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Tahar Gaïd: “le Prophète ne reconnaîtrait plus la religion qu’il était chargé de communiquer à l’humanité”

Avec l’accord de l’éminent intellectuel algérien, notre ami Tahar Gaïd, dont les contributions à notre site sont toujours très éclairantes, nous publions sa récente interview parue dans les colonnes du quotidien El Watan, le 21 juin dernier.

Nous vous invitons à lire ou à relire le passionnant entretien que cet ancien ambassadeur en Afrique et militant de la première heure du mouvement national algérien, chantre du “Juste Milieu” contre toutes les formes d’extrémismes, nous a accordé en janvier 2017.

Sous le titre évocateur “L’Algérien qui influença la vision politique de Malcolm X”, Tahar Gaïd a relaté sur Oumma, avec l’humilité qui le caractérise, sa rencontre méconnue et pourtant historique avec Malcolm X en 1964, au Ghana, qui ouvrit de nouveaux horizons à la grande figure du mouvement noir aux Etats-Unis.

 

Vieux militant du mouvement national, syndicaliste et diplomate, vous avez écrit et traduit de nombreux ouvrages sur l’islam. Quelles sont les conditions qui ont présidé à votre orientation vers l’islamologie ?

C’est par un certain concours de circonstances que je me suis intéressé à l’islamologie. Il faut dire aussi que  mes études à la médersa de Constantine, puis à celle d’Alger (ath-tha’alibiyya), me disposaient à suivre la voie de cette discipline culturelle. Dans ces deux établissements, j’ai appris les principes, les valeurs et les grandes orientations de l’Islâm.

Donc, après ma mise à la retraite, je me suis fixé comme tâche de laisser à mes enfants et à mes petits enfants un ouvrage où ils apprendront les rudiments de l’Islâm. J’ai opté pour la confection d’un dictionnaire thématique, sans pour autant prévoir son édition. Chaque fois que j’avais le temps, je rédigeais un thème sur une fiche. J’avais, bien entendu, commencé  par la lettre A. En arrivant au bout de mes peines, j’étais en possession d’une masse de fiches encombrantes : c’était la naissance du dictionnaire élémentaire de l’Islâm. C’est à la suite de quoi, j’ai envisagé sa publication. Cinq éditions ont paru. Je ne m’attendais pas à un tel succès. C’est cette tentative couronnée de succès qui m’a incité à poursuivre mes recherches. C’est ainsi que je suis devenu un islamologue malgré moi, bien que je n’aime pas cette appellation car elle ne convient pas à un musulman. Mes travaux s’inscriraient plutôt dans un chapitre des sciences humaines.

Dans vos livres, qui faut-il le rappeler, sont à forte tendance didactique, vous expliquez que les droits de l’homme, la fraternité, l’égalité, la justice, le respect de la femme sont prônés et exigés par l’Islam. Comment expliquez-vous alors qu’on ne trouve pas leur traduction sur le terrain dans les pays dits musulmans ?

Les valeurs de l’Islâm ont été ensevelies dans les méandres de l’histoire. Si le Prophète (p.p) devait revenir en ce monde, il ne reconnaîtrait plus la religion dont il avait eu la charge de communiquer à l’humanité.

Nous observons de nombreuses déviations particulièrement dans le domaine du statut de la femme. Nous allons donner quelques exemples.

La polygamie a été généralisée, alors que le Coran la limite aux mariages des orphelines. Après la bataille d’Uhud, les musulmans ont perdu quelque soixante-dix hommes, laissant des veuves et des orphelines. Pour éviter à ces dernières un sombre avenir, le Coran règle le problème en recourant au mariage. De nos jours, ce n’est pas la religion qui est pratiquée mais une inclination à la jouissance charnelle pour certains. De toute façon, bien observé, le Coran recommande la monogamie tant il est difficile, voire même impossible, d’appliquer l’égalité sentimentale et même l’égalité sociale.

 Le Coran prévoit le témoignage de deux femmes et un homme pour régulariser la question des dettes au cours des transactions commerciales. Les hommes ont, à tort, généralisé ce verset à toutes les questions et à tous les témoignages. Quoi qu’il en soit, comment peut-on aujourd’hui mettre en parallèle deux femmes économistes avec, par exemple, deux ouvriers ou même deux fonctionnaires étrangers aux systèmes financiers.

Comment a-t-on décidé arbitrairement de cloîtrer ainsi la femme musulmane, après le décès de son mari, pendant plus de quatre mois, sachant qu’Asma, la sœur d’Aïcha, est sortie de chez elle pour accomplir une ‘omra après la mort de son mari Talha lors de la bataille dite du chameau ?

