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[Vidéo] Les musulmans se déchirent autour de la mosquée de Bègles

A Bègles, en plein coeur du fief de Noël Mamère, dans la banlieue sud de Bordeaux, les responsables de la petite mosquée locale, entourés d’une soixantaine de fidèles, résistent encore et toujours, et même plus que jamais, à la décision municipale jugée arbitraire qui les a dépossédés de leur lieu de culte le 23 avril dernier, au profit de la Fédération musulmane de Gironde (FMG), les acculant à une situation inextricable, mais pas encore désespérée.

C’est en tout cas dans cet état d’esprit, à la fois combatif et plein d’espoir, que nous a contactés Hani Delimi, le président par intérim de la mosquée passée soudainement, et à la faveur d’un prétexte administratif lié à la gestion des lieux, dans le giron de Tareq Oubrou, le grand imam de Bordeaux et figure de proue de la FMG, afin de dénoncer les méthodes de sa structure et son appétit hégémonique à l’échelle départementale.

Les voix s’élèvent en Gironde pour reprocher à Tareq Oubrou, ce pionnier de l’engagement associatif, décoré de la Légion d’honneur en 2013, sa propension à s’être auto-proclamé acteur clé de l’islam sur ses terres, cherchant à étendre ses pouvoirs sur les petites mosquées de proximité, et ce, de manière autoritaire. Avant Bègles, les mosquées du Grand Parc, de Pessac, de Bordeaux Rive Droite, de Floirac et de Libourne affirment avoir subi de plein fouet l’agressivité de sa stratégie de conquêtes, comme nous l’ont rapporté deux personnalités de Pessac, affligées par le sort réservé aux musulmans béglais, ainsi que Abdelnacer Akkouche, membre du conseil d’administration de la mosquée de Bègles.

Depuis ce 20 avril 2015 qui a plongé l’Association des Citoyens Musulmans Béglais (ACMB) dans la consternation, à l’annonce, tombée comme un couperet, de la rupture par la mairie de la convention, signée en 2008, de mise à disposition de 120 m² de locaux, la communauté musulmane locale a assisté, impuissante et atterrée, à ce qu’elle qualifie de « mainmise organisée » de sa mosquée par la FMG.

« Nous sommes certains, Monsieur le Maire, que vous avez voulu agir dans l’intérêt général des fidèles de la mosquée de Bègles, en faisant appel à la FMG. Cependant, le choix de lui confier la gestion de ce lieu reste très incompris et très contesté par les fidèles béglais et les membres de l’ACMB », déplorait vivement Hani Delimi dans une longue missive très argumentée (se reporter à la pièce jointe en fin d’article), adressée le 25 mai à l’édile, Noël Mamère, en concédant avec sincérité et lucidité : « Nous sommes conscients des difficultés qui ont entravé le bon fonctionnement de notre association ces derniers mois. Toutefois, nous sommes confiants dans les compétences en son sein pour lui permettre de se redresser et de relever en toute autonomie les défis auxquels elle doit faire face, et ce, sans avoir besoin d’un tuteur ». Un tuteur décrié en ces termes : « Ce n’est certainement pas dans la FMG que nous trouverons ce tuteur bienveillant ».

S’estimant lésés, au mépris de l’article 4 de la convention de mise à disposition qui stipulait noir sur blanc que «  la Ville pourra résilier la présente mise à disposition à tout moment moyennant préavis de six mois et sans aucune indemnité pour le preneur », mais aussi des valeurs musulmanes qu’ils ne supportent pas de voir ainsi piétinées, les fidèles de Bègles protestent contre l’« OPA » opérée par les représentants de la structure phare de l’islam girondin. Tous blâment la diabolisation qui les a fait passer, des semaines durant, pour de dangereux « intégristes ou islamistes », et leur mosquée pour un « repaire de salafistes » où les prêches, selon les rumeurs alimentées par leurs détracteurs, étaient prononcés en langue arabe exclusivement.

Abattus mais ne s’avouant pas vaincus, ils sont près d’une soixantaine, jeunes et moins jeunes, à serrer les rangs, vendredi après vendredi, contre ce qu’ils considèrent être une véritable injustice, après avoir vainement tenté d’amorcer le dialogue avec les représentants de la FMG en vue de trouver un terrain d’entente. Depuis plus de six semaines, les musulmans de Bègles refusent obstinément de se soumettre au diktat de la FMG et de prier sous la direction des imams issus de ses rangs, restant sourds à leurs invitations pressantes à pénétrer dans le lieu de culte.

