Un arrêt important vient d’être rendu par la cour de cassation. Il porte sur le foulard islamique au travail. Un magasin qui a licencié une vendeuse pour cette raison n’est pas dans son bon droit. Vouloir préserver l’image de l’entreprise n’est pas une bonne raison pour l’interdire.
C’est l’histoire d’une vendeuse de la chaîne de prêt à porter Camaïeu. Elle revient de congé maternité et elle décide de porter désormais le foulard islamique à son travail. Un foulard qui lui dissimule les cheveux, les oreilles, mais aussi le cou. Son entreprise décide dans un premier temps de la dispenser d’activité, puis elle la licencie. Motif : son apparence ne correspondrait pas aux attentes de la clientèle.
Cette vendeuse ne va pas accepter ce licenciement et l’affaire va aller jusqu’en Cour de cassation. Les plus hauts magistrats se sont déjà prononcés sur des affaires de port du voile, mais jamais dans un magasin, et jamais pour de tels motifs. Ils avaient déjà donné raison à une ingénieure envoyée chez le client par son entreprise qui avait refusé de retirer son voile islamique. Mais là, il s’agit d’une employée en contact avec le public, puisqu’elle est vendeuse, et de l’image de marque d’une enseigne. Son jugement était donc très attendu. Le licenciement a été jugé comme discriminatoire.