Sur un autre plan, rappelons que par le passé, la place de la femme dans la société n’était pas celle que nous lui connaissons aujourd’hui. Citons un exemple pour illustrer mon propos. Lors de la mort d’Ibnu Hambal, un des fondateurs de l’une des quatre écoles juridiques, 600.000 personnes (chiffre énorme pour l’époque) ont assisté à son enterrement, dont 200.OOO femmes. Celles-ci ont accompagné les hommes à l’intérieur même du cimetière. Mieux encore, l’oraison funèbre fut prononcée par une femme.

Quant à l’absence, entre autres, d’égalité et de justice sociale, il convient de signaler que nous avons combattu le colonialisme. Libérés des contraintes coloniales, au lieu d’appliquer les nobles enseignements de l’Islam, nous avons repris à notre compte les mauvaises leçons de l’autorité coloniale. C’est ainsi que nous avons légalisé l’accumulation des richesses, légitimé la fraude et la corruption,  instauré l’inégalité sociale, toléré l’atteinte à la dignité humaine.

Les trois « D », Dîn, Dawla et Dounia (Religion, Etat et monde séculier) constituent les trois fondements de la pensée islamique où perdurent, jusqu’à nos jours, les confusions, les tensions, les heurts idéologiques de toutes sortes. Pensez-vous que les pays musulmans sont condamnés à s’empêtrer dans des luttes dogmatiques stériles et à rester éternellement en marge de développement ?

Il ne faut pas oublier que les pays européens ont derrière eux des siècles d’expériences. Ils ont connu des déboires avant d’atteindre le niveau socio-culturel qu’ils vivent actuellement. La France, par exemple, a connu la pauvreté et la misère, a vécu des pages sanglantes de son histoire, a souffert des assassinats politiques, a traversé les affres de l’Edit de Nantes et de la nuit du 4 août, opposant les protestants aux catholiques, la guerre de Cent Ans et les guerres napoléoniennes … avant d’accéder à ce stade culturel et civilisationnel.

Quant à l’Algérie, elle n’a recouvré son indépendance que depuis un peu plus d’un demi siècle. Il faut donc travailler et patienter, encore faut-il réfléchir à bon escient et analyser correctement nos maux. Dans cette perspective, il n’y a pas lieu de copier les pays occidentaux et de reproduire leur modèle, mais de diagnostiquer les causes de nos multiples crises avec nos propres instruments et nos propres réalités pour déceler des solutions sociales en se référant aux principes, aux valeurs et à l’esprit du Coran.

Comment expliquer que les musulmans, qui sont à l’origine de la renaissance  de la pensée européenne, ont fermé les portes de leur propre pensée ?

Certes, les musulmans ont traversé des siècles de gloire qui ont commencé, entre autres, avec la traduction de manuscrits d’anciennes civilisations. Entre parenthèses, c’est par là que nous aurions dû entamer nos premières années d’indépendance et, d’ailleurs, il n’est pas encore trop tard.

Il est certain que nous vivons une profonde crise de la pensée, aux origines et aux causes diverses. Je citerai un seul exemple, celui d’avoir privilégié les sciences juridiques au détriment des autres sciences. C’est ainsi que nous avons des tonnes de livres sur les pratiques cultuelles pour couvrir quelques dizaines de versets prescriptifs du Coran. Au même moment, nous enregistrons peu d’ouvrages sur les questions soulevées par les autres trois centaines de versets.

En Algérie, nous avons, entre autres, centré nos activités religieuses sur le halâl et le haram, la yadjouz et le lâ yadjouz, marginalisant, au même moment les quelque quatre cents versets qui parlent de la liberté et des autres questions relatives aux relations sociales.

Nous inventons de nouveaux péchés. Or, seul Dieu peut décréter un péché. Ceux qui créent de nouveaux péchés se substituent au Créateur et ce sont eux qui commettent vraiment le plus grave des péchés. Nos universités pourraient proposer aux étudiants en philosophie, en économie, en histoire, en sciences politiques … la préparation de mémoires et de doctorats sur les problèmes de l’heure.

Comment un monde qui a donné des Ibn Sina, Ibn Rushd, Al-Farabi, Al-Kindi, Ibn ‘Arabî, Ibn Taymiyya, Al-Tawhidi, Al-Mutanabbî, Khayyam, Firddûsi … a-t-il pu perdre toute pensée critique et se recroqueviller sur lui-même pour se complaire dans la répétition et le mimétisme ?

Je viens de répondre quelque peu à cette question. J’ajouterai que les sociétés musulmanes sont à la traîne des sociétés occidentales, celles-ci étant, en ce XXIème siècle, gagnées et gangrenées par un matérialisme sordide.

