolique au profit d’Israël. Peu importe si le génocide hitlérien a eu lieu sous la forme accréditée par l’histoire officielle. Mais l’événement a fourni une puissante justification morale à l’entreprise sioniste. Soustraite au registre de l’histoire profane, la Shoah a fait de l’Etat juif une entité métaphysique.

La mémoire de cette effroyable tragédie a créé au profit d’Israël un cordon sanitaire infranchissable. Artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine arabe, Israël est devenu un sanctuaire inviolable, l’éclatant symbole d’une domination légitime, renvoyant ainsi à l’Occident tout entier le reflet narcissique de sa propre supériorité. Au spectacle des conquêtes israéliennes, l’homme occidental est doublement rassuré sur son propre compte : il soulage sa conscience morale taraudée par l’Holocauste, en même temps qu’il tire fierté d’une suprématie qui est celle de la civilisation sur la barbarie.

Naturellement, il était absurde de convoquer un Robert Faurisson à l’appui de cette analyse. Moralement douteux, ce flirt avec le charlatan de Lyon est aussi une erreur politique. En jetant le doute sur l’existence des chambres à gaz, la fable négationniste finit par jeter le doute sur le doute lui-même. Ne reste plus, alors, qu’un champ dévasté où le réel s’évanouit et les mots ne veulent plus rien dire. Qui empêchera d’autres négationnistes, demain, de nier l’existence des 10 000 prisonniers arabes croupissant dans les camps israéliens ?

Habilement soulignée par les médias dominants, cette ambiguïté de la conférence iranienne n’en épuise pas la signification. Mais il est clair que la cause palestinienne n’a rien à y gagner. Cette confusion des genres n’affecte guère sa légitimité, mais elle en brouille singulièrement le message. En un mot, il n’est nul besoin d’accréditer la thèse négationniste pour saper la légitimité d’un Etat qui drape son propre fascisme dans la tenue rayée des déportés.

Outre la question du négationnisme, l’autre question posée par l’initiative de Téhéran est celle de l’antisionisme. Peut-on aujourd’hui prophétiser la disparition de l’Etat d’Israël ? La radicalité du message n’a-t-elle pas un caractère incantatoire ? Faisant fi de ces interrogations, le commentaire dominant utilise exclusivement le registre moral. En jetant l’anathème sur le président iranien, il évacue opportunément la question essentielle : pourquoi Israël est-il le seul Etat dont l’existence, justement, pose problème ?

A cette question, on connaît par coeur la réponse officielle. Théorisée par les intellectuels ayant pignon sur rue, elle tient en un mot : antisémitisme. Mot sésame, mot magique, il dit tout, il condense en un éclair les affres du monde moderne. A peine proféré, il impose la circonspection et paralyse la pensée critique. Brandi comme une menace, il enjoint au silence, comme si quelque chose de terrifiant et de sacré était en jeu, condamnant chacun à surveiller ses propos de crainte de blasphémer.

Car pour l’idéologie dominante, le refus d’Israël n’a rien de politique, c’est tout simplement une maladie de l’esprit. Masqué sous les oripeaux de l’antisionisme, c’est une forme avérée de sida mental. A proprement parler, il n’y a pas d’antisionistes, mais seulement des antisémites haineux et retors, perpétuellement à l’affût du juif. Grand prêtre de cette nouvelle inquisition, Alain Finkielkraut les voit partout, ces antisémites, il les traque sans relâche, il les bombarde d’anathèmes. A l’instar de BHL, il amasse les royalties d’une notoriété exclusivement fondée sur cette paranoïa auto-entretenue à coups de truismes pontifiants.

Antisémites, les familles palestiniennes de Gaza réduites en cendres par les obus de Tsahal ? Les Faurisson pro-israéliens voudraient que le monde entier s’en persuade. Comme dit l’historien israélien Zeev Sternhell, il est tellement plus facile de dénoncer les antisémites que de se demander comment réagiraient les Israéliens s’ils subissaient, à leur tour, une occupation militaire depuis 40 ans. Ces chars frappés de l’étoile de David, envoyés en terre arabe pour faire régner la terreur au nom de l’Etat juif, ne sont-ils pour rien dans le rejet d’Israël ?