Un lieu de culte méconnaissable, car fermé et sans fidèles, tandis que la résistance pacifique qui a lieu tous les vendredis devant la mosquée, au moment de la Djoumouâ, ne faiblit pas, et ce, en dépit des provocations de certains membres de la FMG dont les musulmans béglais se disent victimes, et de l’imposant dispositif policier déployé (une dizaine de véhicules chaque semaine, rien de moins !).

Paroles de citoyens de Bègles, musulmans et non musulmans, unanimement consternés par la tournure de l'affaire.

Parmi les échanges tristement mémorables que Abdelnacer Akkouche a consignés par écrit, les paroles s’envolant si facilement, les propos tenus par un cadre de la FMG sont, à cet égard, révélateurs du climat ambiant sous haute tension  : « C’est Dieu qui nous a donné cette salle, et de ce fait, nous ne l’abandonnerons jamais », aurait lancé ce membre éminent de la fédération, avant de se faire plus menaçant, criant à qui voulait l’entendre que si cette mobilisation perdurait, les musulmans récalcitrants risqueraient jusqu’à deux ans de prison. Loin de s’adoucir à la vue de femmes qui se trouvaient à l’intérieur de la mosquée, son ton se serait même durci : « Ou vous quittez la salle pour aller à l’endroit réservé aux femmes, ou j’appelle les forces de l’ordre et vous serez embarquées, et là vous risquerez 15 ans de prison », aurait-il tonné, tout en martelant à l’adresse d’Abdelnacer Akkouche que "s’il n’était pas content de la situation, il n'avait qu'à quitter la France", en insistant lourdement sur le fait que "lui, il est français".

Comble de l’ironie, il a répété cette même phrase à une jeune femme convertie qui ne le lui a pas envoyé dire : « Je suis française depuis des générations et je suis chez moi ! », a rétorqué cette dernière sans se démonter (voir son témoignage dans la vidéo ci-dessus).

Au cours de ce bras de fer engagé avec la mairie de Bègles et la FMG, au grand dam de l’Association des Citoyens Musulmans Béglais qui aurait préféré ne pas en arriver à de telles extrémités préjudiciables pour tous, et au premier chef pour la communauté musulmane déjà passablement stigmatisée, les demandes de médiation adressées à Noël Mamère sont restées désespérément lettre morte, l’approche du Ramadan ne semblant nullement émouvoir le premier magistrat de la cité et infléchir en quoi que ce soit sa décision.

Il n’est pas d’impasse dont une certaine hauteur de vue politique et l’intelligence du cœur ne sauraient venir à bout, c’est à cette lueur d’espoir que s’accrochent aujourd’hui les responsables et fidèles de la mosquée de Bègles, en espérant fébrilement que la politique du pot de terre contre le pot de fer, contraire à l’éthique musulmane, ne brisera pas le plus faible au profit du plus fort.

Par la rédaction.

Dans un souci d’équité, après avoir contacté la direction de la Fédération Musulmane de Gironde (FMG), nous portons à votre connaissance son communiqué officiel qui se veut être un droit de réponse aux attaques portées contre elle par l’Association des Citoyens Musulmans Béglais (ACMB).

                LA FMG : éclaircissements à propos de la Mosquée de Bègles.

            Voilà plus d’un mois que les musulmans de Bègles sont empêchés de prier dans un lieu de culte par un groupe pour dénoncer « un putsch organisé par la mairie et la mainmise de la FMG sur le culte musulman de la ville » (Journal des mosquées des mosquée de France). Le site de l’extrême droite a dit exactement la même chose : « La communauté musulmane de Bègles dénonce la mainmise des pouvoirs publics sur la gestion de leur culte et dénonce la mainmise de la mosquée de Bordeaux sur celle de Begles ».Le site d’extrême droite (Info-Bordeaux), rejoint ainsi un site communautaire inconnu (Journal des mosquées de France). On voit bien là que les extrêmes se rejoignent.

            De quoi s’agit-il ? De quel putsch est-il question ? À qui appartient la salle ? Pourquoi la mairie a mis fin à la convention avec l’ « association culturelle des musulmans de Bègles » ? Pourquoi la FMG a accepté de gérer le lieu de culte ?

            C’est sur fond d’un problème administratif que le maire Noël Mamère a mis fin à la convention d’utilisation de la salle de prière qu’il avait confiée, en 2008, à l’Association culturelle des musulmans de Bègles. L’argument évoqué par la mairie est le manque de transparence dans le fonctionnement de l’association et la mauvaise gestion des lieux. En conséquence de quoi, la mairie a sollicité la Fédération Musulmane de Gironde pour sa gestion afin de garder ce lieu disponible pour les musulmans de Bègles. La FMG s’est alors vue moralement obligée d’accepter la gestion. Elle ne pouvait refuser cette responsabilité car elle est dans son rôle.

