Ce dictionnaire est une première en France. Il présente et analyse les préjugés racistes et les pratiques discriminatoires des origines à nos jours, dans notre pays et dans le monde. Il va toutefois au-delà . L’idée de l’Autre étranger, objet de peur et de rejet, est certes aussi vieille que l’humanité elle-même. Couleur de peau, origine ethnique ou géographique, religion, genre, pauvreté, orientation sexuelle, handicap, toute différence sensible ou imaginée peut devenir prétexte au déchaînement de la haine et de la violence.
Larousse, collection "à présent"
Dictionnaire des racismes,
de l’exclusion et des discriminations
Sous la direction d’Esther Benbassa
En librairie le 7 avril 2010
Ce dictionnaire est une première en France. Il présente et analyse les préjugés racistes et les pratiques discriminatoires des origines à nos jours, dans notre pays et dans le monde. Il va toutefois au-delà . L’idée de l’Autre étranger, objet de peur et de rejet, est certes aussi vieille que l’humanité elle-même. Couleur de peau, origine ethnique ou géographique, religion, genre, pauvreté, orientation sexuelle, handicap, toute différence sensible ou imaginée peut devenir prétexte au déchaînement de la haine et de la violence.
Pourtant, loin d’en être simplement les victimes passives, ceux qui ont subi cette haine et cette violence ont résisté. Ils ont produit des cultures plurielles, qui ont marqué la civilisation. Ils ont lutté sans relâche pour enrayer ces fléaux, épaulés par les défenseurs des libertés et de la dignité humaine.
C’est aussi à ces combats, et sans esquiver les questions brûlantes de l’actualité immédiate, que ce dictionnaire entend rendre justice.
Il comporte trois volets :
• Le racisme, l’exclusion et les discriminations en questions : Peut-on dire que la France est une société postcoloniale ? Comment peut-on être musulman en France ? La guerre des mémoires aura-t-elle lieu ? Existe-t-il une éducation contre le racisme ? Quelles avancées en matière de lutte contre les discriminations sexuelles ? Situation des femmes : peut mieux faire ?...
• Les temps forts de la chronologie, qui invitent, sans démagogie ni parti pris, à la traversée d’une histoire contrastée.
• 300 articles, d’Abolitionnisme à Zoos humains, en passant par Antisémitisme, Banlieues et quartiers, Bible, Colonisation, Cultures noires, Esclavage, Gay Pride, Génocides, Hip hop, Identité nationale, Islamophobie, Langues, cultures et identités créoles, Littérature orientaliste, Marche pour l’égalité, Misogynie, Nakba, Négationnisme, Paria, Pauvreté et précarité, Totalitarismes, Tsiganes, Voile…
Esther Benbassa est directrice d’études à l’École pratique des hautes études, Sorbonne. Elle est aussi une intellectuelle présente dans le débat public, engagée sur le terrain de la lutte contre les discriminations. En 2006, cette action lui a valu, à elle ainsi qu’à Jean-Christophe Attias, qui l’a secondée dans la direction de ce volume, le Prix Seligmann contre le racisme, l’injustice et l’intolérance.
Commentaires
je vois que l’illustration de la couverture de ce livre dénonce aussi le racisme anti-blanc ^^ le blanc systématiquement perçu comme le méchant aryen qui ne veut pas s’ouvrir aux étrangers et qui refuse de faire profiter les pauvres et gentils petits noirs de toutes leurs avancées culturelles et leur confort occidental... ah non je me trompe ? ah on me dit dans l’oreille qu’en fait cette couverture résume les immondices idéologiques déversées dans ce livre... autant pour moi, direction poubelle alors ! parce que oui messieurs, leS racismeS sont dans les deux sens. CQFD merci au revoir ;)
ps : je rappelle au passage que le patriotisme et la volonté de survie de son peuple et de son pays ne sont pas du racisme, ni du fascisme, ni du nazisme, on sait jamais je dis ça au cas où, prévoyant déjà les remarques accusatrices auxquelles je ne pourrai répondre, ne repassant plus par ici ^^
Saluons la parution de ce dictionnaire.