Hors des cercles du parisianisme intellectuel, la disqualification de l’antisionisme par amalgame avec l’antisémitisme, en vérité, n’a aucun sens. Confrontée au monde réel, la condamnation abstraite de l’antisémitisme vire au grotesque : antisémites, les roquettes antichars du Hezbollah, antisémites, les kalachnikovs du Hamas ? L’Etat d’Israël se proclamant un « Etat juif », le combattre fait de vous, aussitôt, un vulgaire antisémite.

Mais que la bande de Gaza soit transformée par Israël en Oradour-sur-Méditerranée ne heurte pas le sens moral des commentateurs occidentaux. Et l’entrée au gouvernement israélien d’un fasciste moldave n’empêche guère les dirigeants européens de lui tirer la révérence. Il y a vingt ans déjà, le professeur Yeshayahu Leibovitz avait qualifié de « judéo-nazie » la politique israélienne. Exit Leibovitz ! Aujourd’hui on a Finkielkraut, aux yeux de qui le mot « apartheid » pour désigner l’occupation israélienne est une obscénité à connotation génocidaire.

La jactance des pourfendeurs de l’antisémitisme est un discours obsessionnel qui a pour seule fonction, de toute évidence, le déni de la réalité. Quant au principal fourrier de l’antisionisme, c’est l’Etat d’Israël lui-même. Est-il si étonnant, d’ailleurs, que le rejet de l’entreprise sioniste prenne désormais un tour radical ? « Lorsque j’ai dit qu’Israël va disparaître, j’ai exprimé ce que les peuples avaient dans le cœur », confesse le président iranien. A qui la faute ? En refusant l’échange de la paix contre les territoires, Israël s’expose délibérément à une guerre interminable.

Obstiné, il instruit à charge son propre procès. Il nie catégoriquement le droit au retour des réfugiés. Il a fait de Jérusalem réunifiée sa capitale éternelle. Il a déclaré irréversible l’implantation des principaux blocs de colonies en Cisjordanie. Il vient de proclamer que l’annexion du Golan syrien, elle aussi, était définitive. Autrement dit, il n’y a plus rien à négocier. Et il faudrait que le monde arabe cesse d’être antisioniste, et renonce à la lutte contre un Etat qui prospère sur sa dépossession …

Dérisoires, les faurissonneries des uns et des autres masquent à peine une réalité qui se laisse voir aux check-points de Cisjordanie, au spectacle du Liban dévasté, dans l’immense bidonville de Gaza : le cœur du monde arabe victime d’un terrorisme d’Etat auquel les puissances occidentales tressent des lauriers, par expiation secrète d’un crime de masse commis il y a soixante ans. Si la conférence de Téhéran a au moins une vertu, c’est de rappeler au souvenir d’un Occident amnésique cette formidable aberration historique.

Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par Desiderius - le 21 décembre 2006

En réponse à Salem, je me permets de douter des priorités des états arabes. Quand on va dans les territoires, il faut chercher longtemps pour voir la moindre trace d’investissements arabes ! Et qu’on ne me dise pas que c’est à cause d’Israel ! Quand on regarde les investissements des pays arabes, on reste sur sa faim quand on songe à la cause palestinienne ! Les états arabes se moquent bien du sort des palestiniens (songez à la honte des autorités palestiniennes qui doivent aller faire la quête dans les pays "frères" comme récemment Haniyé) et ne pensent qu’aux maintient de leurs avantages et de leur pouvoir !

Paix sur vous tous !