            Néanmoins, avant d’ouvrir la salle, la FMG a pris soins d’impliquer des membres de l’association d’une manière ou d’une autre pour justement éviter les tensions. Non seulement ils ont refusé de collaborer, mais ils ont diffusé des contres vérités jusqu’à dissuader des béglais pour ne pas participer à la gestion de la salle.

            Le vrai problème n’est pas avec la FMG, mais entre la mairie et cette association qui jusqu’alors est représentée à la fois par un président sortant qui exerce illégalement la présidence, par un président élu mais empêché par le premier d’exercer sa fonction et un troisième président intérimaire nommé par le deuxième.

            Au lieu de régulariser, d’éclaircir leur situation et négocier intelligemment, l’association en question a préférée mobiliser des personnes majoritairement non béglaises pour empêcher l’exercice serein du culte.

            Ce qui est incompréhensible et religieusement inadmissible c’est que ces mêmes personnes prétendant défendre le culte font tout pour  l’empêcher, préférant manifester pendant plus de trois vendredis consécutifs devant la salle au lieu d’accomplir cette prière canonique obligatoire, comme si le différent administratif les affranchissait d’un devoir religieux essentiel. Cela en dit long la conscience religieuse d’aucuns.

            Dans l’état actuel, la FMG a entrepris des travaux de rénovation pour accueillir les fidèles dans des conditions meilleures. La prière du vendredi et les cinq prières y sont déjà assurées. Quant aux inscriptions des enfants à l’école religieuse pour l’année prochaine seront bientôt ouvertes.

            Nous profitons de cette occasion pour annoncer que la FMG a choisi la ville de Bègles pour sa fête de fin d’année scolaire (400 familles et plus de 800 élèves). Nous souhaitons aussi, en l’occasion de l’approche du Ramadan, que les musulmans de Begles retrouvent enfin la sérénité.

LA FMG. Fédération musulmane de Gironde.

Mosquée de Bordeaux.

Pour étayer cet article, nous publions également la conclusion du courrier, en date du 25 mai, adressé au maire de Bègles par Hani Delimi, le président de la mosquée et du Conseil d’administration de l’Association des Citoyens Musulmans Béglais (ACMB) :

" Ce n’est certainement pas dans la FMG que nous trouverons ce tuteur bienveillant. Et c’est encore moins de cette association que nous devons recevoir des leçons de gestion, de transparence, ou de bonne gouvernance. On sait combien elle a défrayé la chronique avec ses conflits internes et externes excluant toutes contestations ou avis « non conforme ». L’opacité de sa gestion financière a été dénoncée de l’intérieur même de l’AMG sans parler des luttes de pouvoir entre ses membres.

Cette organisation est devenue ces dernières années, malgré son image dans les médias, une véritable structure de déstabilisation des autres associations musulmanes dans l’agglomération bordelaise. En effet, les mosquées du Grand Parc, de Pessac, de Bordeaux Rive Droite, de Floirac et même celle de Libourne en ont fait les frais ; elles ont beaucoup souffert de sa politique agressive de domination.

Ces associations sont prêtes aujourd’hui, ainsi que d’autres, à se joindre à notre combat pour protéger notre lieu de culte béglais desambitions de conquête de la FMG.

Cette pseudo fédération avec son projet ambitieux de grande mosquée de Bordeaux, est devenue aujourd’hui un inquiétant prédateur pour les mosquées de proximité. Ces dernières sont vitales pour la diversité des opinions, pour la formation des jeunes et la lutte contre les dérives sectaires et extrémistes dans les quartiers.

Notre association est le véritable acteur du terrain sur la question de l’islam dans notre commune. Elle tire sa légitimité de sa proximité avec les fidèles et de leur soutien, de sa gestiontransparente de leurs denierset de la douceur et la tolérance du message transmis.

C’est en ce sens que nous pensons être Monsieur le Maire, votre véritable et légitime  partenaire pour l’organisation du culte musulman à Bègles.

A ce propos, le Ramadan 2015 débutera le 17 juin prochain. Nous souhaitons vivement vous rencontrer le plus rapidement possible après réception de notre présent courrier, afin de tourner la page de cet épisode perturbé de notre collaboration et aborder  ensemble le cadre de nos relations futures.

