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Un jeu Lego dans l’univers “Star Wars” suspecté de racisme anti-musulmans

Sur la planète imaginaire Tatooine, Jabba Desilijic Tiure, alias Jabba le Hutt, n’a rien du Prince charmant en quête de sa Belle au Bois dormant, ni d’un Robin des Bois au grand cœur. Un peu trop suranné au goût du concepteur de jouet danois Lego…

En phase avec son temps, le héros de ce jeu de construction sur « Star Wars »  a les traits patibulaires d’un "terroriste, aimant fumer un narguilé et faire tuer ses victimes", et s’entoure de personnages tous plus sinistres les uns que les autres, qui "font des choses démoniaques, comme garder des esclaves et commettre des meurtres", ainsi que le déplore vivement la Communauté turque d’Autriche, qui ne décolère pas après avoir eu la désagréable surprise de découvrir que le palais de ce dernier ressemble étrangement à la mosquée Sainte-Sophie à Istanbul.

Cette reproduction, prétendument ludique, a déclenché les foudres des représentants de la communauté turque, qui envisagent de porter plainte contre le fabricant Lego en Autriche, en Allemagne et en Turquie, pour incitation à la haine raciale à travers un jeu dont certains éléments sont "pédagogiquement douteux". 

Dans un communiqué, la Communauté turque a appelé au boycott de ce jeu Lego, s’insurgeant contre des similitudes inacceptables avec la mosquée Sainte-Sophie, susceptibles d’alimenter des préjugés anti-musulmans délétères auprès des plus jeunes et par conséquent des plus impressionnables : "Le fait que Lego recommande ce jeu est du pur racisme", dénoncent ses dirigeants, pour qui "Il est évident que, concernant le personnage du sale type répugnant Jabba et l'ensemble du décor, des préjudices racistes et des allusions contre les Orientaux et les Asiatiques ont été utilisés afin de les présenter comme des personnalités trompeuses et criminelles (des esclavagistes, des leaders d'organisations criminelles, des terroristes, des criminels, des meurtriers, qui pratiquent le sacrifice humain)", peut-on lire sur le site Austrian.

Sur la sellette, la direction Lego nie toute malveillance de sa part, ainsi que le rapporte le journal The Telegraph,regrettant la mauvaise lecture qu’en fait la Communauté turque d’Autriche.

Dans ce dialogue de sourd qui oppose des concepteurs d’un jeu de construction mondialement connu, bien décidés à ne pas perdre la face et encore moins des parts de marché, à la communauté culturelle turque d’Autriche, sûre de ce qu’elle avance, le packaging est aussi une pomme de discorde. Pour ses dirigeants, le "diable rouge vif et noir qui fronce les sourcils" (l'immonde Dark Maul), figurant en haut, à droite, est la triste illustration de l’inconséquence et du manque d’empathie dont fait preuve un fabricant de jouets qui "divertit les enfants depuis des décennies".

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