Mais, dites-moi pourquoi ça me dérange tant que l’on mette tout dans le même sac ?.
pardon, je signe : lola.
L’Islam autorise-t-il les Musulmanes à épouser des mécréants ?
Il est fort curieux qu’un sujet pareil ne suscite pas plus de réactions. On vous parle de racisme et d’exclusion. Ce dont vous vous plaignez tout le temps. Silence radio ! Seriez-vous aussi racistes que nous ? Je n’ose y croire. Quelque chose semble vous gêner. Confiez-vous... Curieusement, sur ce thème, je viens d’être censuré quatre fois. Le racisme et l’exclusion nous étant d’office réservés, que se passe-t-il ? Allez, expliquez-nous !
A Reno : Je suppose que les musulmans laisse les principaux intéressés s’exprimer sur la question - maintenant que vous êtes là , tout va bien.
Quant à moi, je reste perplexe face à ce dictionnaire, d’un point de vue purement professionnel, car j’ignore s’il peut être considéré comme étant une référence lexicographique, du moins pas tant que je ne l’aurai pas entre les mains.
Néanmoins, pour avoir quelque peu suivi les travaux de Mme Benbassa, je suppose qu’elle a dû aborder ce thème de façon intéressante, et l’ouvrage peut donc s’avérer instructif, surtout lorsque l’on s’attarde sur les quelques exemples d’entrées mentionnées dans l’article.
A ipefix (qui ne saura répondre, tant mieux) :
Oui, Monsieur, les racismes ne sont jamais univoques et unilatéraux. Il n’existe pas une forme de racisme, mais bien plusieurs, et de façon plus générale, une xénophobie qui s’adressera tantôt à un noir, tantôt à un musulman, tantôt à un slave.
Cela dit, s’il vous a fallu attendre cet ouvrage pour lâcher votre "cqfd", vous me navrez. Je vous invite à lire davantage, et à écrire moins (comme vous vous y promettez).
Je rappelle au passage que le patriotisme est un attachement profond et un dévouement vis-à -vis de la patrie. Un concept que j’exècre, à titre personnel, mais qui n’est en rien préjudiciable.
Là où l’on peut souligner un quelconque racisme ou une xénophobie, c’est lorsque le patriotisme devient un prétexte visant à dénigrer les droits des personnes qui sont différentes (peu importe leur couleur, peu importe leur idéologie - la xénophobie et le racisme ont ceci de particulier qu’ils sont universels). Là , ce n’est plus du patriotisme, mais bien du fascisme. Juste pour info.
Passant, une remarque (qui n’a pas été publiée, donc je tente ma chance une nouvelle fois auprès de la censure habituelle). J’ai fait allusion à plusieurs reprises à une vidéo de Farida Kaced, sur les mariages "mixtes", qui ne concernaient que les seuls mariages entre Maghrébins algériens ou marocains ou tunisiens !!!
La chose semblait être fort difficile à faire accepter aux familles concernées : en France, et entre Musulmans !
Le racisme ou simplement la xénophobie semblent être très répandus, et CHEZ TOUT LE MONDE. Ce que je combats, c’est cette volonté de se séparer des autres par le vêtement, la nourriture ou le comportement. Et selon l’origine, car je sais par ma femme qui est marocaine et musulmane, que les Algériens et les Marocains s’apprécient peu (ne parlons pas des réactions entre Algériens et Egyptiens comme on l’a vu récemment).
Ce qui est à combattre : c’est la volonté de se séparer : entre hommes et femmes, ou entre communautés.
Normalement, il faudrait viser une intégration des populations allogènes. En prend-on le chemin ? Tous les concernés ont-ils l’intention de jouer le jeu ?
Procurez-vous le dictionnaire en question et donnez votre avis. Ca m’intéresse.
A Reno :
Hélas, et je compatis, vous ne saisissez même pas la portée de ce pour quoi vous "combattez".