Les prières du soir en ces mois de juin et juillet se feront entre 22h et 00h 30. Une partie de nos concitoyens musulmans sont des personnes âgées, parfois à mobilité réduite ; ils tiennent absolument à accomplir leurs rituels sacrés que sont la prière et le jeûne dans la paix et la quiétude. Le temps nous presse de trouver rapidement une solution à cette crise pour faire face aux besoins des fidèles.

L’objectif de cet entretien est de trouver ensemble une issue urgente à cette situation particulièrement délicate. Assuré de l’intérêt que vous portez à ce sujet, nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien réserver à notre demande.

Dans l’attente de votre réponse,

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Député Maire, l’assurance de notre profond respect et de notre entier dévouement."

Monsieur DELIMI Hani

Président de l’ACMB

2 commentaires

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  1. En réponse à
    FÉDÉRATION MUSULMANE DE LA GIRONDE
    Éclaircissements à propos de la Mosquée de Bègles
    https://www.facebook.com/habib.mazhouda?fref=ts

    UN NOUVEAU FIEF ANNEXE AUX TERRITOIRES DE LA FMG
    Nous sommes profondément choqués mais au fond peu surpris par la teneur des propos de la FMG qui traduisent comme d’habitude non seulement une lecture éminemment subjective des faits mais aussi et surtout un ensemble de contre-vérités absolument insupportable. La stupeur passée, une question nous vient forcément à l’esprit: Pourquoi avoir attendu plus d’un mois pour réagir, si ce n’est un besoin évident de justification à l’égard d’une communauté Musulmane qui se désolidarise chaque jour un peu plus d’un organe autoproclamé et dont le seul but est de se servir sans jamais servir la composante Musulmane.

    Examinons les éléments mise en avant par la FMG afin de se dédouaner encore une fois de sa responsabilité dans cette affaire.

    Concernant le fait d’être empêché de prier
    Nous citons « Voilà plus d’un mois que les musulmans de Bègles sont empêchés de prier dans un lieu de culte par un groupe » Première contre-vérité visiblement mise en avant pour minimiser la responsabilité de la FMG dans cette affaire et qui consiste à laisser croire naïvement qu’un groupuscule constitué « de fauteurs de troubles « empêcherait l’ensemble de Musulmans Bèglais d’exercer leur pratique cultuelle. Si les Musulmans Béglais ne peuvent concrètement exercer leur pratique religieuse c’est seulement en raison d’une occupation illégale et sauvage de leur lieu de culte par cette nébuleuse indésirable dont il conteste fermement la légitimité. D’ailleurs, il suffit pour s’en convaincre de comptabiliser le nombre ridicule de Musulmans Béglais qui depuis le début du conflit accepte de prier derrière l’Imam imposé. En effet, la majorité des fidèles « suivistes » ne sont pas des Béglais, mais plutôt une poignée d’inconditionnels acquis à la cause de la FMG et appelés en renfort dans l’objectif de discréditer les revendications légitimes de la composante Musulmane Béglaise.

    Concernant la comparaison avec l’extrême droite.
    C’est décidément une constante au sein de la FMG que de tenter de stigmatiser l’autre afin de le disqualifier de manière définitive en s’efforçant de le réduire au silence.
    En quoi le fait de dénoncer une réalité : Celle de la mainmise de la FMG sur le lieu de culte des Musulmans Béglais constitue une position radicale au point de comparer ces derniers de manière honteuse avec l’extrême droite.
    En revanche, certaines positions irresponsables prises par la FMG dans le passé et encore aujourd’hui et qui consistent à surfer sur la vague du salafisme font nécessairement le jeu de l’extrême droite. Le cas de la tentative avortée de la prise de pouvoir du lieu de culte de Bordeaux-Nord en est une illustration. Et il ne s’agit pas d’un cas isolé. (/www.sudouest.fr/2013/07/03/la-salle-de-priere-divise-l-islam-au-grand-parc-1103864-2780.php)