Le Prophète (p.p) nous enseigne de regarder les gens qui sont socialement au-dessous de nous et non pas ceux qui sont au-dessus de nous. Notre société regarde vers le haut et c’est ainsi qu’elle se complaît dans la course à la richesse, conçue non pas comme un moyen mais comme une fin.

Voilà une question coranique primordiale qui nous reste à résoudre : l’Islâm ne condamne pas la richesse en soi mais, d’abord,  elle doit être gagnée honorablement et honnêtement, et ensuite, elle ne doit pas constamment circuler au sein d’un même cercle social. Autrement dit, la Loi coranique prône une juste et égale répartition de la richesse sans pour autant recourir au nivellement des classes. C’est l’application de ce principe universel : à chacun selon son travail : « Quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra. » (S.99, 7)

Dès l’âge inaugural de l’islam, plusieurs courants de pensée sont apparus. Aux Sunnisme, Chî’isme, Kharédjisme, Mu’tazilisme et Soufisme des premiers temps de l’islâm sont venus se greffer d’autres mouvements tardifs à l’image du Bahaïsme et de l’Ahmadisme. Qu’est-ce qui peut expliquer ce foisonnement de courants qui se réclament d’un seul Livre ?

C’est une preuve que la liberté d’expression existait aux premiers temps de l’islam, bien qu’obtenue au prix de sacrifices sanglants. C’est un acquis précieux que nous cherchons aujourd’hui à obtenir. Il est à préciser que ces courants de pensée se sont manifestés différemment et à des dates historiques différentes, non sans quelques affrontements sanglants.

Ainsi, le Kharidjisme, première dissidence de l’islam, est apparu lors de l’arbitrage entre ‘Ali et Mu’awiyya, à l’issue de la bataille de Siffine en 657. Le Chi’isme constitue l’une des branches minoritaires de l’islam, partisan de ‘Ali. Le Mu’tazilisme a émergé au VIII ième siècle. Il s’opposait au maturidite et à l’ash’arisme, aujourd’hui le courant dominant dans le monde du sunnisme. Il a été majoritaire durant une période du califat abbasside. Les Mu’tazilites sont appelés les rationalistes de l’Islam. Ils avaient été persécutés quand ils étaient dans l’opposition, mais s’étaient montrés intolérants une fois au pouvoir. Quant au soufisme, c’est une branche spirituelle adoptée par ces courants.

Nous sommes aujourd’hui témoins de l’existence de certaines  branches sectaires qui se réclament de l’Islam. Le Bahaisme a existé au début de l’indépendance de l’Algérie. A ma connaissance, il n’y en a plus aucune trace. Quant aux Ahmadites, c’est une école théologique, vieille dans d’autres continents mais récentes dans notre pays. D’après mes informations, les partisans de cette secte, dans leur propagande, mettent l’accent sur la justice sociale qui fait défaut dans notre société. Autant dire qu’ils ont trouvé une ouverture dans le creux du système actuel pour diffuser leurs idées et gagner quelques sympathies. Autrement dit, ils cherchent, malheureusement, à remplir un vide. La nature, dit-on, a horreur du vide.

En Afrique du Nord, l’Islam confrérique et maraboutique, en cours depuis des siècles, est bousculé par le réformisme salafiste. Pensez-vous que ce courant va dominer dans les prochaines années dans cette partie du monde ?

Le terme « salafisme » est issu du mot « salaf » qui se réfère aux pieux ancêtres. Il prône un retour à une pratique correspondante à la période prophétique. Il prône un mode de vie où sont exclues toutes les diversions au culte musulman. Il revendique des pratiques sociales conservatrices. Bien que tous les salafistes s’attachent à une lecture rigoriste de la Loi islamique, leurs objectifs divergent et se divisent en trois grands courants.

Le salafisme djihadiste : bien que minoritaire, il occupe une place visible en raison de ses actions violentes. En fait, bien qu’il se réclame de l’islâm, ses pratiques ne le sont pas. C’est un courant qui fait beaucoup de bruit et cause des ennuis à la religion et aux musulmans. Il doit être condamné et combattu jusqu’à sa disparition totale de toutes les parties du monde.

Le salafisme quiétiste représente la majorité du mouvement. Son objectif est de se maintenir en dehors de la société. Il ne cherche pas, en dehors de la religion, à exercer une influence politique sur son environnement. C’est un courant qui ne présente aucun danger immédiat ou lointain.

Le salafisme réformiste propose la transformation des institutions politiques d’une manière compatible avec la religion. C’est un mouvement qui se rattache à la vision que les  frères musulmans se font de l’islam.

