Samedi 26 mai 2012
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Iran : la victoire des « défavorisés »

A l’instar d’une grande partie du monde musulman, particulièrement celle du monde arabe, la jeunesse de Téhéran vit selon l’expression de Marc Côte, "dans un espace retourné vers l’Occident" . Contrairement donc à l’univers arabe, le modèle pour le peuple iranien ne résidait pas dans sa jeunesse huppée et ses aspirations à la modernité, mais dans l’Iran profond et sa culture musulmane.

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Ce mois de juin a été marqué par deux discours et deux rendez-vous électoraux des plus importants dont les conséquences sont en mesure de dessiner l’orientation sur le devenir du monde concernant le problème central de notre époque : dialogue ou conflit des civilisations ? Le lieu géographique de l’ensemble de ces évènements est l’Orient, et au cœur de ces évènements le rapport Islam-Occident dont le conflit israélo-palestinien est la traduction la plus parlante.

Le premier événement a été le discours-programme d’Obama au Caire, lieu symbolique, berceau des civilisations, du brassage religieux et de la symbiose entre tradition et modernité. S’adressant aux musulmans, le président américain a évoqué la portée spirituelle, le message de paix de l’Islam et l’apport de cette civilisation à la culture mondiale, en signalant que les musulmans d’aujourd’hui se sont écartés de l’esprit de ce message. L’aspect culturel de son discours visait une finalité politique dont l’idée centrale est la réconciliation des musulmans avec l’Islam, réconciliation ayant pour modèle politique les pays modérés, en l’occurrence l’Egypte, et la non-violence comme philosophie de lutte, jalons d’une refondation de la relation de l’Amérique avec les pays musulmans.

Cette philosophie réduit le conflit israélo-palestinien à un conflit de droits civiques et fait l’impasse sur sa nature coloniale. Ce conflit, d’essence coloniale, dépasse ses seuls protagonistes (Israéliens et Palestiniens) pour jeter la lumière sur le rapport qui l’englobe : Occident-Islam. La portée programmatique du discours d’Obama au Caire visait avant tout à infléchir l’orientation des élections au Liban et en Iran, une orientation qui s’avérerait en conformité avec la stratégie américaine dans la région. Le discours d’Obama dirigé essentiellement aux musulmans, à une semaine près des élections libanaise et iranienne voulait peser de tout son poids pour faire chuter l’opposition libanaise, avec le Hizbollah à sa tête et le triomphe des réformistes en Iran.

Avec l’aide des pays arabes « modérés », l’argent de l’Arabie Saoudite, un mode électoral archaïque et une pression internationale sans précédent, le but a été atteint au Liban. Par sa configuration ethnique et sa constitution historique, le Liban est sensible au souffle de l’Occident. Le Hizbollah, par la voix de son leader Hassan Nassrallah, acceptant la voie de la légalité, en se soumettant à la volonté populaire incarnée par les urnes prouve que l’esprit démocratique et l’esprit politique du Hizbollah ont pour seul axiome qu’aucune volonté ne peut prévaloir sur celle du choix du peuple. Beaucoup d’encre a coulé sur la force militaire du Hizbollah et sur sa capacité à imposer un ordre politique au Liban. La réalité a prouvé que celui-ci est profondément ancré dans le tissu socio-politique de ce pays et que cette force victorieuse contre Israël accepte sa juste place d’opposant dans l’échiquier politique interne.

Les mouvements islamistes réputés d’essence dictatoriale ont accepté la légalité des urnes en reconnaissant leur défaite et en gardant toute leur confiance dans l’administration de leur pays qu’ils projetaient de gouverner. Le scénario libanais ne s’est pas produit en Iran. Et cela était déjà prévisible. Ahmadinejad était le candidat favori, et tout le destinait à un deuxième mandat. L’important était de transformer sa victoire certaine en un véritable procès du régime. Bien avant les élections, l’idée d’une victoire probable d’Ahmadinejad ne pouvait être que le produit d’un bourrage des urnes. Une campagne médiatique soigneusement orchestrée donnait l’impression que Téhéran était plus proche de l’Occident qu’elle ne l’était de sa révolution et de ses dirigeants.

Nous ne faisons nullement l’impasse sur la dynamique sociale de la société iranienne dont une partie, principalement la jeunesse des villes, aspire à un changement, et elle n’est pas des moindres car elle a représenté 33% des suffrages exprimés. Mais cette dynamique ne peut faire l’économie d’une autre vérité : l’Iran ne se réduit pas à une partie de la jeunesse de Téhéran. Les élections iraniennes, contrairement à ce qui se dit ici et là, principalement sur l’échec et la condamnation de la république islamique, s’inscrivent dans l’esprit de la révolution de 1979, car elles signent la victoire définitive des « pieds-nus ».

Ceux qui ont voté pour Ahmadinejad n’ont pas accès à Internet, ne se projettent pas dans la vie des stars, n’ont pas des portables multifonctions, ne portent pas de brassards, ne souffrent pas d’un manque de liberté, mais d’un manque de justice sociale. Ils n’ont pas l’esprit tourné vers l’Occident, mais vers ce fils du peuple et cette révolution qui a fait d’un fils de forgeron le serviteur d’un peuple, un peuple déterminé à transformer l’histoire du monde.

La réélection d’Ahmadinejad s’inscrit donc dans la fidélité de la révolution islamique de 1979. Les fils des « pieds-nus » de 1979 veulent poursuivre les idéaux de leurs pères. Ce qui manquait aux iraniens et au monde au temps du Chah, ce n’était pas l’idée de liberté, mais celle de la justice. Au nom des Lumières et de la philosophie libérale, l’Occident a fait sombrer le monde durant plus de 3 siècles (l’esclavage et la colonisation) dans un océan d’injustice. La victoire d’Ahmadinejad est la victoire du peuple. Le triomphe définitive de la Révolution islamique. De la souveraineté populaire. De l’idée de la justice.

A l’instar d’une grande partie du monde musulman, particulièrement celle du monde arabe, la jeunesse de Téhéran vit selon l’expression de Marc Côte, dans un espace retourné vers l’Occident (1). Contrairement donc à l’univers arabe, le modèle pour le peuple iranien ne résidait pas dans sa jeunesse huppée et ses aspirations à la modernité, mais dans l’Iran profond et sa culture musulmane. Ce qui est reproché à Ahmadinejad se situe plus dans sa condition sociale et ce qu’elle porte comme promesse de lutte contre la corruption, que dans ses choix politiques.

C’est sous le règne de Khatami, le promoteur de l’idée du dialogue des civilisations, que l’Iran a été étiqueté comme étant le centre de l’axe du mal. C’est la détermination d’Ahmadinejad dans sa confrontation avec l’ordre injuste du monde qui a accru sa popularité en donnant aux Iraniens le sentiment qu’ils doivent traduire leur puissance en mission pour un monde plus juste.

Ahmadinejad était presque un inconnu en 2005. En tant que tel, il a gagné les élections présidentielles contre Khatami. Rafsandjani repoussé aux élections législatives et présidentielles ne lui restait que ses intérêts à défendre. Comment expliquer alors l’alliance de l’ensemble des candidats à la présidentielle et du camp réformiste contre la personne d’Ahmadinajad ? L’Iran nous a habitué depuis 1979 à des élections honnêtes, l’administration a fait preuve tout au long des élections qu’a connu l’Iran qu’elle n’était jamais au service du gouvernement mais au service du peuple.

Ahmadinajad a toujours exercé ses fonctions politiques en jouissant de la légitimité populaire. Peut-on admettre qu’un homme, face aux défis qui attendent l’Iran, puisse continuer à se considérer comme le serviteur du peuple en sachant qu’il lui a volé sa victoire ? Peut-on réduire l’administration iranienne à une administration d’un pays arabe proche (l’Egypte) ou lointain (l’Algérie), qui lui, sans l’ombre d’un doute, a toujours fait et défait des élections pour le plaisir du Prince avec la bénédiction des capitales occidentales ?

La vieille garde, la noblesse du régime en quelque sorte refuse, d’admettre qu’un fils de forgeron, le peuple tout court, les pieds-nus, les représente. Le peuple a besoin d’être représenté et n’accède à la conscience de lui-même que sous l’égide d’une élite éclairée. Pour ce courant de pensée et son relais en Occident, avec Ahmadinejad et le guide de la révolution islamique, l’Iran est condamné à l’échec.

Dans cette opposition, se dessine également l’orientation philosophique assignée à la Révolution. Les réformistes, en créant l’illusion d’une victoire des élections, puisqu’ils l’ont gagné sur le plan médiatique en jetant ensuite le discrédit sur le régime (le résultat n’étant pas en leur faveur), veulent se réapproprier la Révolution, l’embourgeoiser et la confiner dans le cadre de l’Etat-nation. Iraniser la Révolution islamique et faire de l’Iran l’alpha et l’oméga de l’action politique.

Cette tentative d’embourgeoiser la Révolution a comme toile de fond l’esprit de la Révolution française. Cette tendance était présente au sein du mouvement révolutionnaire, mais reléguée à l’arrière-plan par la stature de Khomeiny et le souffle de la spiritualité politique de la Révolution. Cette occidentalisation contre laquelle s’est soulevé le peuple iranien en 1979 a fini par gagner une frange de sa population par le biais de la globalisation.

L’occidentalisation du monde durant les deux derniers siècles allait de paire avec la modernité. La modernité dans le monde musulman a donné naissance à une domination de l’Etat contre la société se transformant ainsi en obstacle majeur à l’émancipation du peuple et à l’avènement de la démocratie. La modernité politique dans le monde musulman s’est avérée antipopulaire dans sa pratique. Traité comme un serf, il ne reste au peuple qu’à choisir entre résignation, servitude, l’exil, le suicide ou la folie meurtrière.

