Dépouillé par des financiers israéliens sans foi ni loi, la fin tragique de Fred Turbide, un retraité canadien de 61 ans, pleuré par sa femme et ses enfants inconsolables et regretté par tous ceux qui l’ont côtoyé, professionnellement ou amicalement, jette une lumière crue sur les options binaires frauduleuses made in Israël.
Entièrement ruiné par un courtier de la société israélienne 23Traders, un escroc se faisant appeler « Julien Wellington », qui l’a pris dans les mailles de ses filets jusqu’à l’acculer au suicide le 21 décembre 2016, le malheureux Fred Turbide a été progressivement poussé à investir les économies de toute une vie, le crédit de sa maison et de ses entreprises dans l’illusoire perspective d’améliorer sa retraite.
Les belles promesses de tirer profit de ses soi-disant juteux placements se sont évanouies à l’air libre, et ses 200 000 dollars canadiens ont été dilapidés en un rien de temps, le laissant anéanti, sans ressources et couvert de honte, au point d’être conduit à commettre un geste fatal quelques jours avant Noël, chez lui à Edmonton, dans l’Alberta.
Fred Turbide, ce père et mari attentionné, unanimement loué pour son intégrité, son sens du dévouement et sa bonté d’âme notamment envers les plus démunis (il a recruté plusieurs sans abri au sein de son entreprise) est tombé, comme des milliers d’autres proies de par le monde, dans le traquenard tendu par l’industrie israélienne des options binaires qui l’a littéralement dépecé.

Une industrie qui n’a cessé de prospérer en Israël en l’espace de dix ans et de se développer à l’échelle planétaire, faisant un long cortège de victimes, à coup de milliards de dollars, sans que les autorités israéliennes ne s’en émeuvent.
« J’ai perdu ma maison, l’argent de ma retraite et mon entreprise, à cause de vous. Il est maintenant 15h52 (mon heure). Je vais prendre une douche puis aller au garage pour me finir. Je vous donne une heure pour m’appeler avec des résultats positifs pour récupérer l’argent que j’ai perdu».
En proie à un profond désespoir, c’est un homme brisé qui a écrit ces derniers mots poignants dans un courriel lancé comme une bouteille à la mer à l’infâme « Julien Wellington » de la société 23Traders, illégale au Canada, et resté bien entendu lettre morte, avant de mettre fin à ses jours dans son garage.