A quoi reconnaît-on les fans inconditionnels de Nadine Morano, qui boivent ses paroles comme du petit lait, entièrement acquis à la cause de « la France de race blanche » ( judéo-chretienne, ça c’est moins sûr…) ?
A ce militant à la retraite qui justifie la démagogie de caniveau de sa candidate favorite en comparant la « France de race blanche » à la race bovine limousine ;
A cette femme, fière d’être française et blanche à la fois, qui martèle la « France est française » au cas l’on imaginerait qu’elle a changé d’étendard… ;
A cette autre femme qui, légèrement plus nuancée, finit toutefois par lâcher avec un sourire entendu que « quand on est dans le métro, à Paris, on n’est plus vraiment en France » ;
A ce couple qui, incapable de répondre à la question « C'est quoi la différence entre Nadine Morano et Marine Le Pen ? », lance à bout d’arguments « Elle (Morano) est incomparable » ;
Enfin, à cette jeune femme qui, puisant dans le langage fleuri de sa championne une source d’inspiration intarissable, a eu cette répartie « Moranesque » dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle écorche la langue de Molière : « Tu vas te prendre dans la gueule ton truc ! ».
Bref, il n’y avait que des poètes parmi la « France de race blanche » venue acclamer dimanche, à Velaine-en-Haye, en Meurthe-et-Moselle, celle qui s’en fait le chantre en foulant aux pieds les valeurs républicaines et en faisant le vide autour d’elle au sein des Républicains.