Ces salafismes sont indirectement combattus par ceux qui se présentent comme « réformateurs » de l’islâm. De nombreuses idées sont formulées. Aucune ne fait école. Au contraire, elles sont diverses et contradictoires. Il ne faut donc pas s’étonner que le salafisme, sous ses deux dernières formes, perdurera aussi longtemps qu’une école ou plusieurs écoles ne s’imposeront pas, encore faut-il qu’elles aient un grand espace médiatique et livresque pour s’exprimer et se manifester, que de grands débats théologiques et idéologiques s’instaurent et que ‘uléma et intellectuels se rencontrent et s’assoient autour d’une même table. Il en sortira peut-être une ou plusieurs visions de société.

Vous avez traduit l’essai de Moussa al-Mussawî « Les Chi’ites et la réforme, du chiisme premier aux pratiques d’aujourd’hui », à l’aune des derniers développements au Proche-Orient. Quelle serait l’issue du conflit idéologique Sunnite-Chiite qui perdure depuis le 4e calife de l’islam jusqu’à nos jours ?

Comme vous le savez, aucune des deux parties ne voudra abandonner ne serait-ce qu’une petite parcelle de ses croyances respectives. Ces querelles pourraient se taire et laisser la place à la réalisation d’un large front islamique où sunnites et chiites coordonneraient leurs politiques et leurs efforts autour d’une même plateforme, afin d’imposer l’islam sur la scène internationale. Cette perspective ne se réalisera pas aussi longtemps que l’Arabie saoudite fera de son combat contre le chiisme sa priorité.

 Au vu du terrorisme qui touche plusieurs pays occidentaux et des conflits sanglants que vivent certains pays musulmans, l’islam ne constitue-t-il pas la question prioritaire du monde contemporain ?

Le terrorisme ne touche pas seulement les pays occidentaux. Les musulmans sont ceux qui souffrent le plus de cette calamité. Aujourd’hui, les guerres sont allumées surtout dans les pays musulmans : l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, la Libye. Comme « un fait de hasard », ce sont les deux capitales de deux grandes dynasties musulmanes qui sont touchées. Comme « un fait du hasard », les conflits ont lieu là où se trouve le pétrole. « L’Etranger » n’est pas étranger à l’instauration de ce climat chaotique.  Le colonialisme se maintient toujours sous une autre forme. Comment voulez-vous que se réalise l’idée avancée par la huitième question dans un contexte aussi désastreux qu’affligeant. C’est du gâchis !

En ce qui concerne le terrorisme, ce n’est pas la guerre, les bombes, le sang, les morts… qui y mettront fin. Il se résoudra essentiellement en appliquant une politique sociale qui permet à chaque personne et à chaque famille de vivre décemment et dans la dignité. Sa solution se situe également  au niveau des relations internationales : que les pays industrialisés cessent d’exploiter les pays émergeants, pratiquent une politique d’équilibre social entre les nations et ouvrent leur technologie à qui veut s’en servir pour son développement. JUSTICE SOCIALE à l’intérieur de chaque Etat, et EQUILIBRE SOCIAL à l’échelle mondiale sont, à mon avis, les remèdes adéquats.

La sécularisation, pour ne pas dire la laïcité, est-elle envisageable dans les pays musulmans ?

Nous voulons chaque fois débattre des mêmes problèmes qui se débattent en Europe et particulièrement en France. Croyez-vous que la laïcité est une panacée pour les pays musulmans ? Comment se fait-il que les pays africains, pourtant laïcs, ne sont pas sortis de leur sous-développement. ? De plus, de quelle laïcité s’agit-il ? Elle n’est pas la même en France et en Angleterre ; elle est différente en Allemagne et en Espagne etc. Voyez la Turquie ! Bien que se réclamant de la laïcité, elle introduit des solutions islamiques dans le  mode de vie de sa population. C’est donc, pour moi, un faux problème que celui de la laïcité quand les ventres et les têtes sont vides.

La question à résoudre se trouve essentiellement au niveau des mentalités et des comportements. Le Coran n’a pas tort de déclarer que Dieu ne change pas l’état d’un peuple si celui-ci ne change pas son comportement intérieur. Un pays, qui se réclame de la laïcité ou qui ne s’’en réclame pas, n’émergera pas de son sous-développement si ses dirigeants ne sont pas déterminés à servir leur peuple et s’ils ne vident pas les caisses de l’Etat à leur profit.

 A quand le 2e tome de vos « Souvenirs et impressions » ?

Si j’en crois Madame Bouzida, directrice de la maison d’édition Samar, le deuxième tome sera en vente le jour de l’ouverture de la foire du livre à Alger, en octobre prochain.

