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Une jeune fille agressée, choquée par les “accusations” portées contre “la religion musulmane”

Après un été rythmé par une chasse aux sorcières anti-burkini acharnée, les premiers jours de la rentrée, loin d’être plus apaisés, ont été émaillés d’agressions au fort retentissement, toutes ayant en commun, outre leur caractère hautement répréhensible, d’exacerber un racisme anti-arabes et anti-musulmans sans garde-fous, amplifié par la caisse de résonance des réseaux sociaux.

Alors qu’à Toulon, l’affaire fracassante des « shorts » imaginaires a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, embrasant les esprits sur Twitter contre « l’islam radical, la charia et les barbares islamistes », plus au nord, à Guingamp, en Bretagne, l’attaque violente commise contre une jeune fille de 17 ans par un dangereux individu qui lui a reproché sa « tenue trop provocante » a transformé Twitter en un tribunal de tous les délires, où se sont déchaînés des juges partiaux, aveuglés par une islamophobie viscérale, qui ont très rapidement désigné le coupable idéal : un arabe forcément, musulman inévitablement.

Une semaine mouvementée s’est écoulée depuis l’agression d’une extrême brutalité qui lui a valu trois jours d’ITT,  la lycéenne, blessée dans sa chair et son âme, étant doublement sous le choc d’une rencontre fortuite cauchemardesque, et de l’avalanche de commentaires injurieux et haineux sur les réseaux sociaux qui a tout enseveli sur son passage, la raison et la quête de la vérité.                    

C’est dans les colonnes du Télégramme qu’elle a souhaité livrer sa version des faits, la seule qui compte, désireuse de faire taire les amalgames ravageurs et les assertions fallacieuses qui se sont répandus comme une traînée de poudre. « J’ai été choquée par les accusations envers la religion musulmane et les personnes maghrébines », a-t-elle confié à la presse locale, avant de s’indigner :  « C’est totalement injustifié, l’homme qui m’a agressée était clairement de type européen ».

Animée par une volonté de faire éclater la vérité qui l’honore, cette courageuse jeune fille, réconfortée par de nombreux messages de soutien sur Facebook, a également fait savoir qu’elle ne changera rien, ni à ses habitudes, ni à son choix vestimentaire. Elle a porté plainte auprès de la brigade de Gendarmerie de Guingamp.

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