C’est cette équation occidentalisation-modernité que l’Iran rejette et refuse. La victoire d’Ahmadinajd signe la victoire définitive de l’avènement de la spiritualité politique(2) comme facteur déterminant de la globalisation. Elle constitue ainsi l’accomplissement de la Révolution islamique de 1979. C’est contre la modernité politique que s’insurge l’islam politique. Si « l’islam politique est incapable de répondre au défi de la modernité politique (3) » c’est parce qu’il en est la négation. La modernité politique comprise comme sécularisation du politique et la séparation des sphères engendre inéluctablement l’exclusion du peuple comme acteur politique en érigeant une minorité occidentalisée, dominatrice et arrogante, en avant-garde prédatrice des richesses de la nation.

La globalisation est un coup de marteau asséné au couple occidentalisation-modernité. La victoire des « pieds-nus »aux élections iraniennes a pour tâche philosophique de libérer le monde de l’emprise idéologique de la modernité politique. La globalisation, par l’élection d’Ahmadinajad, est une sortie définitive de la théorie philosophique de l’histoire comprise comme le devenir monde de l’Occident.

Le monde, aujourd’hui plus que jamais, souffre d’un manque criant de justice. Le monde a besoin de l’Iran. L’Iran d’Ahmadinajad. Il apporte aux déshérités du monde la voix qui leur manque. Sa réélection marque le basculement du monde et son déplacement vers un horizon social où la justice est le bien suprême. La liberté telle qu’elle s’est déployée dans la philosophie occidentale a fini par l’ensauvagement du monde. Le dernier évènement en date est le discours de Netanyahou. C’est la mise à nu du visage occidental : plein de suffisance, dominateur et arrogant.

Il a pu réconcilier les deux camps politiques adverses dans le monde arabe. L’Occident n’a émis aucune critique à l’endroit de son discours. La réaction de l’Occident et du monde arabe au discours de Netanyahou déplace le conflit israélo-palestinien de conflit régional, politique, vers sa vraie nature : Occident-Orient. A l’image de la Grèce antique, deux vérités se font face. Le conflit ne fait place à aucune relève philosophique. La scène est tragique.

La modernité politique a sévi pendant des siècles en donnant crédo à la citation de Pascal : « Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. » Un des représentants de cette doxa, en l’occurrence Alexandre Adler, dans la présentation de son livre Le monde est un enfant qui joue, le mercredi 17 juin à la librairie Kleber à Strasbourg, a interrompu mon intervention en me refusant de poursuivre mon idée. Après l’avoir écouté pendant une heure trente minutes, il n’a pas daigné m’accorder deux minutes. Il a suffi qu’il entende que les élections iraniennes représentaient la victoire des « pieds-nus » pour que la sentence tombe : je n’avais plus le droit à la parole.

La modernité politique là où elle s’est manifestée n’a jamais admis que le règne de sa vérité. Hier Gaza, aujourd’hui l’Iran : le même scénario se répète. L’univers orwelien étale son emprise sur la scène médiatique. Ayant pour objet d’étude la réalité occidentale, 1984 d’Orwell s’applique sur la conception de la vérité dans la pensée occidentale. Soit dans sa forme marxiste, soit dans sa forme libérale, le totalitarisme est consubstantiel à la vérité occidentale. Les partisans de la modernité politique se sont toujours opposés, soit par des putschs, soit par des élections fabriquées, soit par l’arrêt du processus électoral, à la souveraineté populaire. L’Iran n’est ni à l’image de l’Ukraine, ni à celle d’un pays arabe et ni à celle de l’Iran de 1953.

Le temps est venu pour l’Occident d’apprendre à considérer sa vérité comme étant le produit de son histoire. Et l’histoire de l’Occident n’est pas celle du monde. La victoire d’Ahmadinejad a pour visée philosophique l’avènement d’une autre vérité sur la scène du monde. Ce qu’Alexandre Adler ne m’a permis de dire à Strasbourg, Oumma me permet de l’écrire.

Notes :

(1) Marc Côte, l’Algérie ou l’espace retourné, Flammarion, 1988

(2)Je renvoie le lecteur à mon article : « l’Iran, une menace ? La leçon de Foucault », Oumma, 11et 24 mars 2009

(3) Yann Richard, « La république islamique s’est condamnée à l’échec », le monde, 17/06/ 2009

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Commentaires

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Votre article est une démonstration hallucinante qu’il n’y a rien de plus pernicieux que l’alliance entre un fondamentalisme hypocrite et un post-modernisme relativisant. Est-ce au nom de cette soi-disant « spiritualité politique » que les manifestants de Téhéran ont été massacrés en criant leur révolte contre un régime en banqueroute idéologique et dont la rhétorique de justice sociale peine à masquer les incohérences et la brutalité. Si on assistait simplement à une confrontation entre un petit groupe de modernistes embourgeoisés et manipulés par l’Occident et une majorité pieuse comment expliquer les critiques du régime qui émanent d’autorité religieuse comme l’Ayatollah Montazeri ? Qui peut encore dire que Khamenei est autre chose qu’un politicien et un dictateur qui fait honte à la tradition du Prophète et des Saints Imams. Votre « spiritualité politique » n’est rien de plus aujourd’hui qu’une théocratie fascisante.

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Excellent article comme je les aime ; tout est dit ; rien à y ajouter . Bravo Monsieur Mahmoud Seanadji ! Maintenant on va voir qu’est ce qu’il va nous sortir notre amuseur Réno et sa bande d’ignares !!!

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essalamu alaikum.

BrakaALlahu fiik ya Mahmoud :
"L’occidentalisation du monde durant les deux derniers siècles allait de paire avec la modernité. La modernité dans le monde musulman a donné naissance à une domination de l’Etat contre la société se transformant ainsi en obstacle majeur à l’émancipation du peuple et à l’avènement de la démocratie. La modernité politique dans le monde musulman s’est avérée antipopulaire dans sa pratique. Traité comme un serf, il ne reste au peuple qu’à choisir entre résignation, servitude, l’exil, le suicide ou la folie meurtrière."

Voilà concentrée en quelque phrases la conclusion simple de toutes les analyses politico-historiques faites sur le monde musulman en général et sur le monde arabe en particulier. Ce constat des faits éclaire les paradoxes dans lesquels les musulmans se débattent depuis des siècles. Et je dirais depuis le nettoyage ethnique de l’Andalousie musulmane qui fut un prélude à ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux.

Ce qui fait la force d’un génie c’est qu’il est capable de voir l’eau dans laquelle nous baignons.

Allah yar7am elwalidiin ! Merci pour cet article plein de discernement et de vision historique (ru’ya). Allah yazidnaa wa yazidek 3ilm. Amiin.

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Il y’a une contradiction flagrante dans le discours de monsieur Senadji.
Il dit que ceux qui ont voté Ahmadinejad, n’ont pas accés à Internet, ne possedent pas de portables multifonctions..., Il dit par la suite que la victoire d’Ahmadinjad scelle définitivement l’esprit de la révoltion islamique.
Espérons qu’il réussisse économiquement et que tous finalement auront accés à internet et des portables multifonction (c’est le but du plebiscite). Revoteront-ils de nouveau pour lui ? Ou le le glas de la revolution islamique sonnera-t-il ?

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C’est vrai, la victoire d’Ahmadinajad c’est aussi la nôtre, car il est notre porte-parole, nous qui ne pouvons rien faire contre les mondialistes arrogants et violents, sauf palabrer sur le site derrière des pseudos.

Les mondialistes ont compris qu’il est susceptible de jouer le rôle d’un symbole pour les vaincus et les déshérités, c’est pourquoi ils ont déclenché cette vague de désinformation sur la prétendue fraude électorale afin de le cannibaliser. Et nous avons vu récemment les pleureuses de la république française discourir pour soutenir « les opposants de la rue » à Téhéran, leur objectif étant de catalyser une contre-révolution en Iran.

Mais il n’est pas sûr que cette réélection puisse seule remplir cette « tâche philosophique de libérer le monde de l’emprise idéologique de la modernité politique ». Cette tâche incombe à une accumulation d’expériences politiques et spirituelles, marquées par le sceau de l’honnêteté et la justice, et qui s’inscrivent dans la durée. Et il ne faut pas oublier Dieu dans cette affaire. Nous savons qu’Il peut mener l’humanité entière par le nez à sa guise. Il a déjà mis à nu la modernité politique et ses tares sont devenues visibles par tous, même pour le commun des mortels : l’hypocrisie, la justice à deux poids et deux mesures, le profit incommensurable sans produire en contrepartie, et la liste des tares visibles est longue. Mais elle n’est pas morte, cette modernité politique, elle est seulement malade, et sa mort est programmée au jour J qui reste un secret divin.

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si j’avais qques mots à dire à alexandre Adler je lui citerai mes références qui st le Hezbollah, le Hamas, Damas et Teheran de part leur immense courage et intégrité politique.

Bravo M. Ahmadinejad !!!