Combattre la différence, ce n’est pas combattre la séparation.
La différence, c’est le "aractère ou ensemble de caractères qui dans une comparaison, un ordre, distinguent un être ou une chose d’un autre être, d’une autre chose". C’est précisément ce que vous méprisez, puisque vous souhaitez que disparaissent tous ces signes de différence. C’est ridicule, car c’est oeuvrer pour l’uniformité, une notion qui n’a jamais abouti dans l’histoire, et qui n’aboutira jamais, car la différence est intrinsèque à l’humanité.
La séparation, en revanche, convient de se "séparer", soit de "diviser ; éloigner ; isoler". Trois verbes actifs qui nécessitent une volonté (un élément que l’on ne peut juger objectivement sans faire de procès d’intention) d’agir dans le sens d’éloigner et de s’éloigner.
Par exemple, une femme peut ne pas porter un signe d’appartenance, mais choisir de ne pas vous parler car vous lui êtes différent. De même, un femme arborant ce signe peut vous parler de façon cordiale (si tant est que vous le vouliez) sans juger de votre différence.
Et la xénophobie, c’est le rejet de cette différence. Tout le monde peut être xénophobe, en effet. Et il me semble que vous n’en avez pas conscience.
Passant : " C’est précisément ce que vous méprisez, puisque vous souhaitez que disparaissent tous ces signes de différence". En effet je combats tout signe de différence à partir du moment où ils introduisent une séparation entre gens qui ont déjà du mal à vivre ensemble. Inutile d’aggraver la situation. Bien que nous soyons horriblement intolérants, nos rues sont pourtant remplies, en ville, de femmes voilées auxquelles on n’oserait pas adresser la parole puisque c’est le but recherché. Je ne pense pas qu’une telle volonté , VISIBLE, de séparation entre immigrants et natifs seraient supportables dans les pays musulmans où les différences sont (très) peu admises.
Ce qui semble important pour certains croyants militants désireux de parler bruyamment à la place de tout le monde, c’est la constitution d’une communauté, séparée de la population du pays d’origine. Car rien ne serait pire pour des militants religieux que la dilution de leurs semblables dans le pays qui reçoit. Nous n’avons pas eu ce problème avec les autres vagues migratoires.
Considérez que parfois nous pouvons nous inquiéter. Aujourd’hui, le voile et le hallal, demain un enseignement séparé (le premier ministre turc vient de le réclamer lors de sa récente visite), le tout payé en plus par notre état laïc mais permissif (bien qu’intolérant paraît-il). Car un établissement scolaire sous contrat se voit financé par l’état, au bout je crois de trois ans de fonctionnement.
Bonne utilisation de nos faiblesses qui ne se rencontrent pas bien sûr dans les pays musulmans. J’admire toujours la façon dont vous exigez, ici, avec un brillant culot, des choses qui jamais ne seraient accordées dans les pays où l’Islam domine ! Quand on voit ce qui s’y passe ou s’y est passé, on ne peut qu’être méfiant vis à vis de l’évolution en cours.
Vous me sortirez sans doute des arguments juridiques qui impressionnent, mais la triste réalité, bien triviale, est là , mon cher Passant.
Passant, ça fait deux fois que je vous réponds. Mais bon... les Fondamentalistes ne laissent pas passer grand chose. Un monde nouveau nous attend sans doute ?
Passant : " C’est précisément ce que vous méprisez, puisque vous souhaitez que disparaissent tous ces signes de différence". En effet je combats tout signe de différence à partir du moment où ils introduisent une séparation entre gens qui ont déjà du mal à vivre ensemble. Inutile d’aggraver la situation. Bien que nous soyons horriblement intolérants, nos rues sont pourtant remplies, en ville, de femmes voilées auxquelles on n’oserait pas adresser la parole puisque c’est le but recherché. Je ne pense pas qu’une telle volonté , VISIBLE, de séparation entre immigrants et natifs seraient supportables dans les pays musulmans où les différences sont (très) peu admises.