Desiderius

le 21 décembre 2006

Vous n’avez, semble-t-il, pas compris le propos de Mr. Guigue : il n’a jamais accusé Israël d’être la cause de tous les malheurs des pays arabes. Ce qu’il dit effectivement, c’est que la politique israëlienne à l’endroit des palestiniens (occupation, check-points, répression et autres pratiques indignes de « la seule démocratie de la région » !) sert d’alibi aux dirigeants arabes corrompus pour conserver un semblant de légitimité auprès des masses populaires. La question palestinienne leur sert en quelque sorte de soupape de sécurité : en dirigeant les frustrations de la "Rue Arabe" vers le Proche-Orient, ils minimisent le risque de soulèvement de celle-ci contre eux-mêmes. C’est là la véritable idée exprimée par Mr. Guigue : de par la façon dont il se comporte à l’égard des Palestiniens, Israël offre du pain béni aux dictateurs arabes en mal de crédibilité.

Par ailleurs, la question de savoir si les palestiniens sont bien traités dans les prisons israëliennes est hors-sujet : la plupart n’ont rien à y faire ! Tsahal a procédé à l’enlèvement de membres du gouvernement paletinien qui eux n’étaient pas des « pourris » : ils ont été élus selon des processus démocratiques par le peuple palestinien ! Vous - qui êtes si soucieux de « l’avancée démocratique » dans le monde arabe ! - n’êtes pas censé l’ignorer...

Yassine

Par salem - le 21 décembre 2006

Réponse à residérius

Dire que l’état d’israel n’a rien avoir avec les problèmes du moyen orient est faux car les dirigeants arabes utilisent cette carte pour maintenir la pression sur leur population, au lieu d’utiliser l’économie au service de la société civile pour l’éducation le travail... L’argent est investi pour se défendre contre Israel.Donc si on a plus israel alors on a plus de Paix.

le 21 décembre 2006
Texte très intéressant mais de la même manière que vous parlez de paranoïa de certains philosophes juifs sur l’antisémitisme, n’êtes-vous pas non plus paranoïaque quand vous parlez tout le temps de désinformation de nos medias ? çà aussi c’est de la parano, tous les medias, tous les journalistes ne sont pas là pour désinformer. N’en déplaise à vous tous, cette conférence était tenue surtout pour essayer de nier l’holocauste juif et non pour apporter la paix au proche orient. Tout comme l’état palestinien doit exister, l’état d’Isarël a aussi le droit d’exister. Nier l’existence d’Israël, c’esr faire jeu égal avec les personnes qui nient l’existence d’un état palestinien.
Par Desiderius - le 21 décembre 2006

