in

Pourquoi il faut soutenir le CCIF

Depuis quelques semaines, le Collectif contre l’islamophobie en France est la cible d’attaques de la part de certaines élites françaises.

Un florilège de personnalités milite obstinément contre ce Collectif qui dérange, parce qu’il utilise le droit pour combattre principalement une Islamophobie institutionnalisée en France. 

Étrange procédé en réalité, puisque c'est la justice qui donne raison au CCIF dans l’immense majorité des cas qu'il plaide.

Et pourtant, la tâche n'est pas aisée. Il faut dire que les Français ont été contaminés par une propagande délétère, véhiculée par des élus tentant de nier le droit, excusant ou justifiant la discrimination, utilisant souvent l'intolérance comme posture républicaine.

L'endoctrinement est un signe des temps, de notre temps disait, en 1956, Léo Ferré. Il aurait pu ajouter ceci dans sa préface à "Poète… vos papiers!"  : "Pour que l'Islamophobie même se vende, il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux, la publicité, la clientèle. Qui donc inventera l'Islamophobie ?"

Certains ont visiblement trouvé la formule depuis. Il est donc compréhensible que ces derniers nourrissent de la rancoeur envers le CCIF, dont l’action menace directement leurs privilèges et fragilise leur juteux fonds de commerce.

Le CCIF est aujourd’hui LE Collectif que l'on cherche à faire taire, alors que ce dernier n'utilise pourtant comme seule et unique arme, que celle parfaitement juste et légale du juridique.

Il en appelle à la raison, invoquant la Constitution, là où d'autres en appellent à de vieux grimoires identitaires.

Voilà pourquoi, en ces temps troublés où le droit est malmené par ceux-là mêmes qui devraient le faire respecter et l’appliquer, il est de notre devoir de soutenir le Collectif contre l’Islamophobie en France.

À l'heure où nos politiques jouent avec le feu sur les questions culturelles pour mieux détruire nos acquis sociaux, il est de notre responsabilité de nous mobiliser aux côtés du CCIF.

Car ne nous trompons pas de sujet. Ce que l'on reproche finalement au CCIF, c'est de ne pas rester à la place dans laquelle certains aimeraient le voir cantonné. On lui demande de ne pas s'interposer contre les décisions prises par des élites mal-pensantes sur les questions de moeurs, sur l'émancipation de la femme, alors que la condition même de celles-ci dans notre société a finalement peu évolué depuis plus de cinquante ans.

Le procès en sorcellerie que l'on fait aujourd'hui au CCIF n'est autre qu'un procédé colonial, datant du siècle passé. Quel bel exemple de démocratie et de modernité !

Le combat pour le droit, pour la liberté d'expression, contre les discriminations et les injustices commence également ici, en soutenant le Collectif contre l’islamophobie en France. A n'en pas douter, votre adhésion constituera un acte fort de résistance, mais aussi un devoir patriotique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

O.Roy: “Ce que la gauche ne pardonne pas aux « maghrébins », c’est d’avoir fait des enfants musulmans”

La maman de Sarah Ourahmoune fière de sa médaille d’argent