Je vous laisse conclure

Avec un milliard cinq cent millions de fidèles, soit 20% de la population mondiale, l’Islâm est la seconde religion de la planète. Au cours des prochaines décennies, sa croissance se poursuivra, ne serait-ce que sous l’effet mécanique de la démographie. Souhaitons la fin du radicalisme de l’islam qui devient une grande menace pour l’avenir de l’islâm et des musulmans. Souhaitons aussi pour tous les pays musulmans l’instauration des Etats de droit, fondés sur les principes démocratiques et de la liberté d’expression.

 

           

 

20 commentaires

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  1. Est-ce l’âge avancé, ou un manque d’humilité face à de vastes sujets? mais monsieur Gaïd raconte beaucoup de choses inexactes et assez confuses.

  2. L’auteur ouvre des porte, ce qui gêne les esprits qui veulent les fermer. Chacun doit passer ces portes pour tenter d’aller plus loin que l’auteur, au lieu de vouloir revenir vers la stérilité qui domine tout le monde musulman en particulier les monarchies.

    • Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je suis de confession catholique de par mes parents. J’essaie de comprendre l’Ancien et le Nouveau Testament ce qui n’est pas toujours très facile. Mais quand je vois ce que sont devenus la plupart des soi-disant “Chrétiens” cela me fait pleurer d’exaspération. Nous sommes à l’opposé de l’enseignement de Jésus, et je suis certaine que beaucoup de textes ont été volontairement modifiés dans le sens négatif du terme. Bien cordialement,

  3. Pour ma part, je trouve que c’est un excellent article.
    Merci M. Gaîd

    Son auteur est un musulman sage, d’expérience.
    Qui a vécu bon nombre de bouleversements mondiaux dans sa vie.
    Il a su les analyser, les disséquer et faire preuve de discernement.
    Ce même discernement qui manque malheureusement trop à notre communauté.
    Portée par ses sentiments, l’émotion, l’excitation, l’énervement, les cris, les pleurs etc.
    Il fait parti de ce peu de gens, capables de montrer en haut de la montagne, et y regarder le monde dans sa globalité; et NON PAS à travers une vieille lorgnette obscurcie par un égo démesuré.

    N’en déplaise à certains ne partageant pas cet essai; qui passent plus leur journée à commenter et déballer leur science, sur chaque article d’oumma ou ailleurs; plutôt qu’à être réellement utile à leur société ou leur communauté. Si bien qu’on se demande s’ils ont un travail, une famille, une vie tout simplement.

    Allahou ‘alam

  4. Excellent article, bonne analyse très visionnaire des problèmes mondiaux qui gangrènent ce 21ème Siècle, il faut que chaque personne se responsabilise en tant qu’être humain et son rôle en tant que tel, ne serait ce que par le comportement et le modèle parfait de notre bien Aimé Prophète Mohammed “S.A.W.S”.
    Nous sommes tous responsables et concernés en tant que personnes et chacun aura des comptes à rendre à son Seigneur.
    Abdallah B.

  5. Je remercie mes frères et soeurs en religion qui ont bien voulu commenter mon interview. C’est avec plaisir que j’ai lu toutes les impressions de chacun. En militant en en observateur de la vie politique musulmane. J’ai accompli ijtihad . Et comme le dit le Prophète (p.p), celui qui échoue dans sa tentative aura une hasana (récompense). S’il réussi, il en aura deux. Je sera ravi si mes actes pouvaient être inscrits ne serait-ce que dans la première catégorie.Encore une fois merci, à tous, les commentateurs, sans aucune exception.

  6. les pauvres femmes algériennes: non seulement elles n’ont plus aucun droit, mais elles sont devenues les esclaves de leur mari, de leurs file, de leur belle-mère etc…et je sais de quoi je parle! malheureusement 🙁

  7. Article qui vise une fois de plus a occidentaliser l’islam et ses principes, faisant des salafistes quietistes des menaces ” non immediates” . On a très bien compris le projet franc maconique rédigé par BHL et ses sbires qui vise a détruire l’aspect juridique et politique de l’Islam , chose qu’avec la volonté d’Allah, n’y arriveront jamais.

  8. Certes, le prophète ne reconnaitrait plus la religion qu’il était chargé de communiquer à l’humanité, mais il n’aurait probablement pas perdu espoir en sachant que des hommes comme Taha Gaid vivaient sur la terre.

  9. Certes, le prophète ne reconnaitrait plus la religion qu’il était chargé de communiquer à l’humanité, mais il n’aurait probablement pas perdu espoir en sachant que des hommes comme Taha Gaid vivaient sur la terre.

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