À l’approche de l’annonce officielle par Emmanuel Macron de la reconnaissance de l’État de Palestine en septembre prochain à l’ONU, la réaction outrée des soutiens français de Nétanyahou ne laisse plus aucun doute : ils n’ont jamais voulu d’un État palestinien. Leur attachement de façade à une « solution à deux États » n’a toujours été qu’un discours creux, une formule diplomatique sans la moindre volonté de traduction concrète. Leur discours n’était qu’un paravent diplomatique, une posture de façade répétée mécaniquement pour donner le change. Pire encore : ces figures politiques et institutionnelles, qui aujourd’hui crient à la trahison, ne se sont jamais indignées du génocide en cours à Gaza. Pas un mot sur les dizaines de milliers de morts, sur les enfants enterrés sous les ruines, sur les hôpitaux détruits, sur la famine organisée.
Au contraire, ils ont servi de relais dociles à la politique coloniale et criminelle de Benyamin Nétanyahou, soutenant sans faille son entreprise de destruction systématique du peuple palestinien, tout en hurlant à “l’antisémitisme” ou à “la défense d’un mouvement terroriste” dès qu’une voix osait réclamer justice.
Meyer Habib, proche indéfectible de l’extrême droite israélienne, racialiste et messianique, s’emporte : « Écœurement total !! […] Un prix magnifique aux terroristes, aux islamistes […] la voix d’Emmanuel Macron ne compte plus nulle part !! ».

La députée Caroline Yadan, proche également de l’extrême droite israélienne, dans une posture tout aussi alarmiste, parle d’une « faute politique, morale et historique » qui la « heurte profondément ».Elle s’est récemment illustrée par une délirante proposition de loi visant à censurer les accusations de génocide concernant Gaza.
Le CRIF, admirateur de Nétanyahou, fidèle à sa ligne invariable de soutien à l’impunité israélienne, dénonce une décision prise « sans conditions préalables », qualifiée de « danger politique ».

Julien Dray, toujours dans l’ambiguïté, affirme que « la création d’un État palestinien » est la voie à suivre, mais enterre immédiatement l’initiative française en la traitant de « gesticulation diplomatique » qui aura « l’effet inverse ». Derrière cette ambiguïté se dissimule un soutien indéfectible à la politique israélienne, maquillé depuis des années par des déclarations de principe sur un État palestinien qui ne se traduisent jamais par le moindre engagement concret.

Derrière cette frénésie, une peur : celle de voir s’effondrer des décennies de propagande, de pressions médiatiques et politiques, d’intimidation et de mensonges. La crainte que la reconnaissance de l’État palestinien mette enfin à nu leur hypocrisie et leur complicité avec un régime d’apartheid. Car ce n’est pas le Hamas qu’ils redoutent — c’est que la justice finisse par s’imposer.



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