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Monsieur Mahmoud Senadji,
Il semblerait que vous soyez mieux informé que nous sur la situation en Iran. Alors que le régime iranien bloque depuis une semaine tous accès à l’information, renvoie les journalistes étrangers, censure l’internet, ferme les journaux, brouille les signaux des TV étrangeres, vous nous déclarez tranquillement Ahmadinejad vainqueur incontesté des élections iraniennes. Il y a juste quelques millions d’iraniens qui pensent le contraire, qui bravent la mort, les arrestations arbitraires depuis une semaine, mais ils sont sans doute manipulés par les services secrets britanniques ou israéliens...
Il est vrai que lorsqu’on vous lit, répéter toutes les deux paragraphes votre détestation de l’Occident, on peut comprendre que le résultat inverse vous déplairait.
Dois-je vous rappeler que les idées telles que la démocratie ou la laïcité, nées dans cet Occident que vous abhorrer tellement, appartiennent désormais à l’humanité toute entière et que dans votre combat pour nous imposer le grand califat, vous rencontrerez certainement une opposition qui va bien au delà du monde occidental.
Pour reprendre vos termes, le totalitarisme est consubstantiel surtout à la vérité Moyen oriental. Vous êtes algérien, n’est ce pas ? La dictature vous connaissez donc.
Laissez-moi vous souhaiter de tout cœur de pouvoir rejoindre rapidement le paradis islamique de Monsieur Ahmadinejad.
Salutations occidentales sincères

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Comme toujours, mon ami Senadji
ton article est excellent.
L’occident ne soutient pas la démocratie
ni les libertés !!! Qui se souvient d’un fameux vote en Algérie ? Et comment le choix d’un peuple fut confisqué sans que cela n’émeuve nos "démocrates borgnes"
Vous savez pourquoi ? parce que tout ce que favorise l’instabilité dans un pays arabe ou islamique est une bonne chose.

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Selon Mahmoud, les bons seraient vertueux et pauvres ; ce qui ne gâche rien.

Les Mollahs hypocrites et corrompus, que Mahmoud semble tant apprécier, savent combien la pauvreté c’est bon pour les autres mais surtout pas pour eux. héhé pas folle la bête. Eux ils préfèrent se sacrifier et vivre le martyre dans l’abondance de biens luxueux.

Les témoignages des gens informés et connaisseurs du pays et honnêtes (intellecuellement et financièrement)sont clairs. Cette électiona été truquée et plus d’un million de jeunes sont descendu dans la rue pour te le prouver Mahmoud. Guilhem

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J’aime beaucoup les analyses alambiquées
du genre que nous sert Mahmoud Senadji.
Comme d’habitude la réalité telle un boommerang va revenir sur la figure de ceux qui aime tant les leaders fanatisé du style Ahmadinejade tant prisé par certains.Lorsque le gentil Obama aura compris qu’il n’a rien a attendre en retour de sa main tendue,je ne donne pas cher du régime Iranien car la preuve est faite qu’il ne repose pas sur une majorité.La destruction du programme nucléaire sera le coup d’envoi
d’une révolte intérieure.Je sais certains aimeraient retrouver leur fierté perdue dans la dictature des Mollahs et l’arme atomique de l’Iran.Mais comme avec tous nos pauvres leaders politiques,il ne ne restera que de l’amertume du ressentiment et de la honte a l’heure de la destruction.

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Salam,
pas un mot sur la fraude, ni sur les morts .....

La démocratie iranienne -même imparfaite- et dont nous étions si fiers semble appartenir au passé.

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Vous êtes sûrs de bien écouter les chaînes arabes ? Ma femme me les traduit. Vous devez sans doute vous renseigner auprès de la TV officielle iranienne...

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Excellent article qui met bien en perspective les enjeux internes de la crise en Iran qui n’a rien à voir avec les caricatures que nous servent les médias.

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OUMMA.COM, représentant l’opinion de quelques Musulmans français, présente aujourd’hui un long article justifiant l’élection d’Amadinejad, "candidat des pauvres qui n’ont ni portable ni Internet"... Malgré le pétrole,il y a donc encore des pauvres en Iran au bout de 30 ans de Révolution Islamique" ? (Au sens premier du terme, révolution signifie retour à la case départ, PAS EVOLUTION. Le second sens est plus encourageant mais l’Iran n’a visiblement connu que le premier).

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Si Ahmadinejad n’a pas truqué les élections, il va falloir que Mr Mahmoud Senadji nous explique pourquoi tout un peuple se soulève dans la rue ? Vous prenez vos désirs pour la réalité, vous avez envie de croire que le peuple iranien ne voterait pas pour les réformateurs, alors vous croyez qu’effectivement le peuple iranien n’a pas voté pour eux. Les experts (en particuliers iraniens) ne laissent aucun doute : ces élections ont été truquées et l’ampleur de la fraude est considérable.

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Il est difficile de savoir quelle sera l’issue de la crise. Le meilleur des scénarios (qui a une probabilité très forte de se réaliser) est le suivant. Une alliance autour de Moussavi, Khatami, Ali Laridjani et le puissant Rafsandjani s’oppose à Ahmadinejad et à l’impotent Khamenei. Le guide surpême est déstituée, puis remplacé (par Rafsandjani ?... ) alors de nouvelles élections sont organisées.
Khamenei a commis une grossière erreur en soutenant un coup d’état, il pourrait bien y perdre sa place et peut être sa tête.

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Cet article comprend beaucoup de rappels intéressants, notamment par rapport à la relation biaisée et inégale qu’à l’Occident envers l’Orient par rapport à Israël, ainsi que la lecture volontairement anti-Ahmadinejad des résultats du scrutin, et la mise en cause du scrutin lui-même.
Cependant, le discours est beaucoup trop manicchéen ! Dire qu’Ahmadinejad est un enfant de coeur au service du peuple est beaucoup trop idéalisé ; et la description de la pensée unique Occidentale est exagérée (notamment le fait de mettre en doute les bonne svolontés d’Obama).

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A Souleymane : Vous avez une vision du monde assez catégorique : d’un côté les bons (Obama et les USA) , de l’autre les méchants (Ahmadinejade, l’Iran, les arabes et les musulmans).

Les bons qui tendent la main à ces méchants qui la refusent. Ces bons qui bombardent nuit et jours l’Irak, l’Agfhanistan, le PAkistan et les Palestiniens, à coup de bombes d’uranium, de plutonium et à fragmentations.

Ces bons qui ont ouverts des prisons secrets dans le monde entier, où l’on torture, en violation de toutes les conventions de Genéve et dont Guantanamo, n’est que la face visible de l’immense Iceberg.

Mais peut être, que pour vous, Souleymane, tout ceci n’est qu’un détail de l’histoire ?

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Que dire ? Magnifique article, comme je les aime !

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"OUMMA.COM, représentant l’opinion de quelques Musulmans français..." Oui bien sûr, comme tout le monde le sait, tous les intervenants et tous les internautes qui réagissent sur oumma.com, sont des musulmans français...parfois on se dit qu’il vaut mieux être aveugle que de lire ce genre de foutaise. On se demande aussi pourquoi le non musulman qu’est Réno, s’interesse t-il d’aussi prés à oumma.com, pourquoi y passe t-il tout son temps et intervient t-il sur tous les sujets, surtout quand il n’y comprend rien !!!!
La phrase, signé du même auteur "Malgré le pétrole,il y a donc encore des pauvres en Iran ..." en dit long sur le niveau de l’intervenant, qui au lieu de poussait le débat vers haut à malheureusement l’art (et ce n’est pas donné à tout le monde...) de le niveler vers le bas, là où il vaut mieux ne pas s’aventurer car les odeurs nauséabondes des préjugés et de la xénophobie y abondent !

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Excelent article.
Une clairevoyance extraordinaire encore une fois.Mais moi ce qui me revolte c est le manque de critique des journalistes sur les emeutiers incendieres.
Je ne dis pas que les morts sur ces manifs n étaientt pas condanable.Mais j aimerai bien que dans ce cas là les forces de l odre laissent tranquilles les emeutiers en france bruler tout et que les journalistes se taisent.Ce qui serait un non sens ,débile et abssurde.Par conséquent pour quoi souhaitez vous toujours que chez les non blanc occidentalisé il y est pas de paix ni de justice ni de de democratie.Peut etre j exagere un peut mais franchement...pfff l ideologie dominante de l homme blanc occidental est vouée en écheque.Et ça c est une bonne nouvelle pour l humantité suite au KO qu’ils sont suiciter dans le monde.L’empire occidental est mort et l empire oriental est réssucité.

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L’Iran a fait partie des premiers pays conquis par l’épée juste après la mort de Mahomet. Peut-être que les gens se mettent à évaluer les avantages qu’ils en ont retirés.

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Salam,

Aux adorateurs de BHL, Adlet, Finki sur ce forum...je vous invite à vous référer à la période noire de Pinochet au pouvoir quand l’ultra libéralisme est arrivé au pouvoir par la force.

Mosavi est le candidat de Rasandjani (milliardaire iranien pour ceux qui ne connaissent pas), le candidat des nantis et de la bourgeoisie. Ils prone un ultra libéralisme sauvage et un pouvoir de l’état très réduit dans les secteurs de la santé, l’éducation...
Je vous invite à lire Milton Friedman pour comprendre à quel point c’est violent.

Ahmadinejad a gagné dans les urnes et malgré vos commentaires pour ne pourrez rien y changer.

L’iran n’est pas un pays arabe, l’Iran n’est pas un "chien" de l’occident.
Le peuple perse est fier et civilisé contrairement à ses voisins babares qui se donnent à qui veux les prendre.

Salam à tous

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Salam à tous. Je constate que l’on peut construire un discours bien ordonné et bien argumenté (au moins partiellement) sans pour autant défendre la vérité. La réthorique se perd dans la sophistique... Cet article me rappelle celui de tous les politologues maoistes et troskistes qui justifiait qui des élections qui des invasions des régimes "démocratiques et populaires" d’europe de l’est... Rien ne me fera croire qu’un démocrate légitimement élu puisse faire donner la troupe contre sa population. Rien ne me fera croire qu’un musulman puisse, comme l’actuel président iranien, interdire l’accès au gouvernement aux sunnites... Ceci dit, je me souviens d’un Iran qui destabilisait - via ses factions - encore il y peu ses pays voisins du liban jusqu’à l’Irak.. je pense qu’il y a une justice dans ce monde... Soutenons le peuple iranien à se débarasser de sa théocratie rongée par la corruption et par le clientélisme. Soutenons tous les musulamns démocrates dans ce monde, sunnites ou chiites, arabes ou persans ou je ne sais encore, car tant que la "hogra", l’arbitraire, l’injsutice, la corruption, le népostisme, le clientélisme, l’hypocrisie, perdurera en terre d’islam, alors nous ne serons pas dignes du message de notre Créateur. Je suis triste mes frères, mes amis, de tous cela. Que Dieu nous garde et qu’il nous montre le chemin ! Salam

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Merci Si Mahmoud Senadji, pour cette analyse aussi limpide dans sa lettre, que lucide dans son esprit. Ayant été dans une vie antérieure un grand nul en chimie, j’avais un professeur qui n’arrêtait pas de me dire : "On ne force pas un âne à boire, quand il n’a pas soif"....La liberté d’opinion, devrait à mon avis nous interdire de convaincre les réticents....

