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Rachida Dati déclare la guerre à François Fillon

Avec Rachida Dati, le vieil adage, « c’est l’hôpital qui se moque de la charité ! », n’a pas pris une ride…

L’heureuse élue du Sarkozysme, qui a bâti sa carrière sur des fabuleux coups de pouce à faire pâlir d’envie tous les besogneux éclipsés par son arrivisme sans limite, déterre la hâche de guerre au sein de l’UMP ! Quelle mouche a-t-elle donc piqué la favorite d’hier, dont on dit qu’elle ne serait plus dans les petits papiers de son bienfaiteur Elyséen ?

Ce sont les adieux de François Fillon à la Sarthe en vue de postuler aux législatives de 2012 dans la deuxième circonscription de Paris (les 5e, 6e et 7e arrondissements), qui ont mis les nerfs à vif de la mairesse des beaux quartiers, se sentant d’autant plus menacée sur ses terres, qu’elle convoite le même scrutin dans la perspective de s’installer dans le prestigieux fauteuil de maire de Paris en 2014.

Sur les antennes de Radio France, dimanche, les mots virulents de Rachida Dati ont fait l’effet d’un scud lancé contre son propre camp. Accusant le Premier ministre d’offrir des avantages et des postes à des élus, de faire embaucher le fils de Jean Tibéri à Bercy, de compter dans son équipe de Matignon un conseiller chargé de préparer la campagne des législatives à Paris, elle a lancé rageuse : « Vous savez, François Fillon, c’est le Premier ministre de la France. Ben moi, je suis choquée qu’au lieu de s’occuper des Français et de leurs difficultés, d’aller sur le terrain, […] il est en Corée, au Japon […]. C’est bien d’aller parler aux Coréens, c’est mieux de s’occuper des Français, surtout en ce moment. Je suis choquée qu’il soit plus préoccupé par son avenir personnel. »

Rachida Dati a dégoupillé les grenades, mais que n’a-t-elle fait au nom de la démocratie, elle dont le parcours a été jalonné de promotions providentielles, se pavanant à longueurs de journaux dans le luxe le plus indécent, d’un autoritarisme à faire fuir quatre de ses directeurs de cabinet, si ce n’est abuser de confortables cooptations qui lui ont ouvert les portes dorées de la mairie du VIIème et la députation européenne ?

Que n’a-t-elle mouillé sa chemise de haute couture dans le 93 ? Certainement par peur de se salir, de casser ses escarpins de luxe, et d’arriver en terrain miné, tant sa popularité est infinitésimale.

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