Ce qui est attristant dans cet article, c’est avant tout l’aveuglement et le désir furieux de redire encore et encore les mêmes âneries sous prétexte de soutenir le monde arabe et la libération de la Palestine. Tout d’abord, sans aucun doute possible, l’Etat d’Israel est une puissance d’occupation illégale : je ne saurai discuter ce point. Mais surtout, l’ensemble des pays arabes y compris les Palestiniens sont agis par les mouvements et les dirigeants les plus stupides de tous l’univers. Monsieur Guigue, vous devez connaître les pays dont vous parlez et il ne vous aura pas échapper qu’il y a plus de 60 km entre la vie à Tel Aviv et la vie à Gaza ! Qui dénonce assez l’invraissemblable incurie (dès 1994 après les accords d’Oslo) des administrations palestiniennes. Je me souviens alors des villas des "tunisiens" comme les palestiniens les appelaient qui fleurissaient un peu partout en Cisjordanie. Je me souviens surtout que l’extraordinaire civilisation arabe et même son souvenir avaient disparu de Palestine pour faire place au règne de l’argent et à l’écrasement des frères les plus pauvres. Qui ose dénoncer la conduite ignoble de nombreux petits chefs palestiniens qui spolient sans aucune honte le peuple palestinien ? Les membres du FPLP qui tentent de parler de justice sociale au sein de la société palestinienne n’ont vraiment pas la cote, je vous prie de la croire ! L’occupation israelienne ne serait plus qu’un souvenir si les palestiniens et les arabes n’étaient embourbés dans un système de corruption généralisée où l’usage obsessionnel de l’islam le plus idiot, le plus minimaliste intellectuellement et maximaliste quant aux pratiques est de rigueur. Il faut oser dire que les masses arabes sont surtout des masses pauvres et que c’est ça l’horreur et que les dirigeants arabes n’ont besoin que d’eux-mêmes et de leur appétit du pouvoir et du gain pour faire le malheur de leurs peuples ! Qui rend les villes arabes sales et polluées ? L’occupation de la Palestine par Israel ou l’incurie des responsables ? Qui maintient les populations dans la pauvreté, les jeunes diplômés dans la non reconnaissance de leurs capacités et, là encore, dans la pauvreté ? Qui dénie la liberté personnelle, politique, sociale et religieuse, aux polpulations arabes ? A chaque fois, les dirigeants arabes qui sont les plus grands persecuteurs de la nation arabe, loin devant Israel ! Monsieur Guigue ne fait que servir la soupe aux dirigeants arabes et enflammer les populations avec la question palestinienne et le grand méchant Israel : c’est triste ! Et puis, dernière remarque : si Israel maintient en détention de trop nombreux palestiniens, pour la plus part parmi les plus pauvres, ces détenus ne sont pas mal traités ! La détention est une maltraitance mais, dans les degrés de la maltraitance, demandez à un palestinien du Hamas ou du Jihad qui a été détenu à Jénine ou Naplouse dans une prison palestinienne l’endroit où il a été le plus repspecté : la response promet d’être dérangeante aux yeux de Monsieur Guigue et de bien d’autres ! Je veux terminer en appelant tous les palestiniens mais aussi aussi tous les arabes à se reprendre et à se libérer de l’oppression dans laquelle ils sont maintenus !

Que la paix vienne enfin !

Desiderius

Par farid - le 20 décembre 2006

J’en entends parler de reconnaissance d’Israel. Soit, mais quel Israel ? Quelles frontières ? L’Israel "état juif", sous entendu pas de droit au retour des réfugiés palestiniens chassés de leurs villages ? L’Israel de 48 de 67 ou celui qui occupe l’ensemble de la palestine occupée lui imposant un blocus et déclarant Jérusalem capitale indivisible et eternelle de "l’etat juif" ? Faites attention à ce que vous dites svp et ne répetez donc pas les aneries que l’on entend a longueur de journées dans les médias.

Fabe37

Par albanang - le 20 décembre 2006
Problématiser le fait colonial israelien à l’aune de la "question juive" traversant l’histoire de l’Europe chrétienne est le piège dans lequel tombent certains dirigeants iraniens ainsi que quelques prétendus "antisionistes" autoproclamés en France qui, -est-ce une coïncidence ?- bénéficient d’une certaine notoriété médiatique (pas seulement quand ils vont à la messe du FN) : épouvantails qui permettent ainsi de faire l’amalgame entre antisionisme et judéophobie, pour le plus grand bénéfice des Finkielkraut et autres Adler... Nier la réalité du judéocide commis par les nazis (et les autres fascistes européens, y compris n’oublions jamais ! français -miliciens, etc...-) est une abomination sans nom. La véritable question est l’instrumentalisation de ce judéocide par le colonialisme juif en Palestine pour conforter son entreprise de prédation sur ce pays, s’accompagnant de la négation des droits de ses habitants ; il faut rappeler que le projet sioniste est bien antérieur à la mise en oeuvre industrielle de l’extermination des juifs d’Europe par les nazis ... Ce n’est pas le judéocide qui doit être objet de débat, mais bien son instrumentalisation, ce que Norman Finkelstein appelle "l’industrie de l’Holocauste". En d’autres termes, si les premières victimes du sionisme sont les peuples levantins (palestinien, libanais, syrien...), victimes directes depuis 3/4 de siècle, il ne faudrait pas oublier que le sionisme est aussi l’ennemi de ceux qui se reconnaissent (suivant des modalités diverses) dans la judaïté, en leur assignant comme seule perspective d’assumer (au nom de la survie !) un statut éternel d’oppresseur, et en annihilant la diversité et la richesse des cultures juives.
Par Philippe Errembault - le 20 décembre 2006