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Le problème d’un choix de société est évidemment au cœur de cet article où s’opposent Modernité-politique et spiritualité-politique.
Le grand désavantage de la seconde est de se penser actuellement dans un cadre théocratique. Or, celui qui parle au nom du clergé, usurpe facilement le titre de celui qui parle au nom de Dieu. Cette position ne souffre aucune contestation et par conséquent est incompatible avec un régime démocratique.
Ceux qui ont fait la révolution de 1979 n’étaient pas tous religieux, les moudjahidines du peuple, d’obédience communiste ont assez vite été écarté d’un pouvoir qui s’est replié sur le religieux.
On peut tout à fait critiquer la modernité politique en lui opposant d’autres voies que la théocratie, il me semble.
Je ne saluerai donc pas la victoire d’Ahmadinejad comme une victoire du peuple parce qu’il serait issu des classes populaires. Les connivences entre lui et le guide suprême, montrent assez clairement que ça n’est pas du côté d’une véritable démocratie que celui-ci se trouve.

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il y a des erreurs dans ce texte.

Déjà le conflit iseaël palestinien ne met pas en évidence un conflit occident-islam, ce sont uniquement les extrémistes religieux de tout bord qui veulent le réduire à ça, c’est pratique puisque vu comme ça, il n’y a pas de paix possible, car c’est le conflit qui les alimente.

Au nom des Lumières et de la philosophie libérale, l’Occident a fait sombrer le monde durant plus de 3 siècles (l’esclavage et la colonisation) dans un océan d’injustice.

Phrase totalement fausse, d’une part la modernité et les idées libérales ne sont devenues le moteur politique de l’occident qu’à la fin du XVIIIème siècle, et à partir de cette période l’esclavage a été aboli pratiquement de partout sauf dans des pays musulmans où il est encore d’actualité.

Sinon avant cette période le monde était aussi injuste et même plus, il y avait encore plus d’écart de richesse entre els plus riches et les plus pauvres, la classe moyenne était quasiment inexistante, et avec les concepts ante-moderne (donc anti moderne) les situations personnelles étaient encore plus figées, vu que le sort d’uen personne dépendait uniquement de son statut à la naissance.
La notion d’état de droit était inconnu.

Quand à la spiritualité politique c’est quoi ?
Faire taire ses opposant en les mençant de condamnation à mort ? En iran le régime islamisque comporte des lois qui peuvent permettre de condmaner à mort des dissidents.
limiter les candidats à un étroit panel d’opinion politique au lieu d’offrir une réelle diversité politique sur tout le spectre politique ? En france les candidats équivalents au seraient de l’extrême droite ultra catho à de viliers, ou au mieux une boutin qui aurait renoncé à unne vrai démocratie.

Quand au totalitarisme il est bien dans le régime islamique et non dans le monde occidental, déjà avec le terme république islamique on est bien dans un oxymore comme le dénonçait orwell dans 1984, car la république c’est un régime basé sur l’intérêt général, alors que le régime islamique lui ne sert que les intérêts du pouvoir religieux.
Dans un régime totalitaire il y a un chef tout puissant sans contre pouvoir, comme en iran avec le guide suprême, en occident modernisé, les présidents (ou premiers ministres dans les monarchies démocratiques libérales ) sont responsables et ont des contre pouvoirs.

Dans le régime totalitaire les opinions dissidentes sont interdites, réprimées et passibles de la peine de mort, comme en iran. La base de la démocratie moderne libérale, c’est justement la pluralité des opinion et leur libre expression.

Dans un régime totalitaire, la vie privée des gens est surveillée, en iran les milices religieuses et la loi répriment ce qui qui ressort de la vie privée. Dans les démocratie libérale, l’état ne regardes aps la vie privée des gens sauf en cas de conflits ou violences.

Un régime totalitaire comporte une milice au service de l’idéologie, en dehors de la police et de l’armée, comme en iran. Celà n’existe pas dans les pays occidentaux moderne où les individus possèdent des droits et libertés affirmées par les constitutions.

Un régime totalitaire est basé sur des dogmes, comme le régime islamique qui défend des dogmes religieux. Dans les démocraties ce sont des principes généraux qui sont la base du régime, principes qui permettent à un large spectre de politiques d’êtres mises en place, que ce soit une politique d’orientatino socialiste ou capitaliste libéral.

Un régime totalitaire impose une façon de vivre, en iran notament avec les femmes le régime impose les règles qui devraient être uniquement celle des croyantes qui veulent montrer leur piété. Dans l’occident moderne chacun peut vivre selon le mode de vie qu’il veut, la pluralité et la liberté est la base de la vie moderne.

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Ahmadinejad a gagné les élections sur le terrain alors que Moussavi croit pouvoir les gagner en ameutant la presse étrangère qui ne demande d’ailleurs qu’a mentir comme pour les armes de destructions massives de l’Irak,de l’implication de la Syrie dans l’assassinat de Hariri pour ne citer que les dernières supercheries de ces temps ...modernes.
Drôle de « main tendue » des Anglo-saxons et leurs supplétifs de tout bord. Le droit d’ingérence cher à kouchner est en phase d’exécution mais les quartiers huppés et Anglicanisés du Nord-Téheran ne constituent pas l’Iran profond des sans-culottes.Il faut compter avec les gueux qui savent voter et se fichent du portable et de l’internet.

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Ma sympathie, je l’accorde à ces jeunes et moins jeunes Iraniens qui, prenant de vrais risques, montrent une Perse si riche de ses diversités. Hé oui, la diversité est une richesse. Considérable.

Mais mon admiration, je l’accorde à Oumma.com qui laisse s’exprimer librement des opinions diverses, contradictoires, voire hostiles.

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Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.extrait deIran : le bobard de l’ « élection volée »
La réalité de classe et la propagande impériale

par James Petras
http://www.mondialisation.ca

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amusantes et intéressantes ces réactions occidentales. Elles exigent un nouveau décompte, de nouvelles élections, la fin de la violence d’état etc...Toujours ce double langage. Sarkozy et ses amis félicitent Bouteflika pour son 3ième mandat,son score brejenevien, le taux de participation de 70% (alors que même les observateurs les mieux intentionnés n’ont vu que des bureaux déserts) etc...et se permettent de critiquer Ahmadinejad qui se représente à un 2ième mandat et qui n’a pas l’intention de modifier la constitution pour en faire un 3ième (à la différence de Bouteflika, dont les forces de police sont beaucoup plus retenues que la gendarmerie en kabylie en 2001 au moment des émeutes.
A la différence de Bouteflika, Ahmadinejad ne passe pas son temps en courbettes devant l’occident, et ne méprise pas ses concitoyens.
amusantes et intéressantes aussi les commentaires des télés françaises nous décrivant l’Iran "un pays en pleine décomposition économique" alors que les images qu’elles nous montrent de Teheran laissent à voir une ville propre, bien entretenue(ceux qui connaissent Alger "la déglinguée comprendront), des passants qui ne ressemblent pas à des clochards, des véhicules récents (l’Iran est constructeur, près de 50 ans après l’indépendance l’algérie ne fabrique presque plus rien !)
On aura compris encore une fois la conception occidentale de la démocratie pour les pays arabes ou musulmans : un régime à leur botte !
NB : et je n’ai aucune sympathie pour le régime des mollahs, mais devant toute cette mauvoise foi difficile de ne pas réagir
J’ai parlé de l’algérie en comparaison, mais j’aurai pu dire Benali et la tunisie !

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A Adapa :"Déjà le conflit iseaël palestinien ne met pas en évidence un conflit occident-islam," Faux. La preuve étant qu’Israel demande à ce que les Palestiniens reconnaissent non seulement Israel comme pays mais comme étant un état Juif.

"...de partout sauf dans des pays musulmans où il est encore d’actualité." Vous faites d’un cas particulier des généralités car les pays musulmans comme : l’Irak, l’Iran, Le Liban, l’Indonésie, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie...ne pratiquent pas l’exclavagisme.

"...Quand au totalitarisme il est bien dans le régime islamique et non dans le monde occidental," Que faites vous de la Birmanie, de la COrée du Nord, de la Chine, de l’allemagne nazie, de l’Italie fachiste, de la Russie, de la France sous Pétain, de Cuba, de l’argentine sous Pinochet... ? Jusqu’à preuve du contraire ils ne sont pas musulmans !

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Je suis fatigue de lire trop souvent la justification des resultats officiel de cette election, en ressassant le conflit islam-occident. Beaucoup de verbiage pour soutenir, sans en avoir l’air, un regime dictatorial, dirige par des gens qui ont reussi a faire croire a la moitie du monde (mais pas au Iraniens) qu’ils avaient construit une democratie !
Ce genre de regime perdure aussi par le soutien que lui apporte "les idiots utiles". Courage au peuple iranien pour continuer a garder sa diginite contre cette theocratie quasi-sovietique.

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à adapa qui a l’air d’en connaitre un rayon sur le totalitarisme surtout quand celui-ci s’applique à la République islamique d’Iran. Soit !