Ce qui semble important pour certains croyants militants désireux de parler bruyamment à la place de tout le monde, c’est la constitution d’une communauté, séparée de la population du pays d’origine. Car rien ne serait pire pour des militants religieux que la dilution de leurs semblables dans le pays qui reçoit. Nous n’avons pas eu ce problème avec les autres vagues migratoires.
Considérez que parfois nous pouvons nous inquiéter. Aujourd’hui, le voile et le hallal, demain un enseignement séparé (le premier ministre turc vient de le réclamer lors de sa récente visite), le tout payé en plus par notre état laïc mais permissif (bien qu’intolérant paraît-il). Car un établissement scolaire sous contrat se voit financé par l’état, au bout je crois de trois ans de fonctionnement.
Bonne utilisation de nos faiblesses qui ne se rencontrent pas bien sûr dans les pays musulmans. J’admire toujours la façon dont vous exigez, ici, avec un brillant culot, des choses qui jamais ne seraient accordées dans les pays où l’Islam domine ! Quand on voit ce qui s’y passe ou s’y est passé, on ne peut qu’être méfiant vis à vis de l’évolution en cours.
Vous me sortirez sans doute des arguments juridiques qui impressionnent, mais la triste réalité, bien triviale, est là , mon cher Passant
A Reno :
Reprenons point par point les inepties (sous-)développées.
"En effet je combats tout signe de différence à partir du moment où ils introduisent une séparation entre gens qui ont déjà du mal à vivre ensemble".
Je vous ai expliqué par le biais d’une définition française et claire que la séparation est un geste actif qui ne peut être le fruit d’un vêtement. Dès lors, il est inutile de reprocher à un être qu’il se sépare d’autrui sous prétexte qu’il porte un vêtement ou une barbe un peu trop prononcés et différents. Lorsque vous, en revanche, préférez ne pas vous adresser à ces personnes, vous vous séparez (vous ne portez pas de turban, pourtant, il me semble). Donc l’apparence n’a rien à voir avec la séparation....
"Inutile d’aggraver la situation. Bien que nous soyons horriblement intolérants, nos rues sont pourtant remplies, en ville, de femmes voilées auxquelles on n’oserait pas adresser la parole puisque c’est le but recherché".
1) En vertu de quoi ne faudrait-il pas adresser la parole à une femme portant un foulard ? C’est un procès d’intention, ou un rejet convulsif et irrationnel de la différence. Quelle bêtise !
2) Quand bien même, seriez-vous tout aussi réticent à l’idée de vous adresser à un anarchiste (arborant fièrement un t-shirt "viva la revolución") ou un gothique teinté de noir avec un pentagramme en guise d’artifice ? Ou trouveriez-vous cela normal que je ne daigne pas discuter avec mon prochain si celui-ci porte un t-shirt "Dieu n’existe pas" ?
"Je ne pense pas qu’une telle volonté , VISIBLE, de séparation entre immigrants et natifs seraient supportables dans les pays musulmans où les différences sont (très) peu admises".
Revenez donc sur les concepts de natifs et d’immigrants. Nous parlons de Français - seriez-vous sectaire, raciste, sur base des origines ? (Je m’interroge)
En outre, où voyez-vous la volonté de "séparation" ? Elle n’est, à ce stade, que le fruit de votre imagination. Ou alors, prouvez-le.
"Nous n’avons pas eu ce problème avec les autres vagues migratoires".
Mon Dieu ! Éduquez-vous donc un peu avant d’oser dire des bêtises pareilles.
Le foulard et le marché "halal" ne peuvent être mis sur le même pied d’égalité. Le premier relève de la liberté convictionnelle et individuelle de la personne ; tandis que le second relève davantage d’un accommodement qui n’est en rien contraignant à l’État - que peu de facto refuser d’offrir du halal dans ses écoles. Il ne peut, en revanche - conformément aux valeurs universelles inscrites dans nos textes - restreindre les libertés individuelles, fondamentales. Dura lex, sed lex.