    Concernant l’argument du manque de transparence
    Nous citons :
    «L’argument évoqué par la mairie est le manque de transparence dans le fonctionnement de l’association et la mauvaise gestion des lieux ».
    Bien que pathétique cet argument prête à sourire et à plus forte raison quand il est soulevé par une Pseudo fédération qui malgré son changement de nom ne parviendra jamais à faire oublier aux nombreux musulmans qui l’ont vécu et peuvent en témoigner ce qu’elle fut par le passé et continue d’être : Une nébuleuse antidémocratique dirigée depuis plus de 30 ans par une oligarchie au pouvoir qui ne sert que ses propres intérêts. Cette nébuleuse est issue de l’ancienne AMG : Association des Musulmans de la Gironde dissoute depuis et transformée en une pseudo fédération destinée à faire oublier le « cancer » qu’elle continue de porter en elle : Celui des atteintes les plus élémentaires faites à nos principes démocratiques. ( instauration d’une culture de l’opacité financière, absence de transparence totale dans le fonctionnement administrative de l’association, tentatives d’abus de confiance, liste entaché d’illégalités au moment de l’élection du CA en 2011, atteintes graves et répétées portées aux statuts de l’association depuis de nombreuses années etc….) Toutes les preuves concernant nos allégations peuvent être portées à la connaissance de ceux d’entre vous qui désirent les consulter en plus des témoignages nombreux de celles et ceux qui ont été témoins oculaires des faits.

    Concernant la légitimité à agir de la FMG
    Nous citons : « La FMG s’est alors vue obligée moralement d’accepter la gestion. Elle ne pouvait refuser cette responsabilité, car elle est dans son rôle. » Il s’agit là d’une totale aberration. La FMG ne représente qu’elle-même, elle s’est autoproclamée représentante des Musulmans de la Gironde et cela malgré des contestations de plus marquées d’une grande majorité des responsables associatifs qui ne lui reconnaisse aucune légitimité. Il ne s’agit que d’une coquille vide qui ne fédère que du vent. Qui sont les associations qui lui sont affiliés ? Comment sont-elles représentées en son sein ? Quels services mettent-elles à leur disposition ? Qui lui a donné ce pouvoir de représentation ?

    Concernant le fait de négocier « intelligemment »
    Nous citons : « Au lieu de régulariser, d’éclaircir leur situation et négocier intelligemment, »
    Au cours des négociations que Monsieur Mazhouda qualifie de manière inadaptée et indécente « d’intelligentes » la FMG a tenter de nous imposer sa vision en nous dépossédant de la quasi-totalité de la gestion du culte. Ce qui pour nous était bien évidemment totalement inacceptable. Nous pouvons en produire la preuve par de nombreux témoignages et une transcription exacte des échanges réalisés ce fameux jour. Cela démontre néanmoins de manière incontestable la mauvaise foi manifeste de nos interlocuteurs.
    La collaboration se fait entre groupe de façon libre et indépendante et non conditionné par un groupe qui se croit détenir la vérité absolue .Ils définissent le partage des taches de la manière suivante :
    Les activités intellectuelles (prêches, conférences, cours) pour eux.
    Les tâches de manutention (ouverture des portes, nettoyage) pour nous.
    Voilà la collaboration méprisable et méprisante que nous proposent ces individus déconnectés de la réalité musulmane beglaise.

    Concernant la réalisation des travaux.
    Enfermée dans sa logique de conquête de nouveaux territoires dont l’objectif est d’arracher une légitimité qu’elle n’a pas et n’aura jamais, cette nébuleuse antidémocratique s’est empressée à peine ayant pris possession des lieux d’y réaliser des travaux comme si ce local lui appartenait de manière définitive. Cette attitude des plus choquantes montre à l’évidence combien, ces « mercenaires « assoiffés de pouvoir n’ont jamais accordé la moindre importance aux intérêts de la composante Musulmane Béglaise et non jamais souhaité négocier et cela dès le départ. Si non pourquoi avoir agi de la sorte.

    Plus grave encore, elle envisage d’inviter l’ensemble des élèves appartenant aux deux seules mosquées dont elle peut se vanter de gérer le fonctionnement à venir « occuper « les lieux alors même que ces jeunes n’ont aucun lien avec la ville de Bègles. Surprenante attitude pour une Fédération qui veut rétablir la sérénité au sein des lieux.

    Nous invitons la FMG à cesser de parler au nom des Musulmans de la Gironde dont une grande majorité ne lui reconnaît aucune légitimité. Et ce n’est pas la démonstration grossière de la force par le nombre (400 familles et 800 élèves) qui changeront cette donnée.

    Nous conseillons vivement à la FMG de renoncer à se poser en donneur de leçons dès lors que la défense de ses propres intérêts est aux antipodes de l’éthique Musulmane.

    Décidément, ces « mercenaires » qui se livrent progressivement à un dépouillement en règle des lieux de cultes n’ont aucune dignité et affichent aux yeux de l’ensemble de nos concitoyens une image des plus déplorables. Prêts à tout pour une misérable reconnaissant. Prêts à tout pour exister Prêts à tout pour préserver leurs privilèges.

    Hassen.
    Comité de Soutien aux Musulmans Béglais

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