Mais comment se fait-il alors que ds un pays démocratique cô la France où la liberté d’expression n’est plus à démontrer, un écrivain historien cô Paul Eric Blanrue n’a pas trouvé d’éditeur en France pour son dernier livre "Sarkozy, Israel et les Juifs" ? je crois qu’il a pu le faire en Belgique !! Soit !!

Enfin que pensez-vous d’Alexandre Adler puisqu’il en est question ds le texte de Mahmoud Senadji ?
Pour ma part ce personnage a incarné l’abjection, le cynisme....ds tte sa splendeur lors du bombardement de Gaza !!

Alexandre Adler n’arrive même pas à la cheville d’un grand monsieur cô Rony Brauman !!

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Un article intéressant que j’aimerais vous faire partager et que j’ai repris d’un site d’information alternative,sous la signature de omar mazri qui m’en excusera.

Il existe plusieurs formules d’estimation de la taille d’un échantillonnage pour extrapoler les tendances sur la population mère. A titre d’exemple la loi statistique de Bernoulli pour une probabilité de confiance de 95%. C’est la formule par excellence pour déterminer la taille d’un l’échantillon dans les études de marché. Cette formule 3 paramètres : sa représentativité, son homogénéité et sa précision.

Moussawi l’ingénieur urbaniste et Karoubi le docteur universitaire savent que les sciences statistiques arrivent à calculer avec précision le hasard et les phénomènes entropiques. Il est douteux, sur le plan logique et politique, de refuser de se rendre au conseil constitutionnel pour déterminer avec lui les modalités de choix de la formule pour que la proposition de procéder à un comptage sur un échantillon aléatoire respecte le caractère aléatoire, fasse l’unanimité et soit représentative de la sociologie et de la démographie iranienne.

Le recours à la rue aurait été plus légitime si les contestataires avaient déjà épuisé les recours juridiques et si le sondage post électoral sur un échantillon aléatoire des urnes aurait donné un résultat mettant en cause la validité des résultats proclamés par le ministre de l’intérieur. Le refus des perdants qui veulent annuler le résultat sans apporter des preuves et en prenant la rue comme otage met en équation leurs intentions réelles démocratiques et réformistes. Des observateurs neutres iraniens et étrangers se posent la question sur la validité des 12 millions de voix remportées par Moussawi entrant dans une complétion acquise par Ahmadinejad soutenu par la majorité écrasante des classes populaires.

Sur le plan purement statistique la taille de l’échantillon va dépendre essentiellement de la valeur de la précision (l) voulue. En général l=6 c’est à dire un résultat final avec une marge d’erreur de + ou - 3% est acceptable dans les sondages de population, dans les évaluations des stocks halieutiques des mers et océans, dans les opérations de recette ou de rebut dans la petite et moyenne mécanique (visserie par exemple). Sur ces paramètres et vu l’écart des voix la loi de Bernoulli nous donne la taille de l’échantillon égale à environ 17,6% de la population globale sur lequel toutes les tendances estimées vont refléter les tendances réelles à grandeur nature avec une marge d’erreur de 3%. Le conseil constitutionnel iranien a fait preuve d-objectivité et de professionnalisme en décidant du caractère aléatoire de l’échantillon et en le fixant à 20%.

Il existe d’autres formules et d’autres méthodes pour construire au plus près des besoins des formules pour déterminer avec précision la taille et la représentativité d’un échantillon. En France Il existe une autre formule qui permet de calculer n (taille de l’échantillon) à partir de e (erreur d’estimation) et de p (probabilité de confiance) qui ne tient pas compte de la grandeur de la population mère

n = ( p x 1-p ) / ( e / 1,96 ) ²

Si on fixe p à 0,5 alors la formule devient donc :

n = 0,25 / ( e / 1,96 ) ²

Si je souhaite mettre en place un sondage politique sur un échantillon de français pour des prévisions sur . l’élection présidentielle à venir qui s’annonce particulièrement serrée et indécise, je peux déterminer le nombre de personnes à interroger :

n = 0,25 / ( e / 1,96 ) ² = 0,25 / ( 0,01 / 1,96 ) ² = 9 604 personnes (pour une précision de 1%)

Moussawi et le groupe hétéroclite qui le soutient aussi bien dans le clan des réformateurs que des conservateurs n’avait aucune raison objective de se dérober à l’arbitrage des institutions. Il est faux de dire que le jeu institutionnel est fermé. L’Iran est une République islamique qui est à sa seconde constitution. Moussawi a gouverné dans la première République en occupant deux fois le poste de premier ministre. Ce poste a disparu dans la seconde république nait de la révision constitutionnelle de 1989 qui a transféré les prérogatives du premier ministre au Président de la République et les prérogatives de ce dernier au guide suprême de la révolution.

On assiste à un déni de droit constitutionnel qui prend la forme d’une émeute par un groupement hétéroclite qui manifeste davantage l’expression des privilèges et de la rente religieuse, politique et commercial (import-export) que les intérêts stratégiques. Ce groupement hétéroclite ratisse dans les sphères des perdants des réformateurs qui ont échoué dans leurs réformes (libéralisme économique, ouverture à l’Occident) mais aussi dans les perdants des conservateurs à qui Khaminei a ravi le poste de guide suprême de la révolution. Dans ce groupe on retrouve des autorités religieuses qui ont été écarté de postes de responsabilités du temps de Khomeiny ou bien laminé dans les élections démocratiques dans les différentes assemblées.

L’ignorance et le sentimentalisme présentent l’Iran comme un totalitarisme théocratique alors que c’est un pays qui en 30 ans a construit une des meilleures démocraties dans le monde et des institutions qui rendent difficile la prise de décision d’une manière bureaucratique ou clanique : tous les organes et hauts responsables sont élus démocratiquement et ceux qui ne le sont pas sont désignés par les conseils et entités élus démocratiquement. Le refus de recourir aux institutions témoignent de l’opportunité de faire front contre la ligne dure de Khaminei et Ahmadinedjad qui annonce une relance de l’esprit de la révolution islamique.

Pour ceux qui ont un doute il faut rappeler que ces jeunes qu’on voit manifester dans les écrans des télévisions arabes et occidentales sont une minorité bruyante. Cette minorité descendants des arrièrres gardes embourgeoisés de la révolution islamique, des quartiers branchés et occidentalisé, des nostagiques de la monarchie. Cette minorité bruyante n’est pas la majorité mais elle possède les privilèges de la richesse et du savoir qui lui permet de disposer de portables, de sites internet et communiquer avec le monde occidental qui alimente leur haine et leur mouvement insurrectionnel. La majorité est silencieuse car elle ne posède pas les moyens de communications moderne pour des raisons sociales et économiques.

L’Iran est une république démocratique ce qui la distingue dans son ontologie et son essence de l’Occident est l’idéologie. L’Occident libérale communique et exerce le pouvoir réel sur le peuple par le monothéisme du marché, la consommation, la publicité, les médias, le spectacle, la fabrication du rêve et l’individualisme. L’Iran république islamique a pour idéologie l’islam en tant que mode de vie, système de représentation du monde, morale sociale et individuelle. La communication sociale en terres d’islam se fait dans la mosquée et autour des références religieuses (textes, sermons et personnalités savantes). La référence religieuse oriente la vie politique et sociale (voir la constitution iranienne) d’une part et la vie politique demande référence et validation morale et religieuse à ses propositions et à ses choix d’autre part. Dans cette idéologie totale qui donne au religieux le rôle de l’amont, de l’aval et de l’accompagnateur il n’y a pas de théocratie au sens clérical ou ecclésiastique du terme mais au sens de OUMMA musulmane. La conscience politique du fait doctrinal et historique étant plus aiguë chez nos frères chiites que chez nos frères sunnites la personnalité religieuse est archi présente dans le politique, l’institutionnel, le social, le culturel, le militaire, la vie partisane (pouvoir et opposition). L’islam est Dine(religion) et Dawla (Etat nation société). Même la société civile connait la situation fusionnelle avec le religieux (personnalité et références doctrinales et idéiques).

L’Occident ethnocentriste et les élites arabes laicisants soient ils voient une théocratie soient un bicéphalisme contradictoire et obstructif. Ils oublient de voir la spécificité de la constitution islamique. Ils oublient de voir par exemple le bicéphalisme de l’argent et des médias dans les démocraties libérales où le pouvoir n’appartient plus au peuple et où la démocratie en tant que fonctionnement et objectif est absente en dehors du caractère festif des élections déjà tranchées par la mise en scène médiatique et le soutien des lobbies et de l’argent. Le modèle marxiste se présentait comme bicéphale dans le rôle de l’infrastructure (économie) et superstructure (idéologie) : " En dernière instance l’économique est déterminant... Le primat est au politique".

L’Iran fait peur à l’Occident pour ses références à l’islam et à la Chariâa. Il fait peur aussi à l’Occident car sa démocratie, même si elle est perfectible, est un modèle qui peut être suivi par le monde arabe et musulman privé de démocratie et de personnalité islamique à l’opposé de l’iranien. L’Occident est favorable à un islam cultuel et vestimentaire mais opposé à un islam politique, idéologique, social car l’islam réel pose le problème de fond : la rivalité civilisationnelle entre deux modèles : un modèle matérialiste et libertin en achèvement historique et un modèle spirituel et démocratique en renaissance. L’Occident dans sa lutte idéologique contre le monde musulman, qu’il connaît car il l’a colonisé, sait par ses statisticiens, philosophes, politologues, orientalistes, islamologues, herméneutes, militaires et autres experts que dans une révolution il y a toujours les germes de la contre révolution, au sein du pays indépendant il y a toujours sa cinquième colonne qui agit selon ses instructions, dans le monde musulman il y a toujours des stupides inconscients qui n’ont rien compris à la lutte idéologique et civilisationnelle.