"Bonne utilisation de nos faiblesses qui ne se rencontrent pas bien sûr dans les pays musulmans".
Prendriez-vous ces pays majoritairement musulmans pour exemple, mon grand ?
"J’admire toujours la façon dont vous exigez, ici, avec un brillant culot, des choses qui jamais ne seraient accordées dans les pays où l’Islam domine" !
1) Étant moi-même "d’ici", je ne m’intéresse pas aux systèmes légaux de ces pays.
2) Lorsque je m’y intéresse, c’est pour condamner les restrictions et violations du droit à l’encontre de minorités. Comme je le fais ici.
C’est là que le bât blesse, d’ailleurs : là où je condamne la même attitude dans deux espaces fondamentalement différents, vous n’en condamnez qu’un... Très révélateur.
"Quand on voit ce qui s’y passe ou s’y est passé, on ne peut qu’être méfiant vis à vis de l’évolution en cours".
J’appelle cela, par simple logique, de la paranoïa. Car les textes, ces mêmes principes juridiques qui vous dérangent, ne pourront faire de la France une Arabie saoudite. Néanmoins, la France prend peu à peu exemple en imposant des contradictions et des interdits là où ses textes la contredisent... Je ne souhaite pas plus que vous que la France devienne comme ces pays, mais je lutte pour toutes les libertés, pas seulement celles qui me conviennent. Qu’on se le dise !
"Vous me sortirez sans doute des arguments juridiques qui impressionnent, mais la triste réalité, bien triviale, est là , mon cher Passant".
L’esclavagisme était une réalité triviale. Le nazisme était une réalité triviale. Fallait-il pour autant mépriser le droit, je vous le demande ? Ces droits ont évolué justement pour que les libertés ne soient plus bafoués, et pour que cette réalité s’y souscrive. À bon entendeur...
@passant :
pouvez-vous répondre par des arguments à Reno, cela apportera ducrédit à votre intervention qui est je le déplore un peu creuse.
Exemple : "- Prendriez-vous ces pays majoritairement musulmans pour exemple, mon grand ?
Et en évitant si possible d’utiliser des arguments qui se retourne aisément contre votre thèse :
"Il ne peut, en revanche - conformément aux valeurs universelles inscrites dans nos textes - restreindre les libertés individuelles, fondamentales.
>liberté de porter une mini-jupe...
"Lorsque je m’y intéresse, c’est pour condamner les restrictions et violations du droit à l’encontre de minorités." > Le droit français est le même pour tous les français, il peut être saisi par tout français."
Ne le prenez pas mal, mais cela permettra à la discussion de sortir enfin des lieux communs sur le sujet.
A zitoun :
Je vous invite à citer clairement les passages qui vous échappent, car j’ai du mal à saisir à quel niveau vous ne comprenez pas mes propos.
Mais d’après ce que j’ai compris, je peux dire les choses suivantes :
"Et en évitant si possible d’utiliser des arguments qui se retourne aisément contre votre thèse > liberté de porter une mini-jupe..."
Si vous estimez que mon argument se retourne, n’hésitez pas à argumenter.
Pour ma part, je trouve qu’il est en parfaite adéquation avec votre commentaire. La liberté de porter une mini-jupe ne peut faire l’objet d’une restriction privilégiée sous prétexte que cela irait à l’encontre d’une illusoire "culture majoritaire". Dès lors, la liberté de disposer de son corps doit être reconnu à la femme qui souhaiterait porter une mini-jupe, que ce soit en France, ou en Arabie saoudite. Ce n’est pas le cas dans ce dernier, et c’est à déplorer, mais si la France se dirige vers l’interdiction de signes religieux, elle ne fait qu’appliquer le même principe, et c’est tout aussi déplorable, et contrevient au principe fondamental des libertés individuelles, inaliénables.
"Le droit français est le même pour tous les français, il peut être saisi par tout français".
Je faisais alors allusion aux pays majoritairement musulmans. Mais oui, en France, le droit s’applique à tous, et la France ayant souscrit aux normes universelles et européennes de libertés fondamentales, elle doit s’y tenir. Ce n’est manifestement pas toujours le cas, hélas.