Article très intéressant... un des meilleurs que j’aies lu, je n’ai qu’un reproche à lui faire - comme à tous les autres :

Je n’ai encore lu aucun article qui reconnaissait le point suivant : Sans juger de la valeur ou non d’une telle conférence, je trouve que dénier à l’Iran le droit moral de la tenir, c’est encore une fois vouloir imposer aux autres l’impérialisme de nos vérités occidentales. Je trouve que cette réaction va dans le sens d’un mépris total du droit des autres à la réflexion, et au même titre que nos législations qui imposent la bonne manière de penser, elle est inacceptable.

Ne perdons pas de vue qu’imposer la vérité par la loi et par le refus du droit d’en discuter, c’est un peu discréditer cette vérité, c’est suggérer qu’elle n’est pas suffisement forte pour tenir debout toute seule ! Et quand les dirigeants eux mêmes ce sont discrédités par leurs mensonge, tout ce discrédit rejaillit sur l’idée.

À la différence de notre presse qui nous désinforme et de nos dirigeants qui tentent par tous les coups bas de le discréditer, je n’ai jamais pris M. Ahmadinejad en flagrant délit de mensonge. Bien sûr, c’est peut-être de la naïveté de ma part, mais je ne peux me départir de l’idée qu’il est là, dans une position extraordinairement forte.

Par KOHL - le 20 décembre 2006

Voilà une argumentation fort bien construite et très convainquante. Cependant elle est fortement marquée par un parti-pris pro-palestinien, ce qui est le droit le plus strict de l’auteur. Dans un souci d’objectivité (toujours difficile), et surtout dans le désir de faire progresser les choses, il est nécessaire de considérer qu’au delà des considérations politiciennes il existe sur cette terre DEUX PEUPLES, qui aspirent l’un comme l’autre à la PAIX.

Il serait bon de faire l’inventaire de toutes les tentatives, de tous les protocoles qui dans le passé tendaient vers ce but, ainsi que les circonstances qui ont empêché leur aboutissement. Il deviendrait peut-être alors possible d’éviter les erreurs passées.

le 20 décembre 2006
Bien vu Mr. GUIGUE !!!
Par Chrisse - le 20 décembre 2006
Pertinent est le seul mot qui me vient à l’esprit
Par chaib - le 20 décembre 2006
Salam voici un texte des plus juste et surtout ou la raison domine un aveuglement qui est légion actuellement.
le 20 décembre 2006

Bonjour,

Merci pour ce texte équilibré qui focalise sur la véritable cause de la pathologie du moyen orient. Pour moi francais de confesion musulmane d’origine maghrebine reconnaitre l’état d’Israel et son droit à la sécurité ne me pose aucun probleme je suis pour son existence et pour sa sécurité. Il en est de même pour le respect de la mémoire de la Shoa. Mais je dis non à l’opression qu’elle fait subir à ses voisin et au chantage de l’antismétisme.

Farid

Par Hafid - le 20 décembre 2006
Voila une texte bien écrit et ficelé par la raison. Il reflète une part des idées que j´ai exprimé dans mon commentaire a l´article de Belkaid et qui ont été malheuresement censurées par l´administrateur de ce site.
Par Hohnston - le 20 décembre 2006
Un texte de référence, une vérité bien dite !
Par Jean-Marc - le 20 décembre 2006
Excellent Bruno Guigue, juste et équilibré avec une anlyse des plus rigoureuses.
Par karim - le 20 décembre 2006
Tres bel exposé ! sachez que meme si le colonialisme physique a disparu , il a laissé place au colonialisme mentale avec comme pretexte l’holocauste et le sois disant terrorisme musulman !!!!

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