En attendant de voir comment le régime iranien va composer à l’intérieur pour faire un front uni regroupant les réformateurs et les conservateurs favorables à la continuité de la révolution iranienne et à la réalisation de ses principes de base (islamité de la république, développement scientifique et technologique, progrès social des masses populaires, lutte contre l’oppression et défense des opprimés, modernisation des institutions) pour faire face aux privilégiés et aux rentiers réformateurs et conservateurs et à l’impérialisme, la première bataille se livre dans les institutions et non dans les rues.

Je reprends ici intégralement le communiqué d’al manar l’organe médiatique du Hezbollah :

Le porte-parole du Conseil des Gardiens, chargé d’examiner les plaintes pour irrégularités de la présidentielle du 12 juin, a révélé le résultat de l’enquête préliminaire sur ce sujet.

"Une plainte commune des candidats est qu’il y a eu plus de bulletins de vote exprimés que d’électeurs potentiels dans certains districts. Mais notre enquête préliminaire montre que le chiffre annoncé (170 districts) n’est as correct et que cela concerne 50 districts", a déclaré Abbas Ali Kadkhodaie.

M. Kadkhodaie a précisé que le cas des 50 districts "peut s’expliquer par le fait que certaines villes accueillent des migrants, sont touristiques, etc...". Théoriquement chaque électeur peut voter où il veut.

"De toute façon, il a été convenu que des inspecteurs soient envoyés sur place pour examiner les statistiques", a ajouté M. Kadkhodaie.

"Mais l’ensemble des voix de ces districts est de 3 millions de votes et cela n’aura pas une influence importante sur les résultats de l’élection",
a-t-il conclu.

L’Iran compte 366 districts, qui sont une subdivision administrative des 30 provinces que compte le pays.

M. Kadkhodaie a également rejeté les autres points évoqués par les candidats, notamment l’absence de bulletins de vote dans certains bureaux.
"Nos examens montrent qu’à l’exception d’un ou deux cas, où il y a eu un retard de 40 minutes pour fournir des bulletins, par exemple à Ispahan ou Yazd, il n’y a pas eu de problème particulier" ailleurs, a-t-il affirmé.

Il a précisé que le conseil des Gardiens annoncera les résultats, ce mercredi, conformément à la loi.

Omar Mazri

http://liberation-opprimes.net/

http://liberation-opprimes.net/ http://liberation-opprimes.net/

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Excellente présentation, merci Mahmoud Senadji pour ce brillant article. On peut approfondir la réflexion sur ce qui se passe réellement en Iran, en explorant la notion de velayat-e Fiqih, qui est à la base et qui est le garant de ce que vous nommez si bien la spiritualité politique de la Révolution islamique d’Iran. Evidemment ce genre de considération passe largement au dessus (à côté, en dessous, bref passe) de la tête de nos pauvres "occidentalistes". Il est temps de clarifier le débat et de dire en effet que l’occidentalisme est l’ennemi de toute humanité.

Une question se pose, que vous n’abordez pas. Il s’agit de la bombe ou pas. Tant que la gouvernance en Iran sera assurée par le Fiqih, la réponse est "pas de bombe", puisque Ruhollah Khomeini "himself" l’a déclarée contraire à l’Islam. Il semble donc, dans un premier temps, paradoxal que les occidentaux veuillent la fin de la gouvernance "spirituelle" en Iran, puisque cette fin serait aussi celle de la parole donnée par Khomeini. En un premier temps seulement, c’est en effet un paradoxe. Car si une "révolution de couleur" avait réussi en Iran, le régime qui s’en serait suivi aurait très vite opté pour la bombe, et aurait ainsi permis l’intervention tant souhaitée par les néocons, ce qu’il en reste dans le camp d’Obama, et leurs amis de l’Israël. On comprend ainsi mieux pourquoi, en soutenant la faction "moderniste" en Iran, l’Occident continue à mener son train d’Enfer.

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Le Président américain a reconnu, dans le discours du 4 juin 2009, qu’ « en pleine guerre froide, les USA ont joué un rôle dans le reversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu ».

« L’histoire de l’occident n’est pas l’histoire du monde », et tout le combat de l’Occident est de l’imposer au monde entier. Merci monsieur Mahmoud Senadji de le dire et de l’écrire.

De plus en plus des gens à travers la planète commencent à comprendre les doubles intention, objectif et discours de l’occident : devant les caméras se donner une image d’anges sauveurs des mondes, et derrière de comploter contre tous. Même contre ceux qui veulent s’approprier, sincèrement, les valeurs de gouvernance démocratique. Car ce qui intéresse l’occident (Amérique du Nord et l’Europe occidentale) ce n’est pas de promouvoir les valeurs, vainement, pronées par les discours des nations unies mais de vouloir se substituer à tout le monde du Sud ou d’en faire un monde docile qui accepte de s’effacer devant le bon vouloir du monde du Nord.
Tout est théorisé, enseigné, interprété, appliqué notamment médiatisé dans le sens de la « générosité » très étroite de la communauté internationale, c’est-à-dire quelques pays d’Europe et d’Amérique. Combien des soulèvements populaires se sont révélés être des scénarii d’opérations sécrètes ?

Les gens et les pays du Sud ont compris les arnaques, les artifices du Grand généreux du Nord. La preuve, entre autres, les combats menés dans le nouveau Conseil des droits de l’homme des NU à Génève. Les rapports rédigés à huis clos et les rapporteurs désignés pour déstabiliser les pays des dirigeants naïfs sont presque finis ! Les leaders de part et d’autre de l’équateur se sont compris. Tout est question de rapport de force ! 20 ans pour imposer le totalitarisme, 20 ans la démocratie, 20 autres le terrorisme. L’on se comprend ! Mais viendra, très lentement mais certainement et sûrement, la fin du divertissement. L’Iran est en bonne voie, c’est pour cela qu’elle est assaillie de tout part. L’Iran ne veut plus être considéré comme mineur. Iran veut se soustraire des propos infantilisants des promoteurs du « tournée en rond ». Il faut, en effet, une cassure avec l’ordre de gouvernance, des pratiques politiques, des valeurs pour s’abstraire de la domination du Nord.

En entendant, je dirai à certains fidèles internautes d’Oumma.com de ne point être étonnés de ces noms, comme Réno peut-être ou autres, qui sont constamment là à donner leurs avis et commentaires sur tout et parfois pour rien car ces personnes travaillent. Elles savent « who is who ? », dans www.oumma.com, évaluent l’ambiance... Elles surveillent tous les médias alternatifs qui se veulent porteurs d’autres informations, d’autres mondes, d’autres espoirs.

Mais le chemin est long, dans un monde où des organisations très riches et sans contrôle des citoyens opèrent en toute impunité ! La révolution « twitter » passera, passera pas ?

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Je regrette qu il n y ait que cet article sur les evenements iraniens... qui repose sur une imagerie d Epinal calquee des regimes communistes : apologie de la plebe, maniqueisme revolutionnaire, culte de la personnalite et du heros populaire, autant de justifications criminelles d une repression sanglante et d un mepris sans fin pour les gens qui crient Allahu Akbar, defient les interdictions, et donnent leur vie pour echapper au cauchemard de la police et des gardiens revolutionnaires qui ne font que s enrichir, comme ce fils du peuple, avec les petrodollars. Cessez de nous prendre pour des mineurs ou des imbeciles...

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A Mr Senadjii
Vou s avez parfaitement le droit de rédiger un panégyrique du Président Ahmadinédjad
alors que depuis 10 jours se déroule en Iran un combat saignant de mollahs par iraniens interposés,ce qui m’étonne c’est le titre de votre article :"la victoire des défavorisés" ,la révolution islamique est en marche depuis 20 ans en Iran et il y encore nombre de défavorisés,dans un pays 4éme puissance pétrolière mondiale et 2ème exportateur ?
Où est passée la manne du pétrole ?
Faut-il croire ceux qui affirment que nombre de mollahs au pouvoir sont hypercorrompus ?

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je suis un étudiant iranien, j’ai lu l’article et je suis cent pourcent d’accord avec l’idée de l’auteur.C’est la vérité même.nous attendons d’autres articles de l’auteur.

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je suis un étudiant iranien ; j’ai lu l’article et je suis cent pourcent d’accord avec l’auteur.J’espère pouvoir lire d’autres articles de l’auteur. Merci monsieur Senadji.

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Les médias occidentaux soutiennent le camp de la bourgeoisie Iranienne, face au vote "populiste". C’est le monde à l’envers. La plus grande légitimité de Ahmadinjad c’est justement d’avoir les privilégiés contre lui, et la confirmation de son éléction prouve la vigueur de la démocratie islamique iranienne. Les politologues occidentaux doivent être trés surpris en ce moment : Une théocratie qui réussi dans le champ démocratique...en plus c’est une théocratie islamique !!!...le Comble ! Pour les manifestations violentes (hélas) je tiens à rappeler que le monde entier veux la peau de la république islamique, donc on peux leur excuser d’empècher les opportunistes "moudjahidines du peuples" et de tous les autres opposants (monarchiste, etc...)d’infiltrer les manifestants. Je rappel aussi qu’en france il y a l’article 16 (les pleins pouvoirs sont donnés au président lorsque la république est en danger), le problème c’est que si c’est la france qui l’applique on dirat que c’est normal, mais si c’est l’Iran on accusera alors aux dictateurs et aux méchants islamistes. Je suis algérien et j’ai une grande estime pour l’Iran qui a compris aussi que le salut de nos peuples passe par la justice sociale et le developpement téchnique (l’Iran amorce une indépendance technologique et universitaire sans précédent depuis qu’on arrète d’utiliser les arabes pour leur faire la guerre (guerre iran-iraq)).
Salam. Kamel.