"Ne le prenez pas mal, mais cela permettra à la discussion de sortir enfin des lieux communs sur le sujet".
Je ne le prends absolument pas mal, j’espère juste avoir répondu à vos interrogations.
Cordialement.
« la séparation est un geste actif qui ne peut être le fruit d’un vêtement. Dès lors, il est inutile de reprocher à un être qu’il se sépare d’autrui sous prétexte qu’il porte un vêtement ou une barbe un peu trop prononcés et différents. Lorsque vous, en revanche, préférez ne pas vous adresser à ces personnes, vous vous séparez. Donc l’apparence n’a rien à voir avec la séparation.... » J’avoue ne pas vous suivre : le voile introduit bien une séparation entre sexes et entre musulmans et mécréants ? Il est signe de ralliement et signe d’hostilité envers l’Occident. Sinon il n’y aurait pas une telle charge émotionnelle. La séparation est recherchée, et si on ne s’adresse pas aux personnes si agréablement voilées, c’est parce que chacun sent que ce n’est pas souhaité. Handicap qui bien sûr n’existe pas dans le sens inverse…
(Nous n’avons pas eu ce problème avec les autres vagues migratoires). « Mon Dieu ! Éduquez-vous donc un peu avant d’oser dire des bêtises pareilles » : hé bien si, même s’il y a eu les habituels problèmes de confrontation avec des gens différents, les précédents immigrants se sont intégrés. Peut-être parce qu’ils le souhaitaient…
« Prendriez-vous ces pays majoritairement musulmans pour exemple, mon grand ? »  : oh my God, jamais, jamais ! Ces pays sont des contre-exemples. L’avertissement face à ce qui ne doit pas être fait ici. Ils montrent l’échec d’un système de pensée qui s’est voulu parfait et qui, pensant détenir la vérité unique, ne tolère pas la différence et ne se remet pas en question. Là -bas, l’évolution ne se fait que sous la contrainte des nouvelles réalités.
« Je ne souhaite pas plus que vous que la France devienne comme ces pays, mais je lutte pour toutes les libertés, pas seulement celles qui me conviennent. Qu’on se le dise ! » : vous devriez, comme les gens d’Oumma.com, lutter beaucoup plus pour les libertés de ces pays où, malgré la présence rassurante et bienfaisante de l’islam garanti d’origine comme en Arabie, le résultat laisse un peu à désirer.
« Fallait-il pour autant mépriser le droit, je vous le demande ? Ces droits ont évolué justement pour que les libertés ne soient plus bafoués, et pour que cette réalité s’y souscrive »  : c’est ICI, mon cher Passant, que cette évolution a eu lieu. Mais je ne vous apprends rien. Je devine que ne voulez pas non plus revenir en arrière...
A Reno :
"J’avoue ne pas vous suivre : le voile introduit bien une séparation entre sexes et entre musulmans et mécréants ? Il est signe de ralliement et signe d’hostilité envers l’Occident".
Il s’agit d’une interprétation qui vous est personnelle. Dois-je conclure que le port d’un t-shirt "Dieu n’existe pas" est un acte d’hostilité ? Vous ne pouvez, vous, attribuer une charge émotive à un vêtement qui est porté par des tiers.
"Sinon il n’y aurait pas une telle charge émotionnelle".
La chargé émotionnelle, quelle est-elle ? Le fait que des personnes se voient restreindre leurs libertés ? Oui, je suis navré, mais il y a de quoi perturber un individu lorsqu’on viole ses libertés (comme c’est le cas en France, en Arabie saoudite).
"La séparation est recherchée, et si on ne s’adresse pas aux personnes si agréablement voilées, c’est parce que chacun sent que ce n’est pas souhaité".