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L’auteur est le représentant de ce qu’on peut appeler l’intelligentia musulmane, éclairée par la pensée critique. Alors l’occident peut dormir tranquille ! ce n’es pas demain qu’avec une telle rhétorique certees bien tournée que le monde arabo-musulman se reveillera et prendra son destin en main !.

En termes d’idées, c’est le recyclage habituel de la théorie du complot de l’occicdent pervers contre le monde arabo-musulman gentil, vertueux, pacifique et tolérant !

Il est vrai que tant que c’est la faute aux autres pourquoi réflechier sur les siennes ? c’est tellement reposant !

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Pourquoi l’Occident se permet il demander à l’Iran de procéder à un nouveau dépouillement du scrutin présidentiel alors qu’il ne l’a point demandé après la victoire contestée de Bush contre Kerry ?

Il y a deux poids deux mesures. L’occident soutient les manifestations- on peut le penser- surtout parce qu’ils ne veulent pas de Ahmadinejad et non parce qu’ils soutiennent la justice ou le peuple.

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@kamel,

je suis désolée, je vais être méchante avec vous mais ce que vous dites m’est insupportable !

Ils tirent à balles réelles sur des manifestants pacifiques et vous trouvez le moyen de leur excuser de le faire ??? quelle honte.....

Mais bien sûr, la république iranienne est en danger c’est le risque de la fitna, tous les coups sont permis.

Je ne me fais pas d’illusions, je l’ai compris très jeune, la mort d’un musulman n’émeut personne, pas même les musulmans.
Un Gandhi islamiste ce n’est pas pour demain.

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@adapa
Dans l’occident moderne il y’a un totalitarisme basé sur l’argent.
Nul ne peut nier l’apport de "l’occident" dans diverses domaines
mais aussi nul ne peut nier que l’occident s’est enrichi en grande partie en spoliant, en manigançant et en humiliant les peuples.
Inventer les comcepts de droit de l’homme et de démocratie ne sert à rien s’il est reservé à l’homme occidental ie au visage pale !!!.

Le FIS ,le Hamas ahmadenajad ont été élue démocratiquement.Observe donc la réaction des fous de la démocratie

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Lors des récentes élections européennes, le taux de participation en France était de 40%. L’UMP, le parti présidentiel, y a gagné 28% de suffrages. Ahmandinejad compte 65% des votes d’un électorat qui s’est présenté à 80% y compris femmes et jeunes, n’en déplaisent aux ommentateurs « patentés » !!!
Lors des dernières élections présidentielles aux USA, Obama a obtenu 53% de 62% du corps électoral.

Quel est l’ordre de légitimité DEMOCRATIQUE ?
· Ahmadinejad représente donc 52% DU CORPS ELECTORAL iranien
· Obama représente 32% du corps électoral étasunien.
· Sarkozy représente donc 11% du corps électoral français.

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Très bien, à coups de matraque l’Iran vote comme il veut. Quelle importance pour Oumma.com ? L’important, c’est CROIRE !

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Salam aleykoum

Tout d’abord, un grand merci à l’auteur pour son inspirant article.

Je ne partage toutefois pas entièrement son enthousiasme à propos de la personne d’Ahmedinejad mais il est évident qu’à l’instar d’un Chavez (avec le génie en moins), il représente d’abord et avant l’insoumission et l’insubordination des "damnés de la Terre" aux tentatives de vassalisation par la civilisation européenne et à son mouvement continue vers la domination totale de la réalité humaine par la soumission et la négation de l’Autre entamée il y a plus ou moins 5 siècles.

Sur les aspects techniques, je crois qu’on ne pourra jamais suffisament souligner les stratégies de Washington.

Il devrait on-ne-peut-plus évident pour tout observateur attentif que la manifestation de la couleur verte par les opposants d’Ahmedinejad menées par le "player" Moussavi s’inscrit clairement dans le cadre des "croisades démocratiques" et des "révolutions colorées" de Washington (qui se font par l’entremise de la CIA, de la PNAC, de USAID, du National Endownment for Democracy, etc.).

Après les "révolutions" rose, orange et "tulipe" : la révolution verte.

Les USA déversent des centaines de millions dans les pays des régimes non-dociles afin de procéder à des changements au niveau des élites mais pas au niveau des politiques qui concerne d’abord le bien-être économique et sociale de la majorité des peuples chez qui ils s’arrogent le droit d’intervenir.

Le régime iranien est loin d’être parfait mais qui aujourd’hui aimerait se rappeler de quoi avaient l’air la FRANCE ET LES ÉTATS-UNIS trente ans après leur révolution ?

Combien de sang ces révolutions ont-elles versées ?

Après trente ans elles avaient encore de nombreux ennemis contre elles dans les grandes puissances de l’époque mais ne subissaient pas l’acharnement conjugué de toute l’Europe et de tout le monde arabe.

Aujourd’hui le monde européen de l’Ouest(incluant USA, Canada et Australie) qui aime se confondre avec quelque chose appellé "Occident" et avec une "communauté internationale" crie à l’unisson à la fraude électorale mais applaudie aux élections sales en Afrique, refuse le vote aux Palestiniens et embrasse les despotes comme Mubarak, Ben Ali, Al-Saoud, etc.

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Les évidences à charge contre l’Oncle Sam sont nombreuses.

Il y a d’abord les dizaines de coups d’états et d’invasions fomentés par les USA contre les gouvernements élus et non-élus de dizaines de pays dans le monde depuis le XIXe siècle.

Les USA ont une longue tradition de financement de sédition populaire contre des gouvernements élus à travers des intermédiaires locaux.

Cette technique a fonctionnée par exemples en Iran en 1953, au Guatemala en 1954, au Brésil en 1960 comme au Panama en 1968 etc. (mais a échoué au Vénézuéla en 2002 et échoué encore cette année en Iran bien que ce pays se trouve généralement affaiblie par cette crise provoquée de l’extérieure.)

Ensuite, il y a bien sûr la couleur verte qui constitue en quelque sorte l’indice que le criminel a laissé sur les lieux du crime.

Et bien sûr enfin,les déclarations des dirigeants de haut niveau.

1- Le 26 mai 2007, le London Telegraph rapportait que John Bolton, Ancien Ambassadeur des US à l’ONU, leur avait affirmé qu’une "attaque militaire des US serait la dernière option après que des sanctions économiques et des tentatives de fomenter une insurrection populaire auraient échoués."

(last option after economic sanctions and attempts to foment a popular revolution had failed).

2- Moussavi s’est déclaré vainqueur avant même que les bureaux de votes soient fermés. Aussitôt sa victoire
clamé, il a allégué des irrégularités massives dans le vote sans donner de détails et s’est montré prêt à défier les résultats finaux. (Yahoo News, The Globe and Mail, Asbarez.com, Politico, etc.)

3- Le Directeur exécutif de "Foundation for Democracy in Iran", le Néoconservateur républicain Kenneth R. Timmerman a écrit quelques jours avant le vote : "on parle de révolutions verte à Tehéran."

Ce même Timmerman a même lui-même affirmé que National Endownment for Democracy (l’organisation parraine de la sienne) avait versé de l’argent à des partisans de Moussavi.

4- Selon le général pakistanais Mirza Aslam Beig, la CIA aurait dépensé plus de 400 millions ces dernières années pour inciter un maximum d’Iraniens a se soulever et à s’en prendre aux forces de l’ordre.

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Pour ce qui est de la propreté des élections je vous réfère à l’analyse de Esam Al-Amin.

D’abord, contexte : quelle pays de grande importance démographique a
élus plus de présidents que tout autre au monde depuis 1980 ?

Quelle nation a tenue 10 élections présidentielles dans les 30 premières années de sa révolution ?

Aux deux questions : l’Iran.

Plus de 30 sondages pré-électoraux ont étés tenues depuis mars 2009. La majorité tiennent Ahmadinejad pour vainqueur claire sauf pour l’Iranian Labor News Agency et Tabnak
qui affirme ouvertement leur alliance avec Mousavi et la réforme.
Ces deux organisations donnaient 30 pts d’avance à Mousavi.

Sans ces chiffres, la moyenne des autres donnent +21 à Ahmedinejad.

Le seul sondage occidental, une mission parrainée conjointement par BBC et ABC ( Center for Public Opinion (CPO) of the New America Foundation) a prédit une participation de 89% et une victoire de 2 à 1 pour Ahmedinejad.

Elle semble avoir bien réussie. La participation a été de 85% et la victoire +-63% à +-34% pour le président en exercice.

Les chiffres sont semblables à 2005 :
Ahmedinejad : 61.7% - Rafsanjani : 35.9%

De plus, comme le souligne Paul Craig Roberts, dans le système iranien la fraude n’a pas de but puisque un petit groupe de clercs choisissent les candidats mis sur les listes.

Quand le réformateur libéralisant, le Docteur agrégé avec une thèse sur la philosophie allemande, l’homme du "dialogue des civilisations" contre le choc des civilisations de Huntington s’est présenté il a gagné avec 70% des voix et a servi des mandats consécutifs de 1997 à 2005.

Si Khatami n’a pas été fraudé, pourquoi auraient-ils trichés contre un homme du système appuyé par d’autres hommes du système tels que Mousavi ?

J’ajouterai d’ailleurs que lorsque la main de Khatami était tendue vers Washington, Bill Clinton n’a pas daigné retourner le geste.

L’Europe et le Canada bien sûr n’ont pas su faire autrement que l’Oncle Sam...

lorsque Bush a pris le pouvoir, lui, il a inscrit l’Iran dans "l’Axe du mal".

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Dernières notes sur l’élection.

1 journée après l’élection, 646 plaintes ont étés déposés au Conseil des Gardiens chargé de la supervision des élections.

2 jours après l’élection la copie d’une lettre d’un employé de palier inférieur non-identifié du Ministère de l’Intérieur adressé au Guide Khamanei circulait massivement sur le web.

La lettre affirmait que Mousavi avait gagné les élections et qu’Ahmadinejad avait fini troisième.

Elle affirmait aussi que Khamanei avait fixé les élections en faveur d’Ahmadinejad.

Robert Fisk du Independent pose de graves doutes sur la valeur d’une lettre affirmant qu’Ahmadinejad finirait troisième dans une telle élection.

Pour les élections de 2009, il y avait 45.713 boites de scrutins de votes à travers l’Iran.

Avec 39.2 millions de scrutins, on a moins de 860 scrutins par boîtes.

Combien de temps pour compter une moyenne de 860 scrutins ?

Les élections en Iran ne sont pas moins propres et ordonnées qu’en Europe.

Elle semble même plus propre qu’aux USA...

Il n’y a pas de tradition de fraude électorale en Iran et ça choque du monde.

Le système iranien n’est pas parfait loin de là mais les députés ont destitués de nombreux ministres et nominés présidentiaux incluant des hommes d’Ahmadinejad pour diverses raisons.

Et Téhéran ne s’est jamais mêlé de comment les choses devraient se dérouler à Paris, Londre, Washington ou Moscou...

Question : quel pays arabe sunnite fait autant respecter sa souveraineté, son honneur et sa dignité que l’Iran ?

Quel pays arabe sunnite a un dossier ressemblant même vaguement celui de l’Iran en matière d’élections, de démocratie et de transparence ?

Je ne suis ni adepte de théologie duodécimaine ni futur chii. Je juge par les actions et les paroles comme des milliards d’entre nous.

La République islamique d’Iran est en besoin d’amélioration sur plusieurs fronts mais demeure néanmoins solide malgré toutes les attaques initiées de l’externe.

Elles ne pourra être l’initiatrice de changements productifs que si elle conserve son indépendance et sa complète souveraineté.

Aucun État pion n’a jamais bien servi sa population, en Amérique latine comme dans le monde musulman.

Ce que l’on constate c’est que le choc des civilisations part de la civilisation choquante, celle qui l’a initiée et la perpétue.

Le centre initiateur du monde globalisée possède de très hautes et nobles valeurs qui pourraient être plus aisément partager si les politiques extérieures et les pratiques commerciales des nations européennes s’y conformeraient ne serait-ce que minimalement.

Et nous Musulmans, efforçons nous inchAllah d’être à la hauteur de ce que nous a ordonné Dieu -Exalté Soit-Il- à travers son Bien-aimé (PBSL).

Et Dieu -Exalté Soit-Il-Est Plus Savant.

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Réno qui écrit : " Quelle importance pour Oumma.com ? L’important, c’est CROIRE !" Allez sur le site frontnational.com, vous y trouverez des gens qui partagent les mêmes idées que vous et pour qui l’Iran est une dictateur, puisque pour eux aussi l’important c’est d’y croire !

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@Kratos Idéologie
Les pourcentages électoraux que vous citez sont en effet éloquents:je vais en ajouter d’autres le président tunisien a été élu avec 94,49% des voix en 2004,le président algérien a été élu avec 90,24% des voix cette année avec une participation telle que l’on comprend pourquoi le nain élyséen se planque derrière la burka pour faire diversion.
Une bonne nouvelle dans tout cela:la démocratie n’est plus impie en terre islamique.

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Ce que j’ai vu c’est le mépris pour les classes populaire de la part de la "jeunesse iranienne" et des journaliste français : il la décrivent comme des animaux sale et stupide contre des gens éduqué et beaux (la " jeunesse iranienne")
En regardant les reportages qui parlent de millions de manifestants, je me demande si ces millions de jeunes sont tous riche, beaux et intelligent ?

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L’agence Chine Nouvelle vient d’annoncer que l’opposant chinois au régime de Pékin, Liu Xiaobo, vient d’être arrêté pour « subversion ».

Et ce qui devait arriver arriva : Paris, Berlin, Londres et la Maison Blanche ont tous condamné avec la plus grande fermeté cette atteinte intolérable aux droits de l’homme et à la liberté. Un gigantesque torrent de reproches, de blâmes, de mises en demeure adressés à la fois par Obama, Merkel, Brown et Sarkozy comme un seul homme au gouvernement chinois.

Et les intellectuels français dans tout ça ? Tout le monde les a vus manifester dans la rue ; tout le monde les a entendu crier : « Libérez Xiaobo ! Libérez Xiaobo ! » Le monde entier les a vus s’indigner contre l’ignoble arrestation du dissident chinois.
Quant à la presse, elle va encore plus loin qu’Obama, Brown, Merkel, Sarkozy et les intellectuels français dans l’indignation : elle considère cette arrestation tout simplement comme un outrage inqualifiable à la démocratie.

Par contre, sur l’atteinte au libre choix des Iraniens par le régime de Téhéran lors du dernier vote, silence radio. Ni Obama, ni Brown, ni Merkel, ni les intellectuels français, n’ont dit le moindre mot sur ce sujet. Pas une seule once de condamnation de leur part comme chacun le sait.

La presse, non plus, n’a nullement évoqué l’atteinte aux droits de l’homme commise par le régime de Téhéran, si ce n’est par un minuscule texte inséré dans la trente sixième page au milieu des annonces roses pour que les innombrables lecteurs ne puissent pas le voir. Contrairement à l’arrestation du dissident chinois, dont elle a fait, comme chacun le sait, la une.

Mais tout ceci n’étonne personne. Que l’Amérique, l’Angleterre, La France, l’Allemagne, ainsi que les intellectuels et la presse mettent bruyamment à l’indexe la Chine et gardent un silence de cimetière à l’égard de l’Iran relève, comme chacun le sait, de la culture absolument, totalement, fondamentalement, incontestablement, indéniablement, réellement, véritablement, indiscutablement, profondément et significativement démocratique de ces pays.

Voilà. Voilà, voila, voilà………

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@karimB

affirmer que les élections iraniennes de Juin 2009 sont aussi propres que des élections européennes est au moins absurde !!

Le régime iranien lui- même a reconnu la fraude en affirmant qu’il y avait eu par endroit, plus de votes que d’électeurs potentiels. Et il l’aurait pas fait s’il y avait pas eu la pression de la rue.

Pour un cas similaire en Europe, on aurait réagit comment ??

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Juste rappel des choses,ils ont vote pour lui.Ahmadinejad,Poutine,Chavez,meme combat !
Mais l’on sait ou ca mene le "populisme" : un autoritaire fait son apparition,modernise l’armee et..

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Tiens j’ai vu chez vous un truc marrant : le peuple qui soutient Amadinejad n’a pas Internet et pas de portables. Et c’est un honneur...

L’absence de renseignements pourtant ne doit pas permettre une bonne réflexion. Et la tradition familiale ou religieuse ne peut en aucun cas remplacer une information qui varie constamment, à notre époque.

Etes-vous sûrs, absolument sûrs, de vivre à notre époque ? Pas dans le passé ? Pas à l’époque mythique ou ne règnait que la guerre, la "liberté pour les femmes" , l’esclavage, l’agression des pays voisins à convertir et à piller en même temps...

Les femmes sont de très bonnes prisonnières. Rassurez-vous. Pas de problèmes avec elles si ce sont de bonnes croyantes : elles désirent leurs chaînes. Les murs de leur prison les rassurent contre l’extérieur inquiétant. Et les hommes font partie de l’Extérieur.

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Il est vrai que l’iran n’est pas réduit à une jeunesse huppée, adepte de facebook et twitter mais il ne faut pas oublier qu’il y a une génération des iraniens qui n’a pas vécu la révolution iranienne et aspire à plus de liberté..et c’est légitime
Il est réducteur aussi de penser que le fond du problème réside dans cela, il y a derrière des enjeux politiques importantes, des règlements de compte entre politiciens, rafsanjani vs son ennemi juré ahmadinejad
Indéniablement l’iran est pauvre en termes de respect de liberté d’expression, droit de l’homme, respect des minorités et doté d’une structure politique assez complexe, plusieurs décisions politiques sont légitimisé au nom de la religion notamment les propos du n°1 de l’iran interdisant les manifestations qui sont légitimes, en les décrivant comme une désobéissance .. alors qu’il est censé être dans le consensus.

Ce qui est visé c’est la stabilité de l’iran, on s’en fout de la jeunesse dorée, occidentalisée, l’iran finance plusieurs mouvements au liban et en palestine, tout mouvement intérieur , toute destabilisation profite aux interets de certains pays de la région (dont notammenet certaines monarchies du golf)
L’utilisation des armes pour arrêter les manifestations ne peut être que condamnable, ces manifestants tués et réprimés sont des martyrs de la liberté d’expression, , quant au pays arabes qui s’offusquent de ce qui se passe, tout le monde sait qu’ils n’ont pas des leçons à donner en terme de démocratie et que dans le même sens l’iran a du chemin a faire aussi..

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Le pouvoir iranien va rester au pouvoir, c’est sûr. Mais il va sortir affaibli : sa légitimité est mise en doute. Prier ne rend pas forcément heureux...

Ce qui est important, c’est que si l’Iran accepte un jour des élections libres et une évolution qui existe à peu près partout sauf chez les derniers marxistes et les pays fondamentalistes, ceci donnerait un coup d’arrêt à la propagation de l’intégrisme religieux. Pas seulement musulman, mais aussi juif ou chrétien.

Si un peuple refuse l’endoctrinement religieux, toute la pensée obligatoire en prendra un coup.

Ceci ne signifie absolument pas que les gens vont refuser les croyances du lieu où ils vivent, mais qu’ils vont le faire après un choix personnel et non dicté par leur société ou leur état.

La religion est une affaire privée... !