Vous le sentez. Prétendre et présupposer que c’est le cas de "chacun", c’est s’adresser au nom de personnes que vous ne connaissez. Vous vous sentez ainsi, peut-être avez-vous un entourage qui se sent ainsi. Qui êtes-vous pour présupposer des intentions et du souhait d’une personne. Vous n’êtes pas devin, c’est moi qui vous le dis.
Deuxièmement, il existe des femmes qui ne souhaitent pas plus que d’autres de ne pas s’adresser à d’autres individus. Celles-ci ne sont ni musulmanes, ni porteuses d’un signe d’appartenance extérieure, donc vous ne pouvez de facto lier le vêtement à l’intention, d’autant plus que vous ne connaissez pas la personne, c’est un comble.
"hé bien si, même s’il y a eu les habituels problèmes de confrontation avec des gens différents, les précédents immigrants se sont intégrés. Peut-être parce qu’ils le souhaitaient…"
Je ne vais pas m’aventurer dans un cours d’histoire en vue de démontrer que votre réduction du phénomène est risible, je vous renvoie à des sources plus scientifiques que mes propos. Cela étant, vous ne pouvez - à nouveau - pas prétendre être au fait du souhait de ces Français dont nous parlons.
Cela étant, nous pouvons examiner le contexte socio-politique pour tenter objectivement d’apporter une réponse à ce phénomène : tout d’abord, qu’est-ce que l’intégration ? (Car à vous lire, c’est de l’assimilation pure et dure : "éradiquez vos signes de différence, ou vous n’êtes pas français").
Deuxièmement, contrairement aux autres vagues migratoires, qui partageaient une pensée et idéologie globalement communes, des musulmans (et non pas "les") entendent - à juste titre, d’un point de vue légal - réaffirmer un droit qui leur est consacré, mais qui est perpétuellement bafoué.
"oh my God, jamais, jamais ! Ces pays sont des contre-exemples. L’avertissement face à ce qui ne doit pas être fait ici".
Et qu’est-ce qui se fait là -bas ? L’État s’ingère dans l’idéologie de sa population, et impose des mesures strictes d’interdiction/d’obligation, conformément à ce que doit être la culture majoritaire dans ce pays, dans un geste de refus catégorique de la différence.
Que fait la France, lorsqu’elle restreint des libertés fondamentales (hors les limites prévues par la Convention européenne des droits de l’Homme) ? Elle s’ingère sur le plan idéologique, en prenant des mesures strictes visant à imposer l’interdiction de signes et symboles, conformément à ce que doit être la culture majoritaire, dans un geste de refus catégorique de la différence.
Voyez-vous, je souhaite également que la France ne devienne pas comme l’Arabie saoudite. Mais pour cela, il faut prôner le système démocratique, fondé sur des principes simples de liberté.
"vous devriez, comme les gens d’Oumma.com, lutter beaucoup plus pour les libertés de ces pays où, malgré la présence rassurante et bienfaisante de l’islam garanti d’origine comme en Arabie, le résultat laisse un peu à désirer".
Je lutte pour la liberté de manière inconditionnelle. Mais étant Européen et la situation s’y prêtant davantage, ne serait-ce que d’un point de vue géographique, j’entame ce combat ici, chez moi. Et je constate, hélas, que la situation laisse à désirer ici aussi. Moins, c’est certain. Mais une différence dont les frontières se diluent de jour en jour... Imposer le port d’un vêtement là -bas, c’est imposer son interdiction ici. Cette phrase fonde toute mon argumentation, qui privilégie le libre choix de l’individu. Une chose que vous avez manifestement du mal à saisir.
"c’est ICI, mon cher Passant, que cette évolution a eu lieu. Mais je ne vous apprends rien. Je devine que ne voulez pas non plus revenir en arrière..."
Vous dites quelque chose de sensé, mais n’en comprenez pas la portée, ou ne voulez pas comprendre.
Oui, cette évolution a eu lieu.
Non, je ne veux pas d’un retour en arrière.
Donc oui, la France a octroyé des libertés ; maintenant, elle veut les restreindre ou les détruire, et ça, c’est le retour en arrière. Je ne le veux pas. Le voulez-vous ?
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