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L’Union des Démocrates Musulmans Français met le cap sur les Législatives de 2017, à travers son Tour de France

Elections cruciales à plus d’un titre, notamment pour un micro parti en devenir tel que l’est l’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF), les régionales ont apporté en décembre dernier leur lot de joies intenses à Nagib Azergui, le fondateur et actuel président du mouvement, agréablement surpris par ce banc d’essai électoral réussi, mais aussi d’amères déceptions en réalisant que l’âpre combat pour s’imposer dans l’arène politique hexagonale avait aiguisé des appétits internes des plus préjudiciables.

Ayant fait sien le célèbre aphorisme « ce qui ne tue pas rend plus fort »,  ce dernier a tourné la page de ces lendemains qui déchantent et désenchantent, comme seule la politique peut en produire, pour se tourner résolument confiant vers l’avenir, réconforté par la fidélité des militants et plus que jamais convaincu de la légitimité de la voie alternative que représente l’UDMF, après sa percée prometteuse en Ile-de-France. « 12 528 franciliens nous ont fait confiance, et 121 citoyens, en France et Outre-Mer, nous ont rejoints ! », s’exclame-t-il avec enthousiasme, en se félicitant de l’intérêt accru, toutes générations confondues, que l’UDMF suscite à Paris et en régions.

Alors que les législatives, ce scrutin d'enjeu national majeur, se profilent à l’horizon 2017, le petit parti foncièrement républicain, riche de son éthique musulmane et ouvert à tous les citoyens, sans exclusive, ne craint pas de rivaliser avec les grands pour mieux combattre, sur le terrain, leur islamophobie obsessionnelle et, pire encore, institutionnalisée, en ayant à coeur de réconcilier une grande partie des Français issus de l’immigration post-coloniale avec la noblesse de l’exercice de la politique et les isoloirs.

Nagib Azergui entouré de deux militants à Gennevilliers

« La diversité est un trésor », insiste Nagib Azergui, déterminé à écrire un nouveau chapitre de l’UDMF, aux couleurs « or » flamboyantes de sa nouvelle charte graphique symbolisant l’énergie et l’éveil des consciences, tout en affichant clairement la nouvelle ambition du parti : « Nous voulons investir 50 candidats pour les législatives qui seront susceptibles de récolter au minimum 1% des voix, ce qui nous permettra de bénéficier d’un financement public », explique-t-il, en rappelant que lors des régionales, la petite somme de 7 000 euros avait été récoltée au titre des frais de campagne, ne permettant alors que d’éditer 200 000 bulletins de vote, alors que 14 millions auraient été nécessaires…

Loin du compte, l’UDMF a toutefois réussi à relever son premier défi électoral de taille, après avoir franchi bien des obstacles et s’être attirée les foudres du microcosme politico-médiatique, vent debout contre le mot qui fâche « musulman ».  « Et pourquoi pas ? », répond Nagib Azergui aux farouches détracteurs de son mouvement, avant d’enfoncer le clou : « Pourquoi serait-ce une aberration qu’un projet politique, tourné vers une éthique musulmane tout en étant soucieux de préserver les idéaux républicains, puisse voir le jour en France ? Il est fort regrettable que certains cercles littéraires, intellectuels ou philosophiques ne conçoivent cette évidence que sous l'angle du danger. Les musulmans de France ont bien plus à offrir qu'une islamisation fantasmée de la Nation ou que le grand remplacement de notre République par la Charia ».

Dans un Hexagone qui s’enfonce toujours plus dans l’abîme du populisme, de l’islamophobie systémique et de la xénophobie, l’UDMF a entamé vaillamment son Tour de France depuis le mois de février, sillonnant les villes et les villages, et faisant des haltes dans des mosquées, afin d’aller à la rencontre des Français, notamment ceux qui sont pointés du doigt à longueur d'années et à qui on tend une main méprisante lors des élections.

 

Etre à l’écoute de leurs préoccupations, les inciter à accomplir leur devoir civique mais aussi à venir gonfler les rangs du parti, voire à en être acteurs, Nagib Azergui et ses équipes s’attellent à implanter durablement leur mouvement dans un paysage politique immuable, en se réjouissant de faire naître des vocations parmi la jeune génération, notamment les 18-30 ans, dont l’engouement pour l’UDMF ne se dément pas et se manifeste particulièrement au cours de réunions publiques.

« Nous avons poursuivi notre mobilisation sur la région Île-de-France avant de nous rendre dans le département du Nord, d’Eure-et-Loir et très prochainement dans la Vienne, les Alpes-Maritimes, le Rhône, les Bouches-du-Rhône et les départements d’Outre-Mer », précise le président de l’UDMF. Celui-ci déroule alors une feuille de route qui colle à l’actualité la plus brûlante et souvent accablante, à l’image des déplacements effectués «  à Saint-Gratien, dans le Val-d’Oise, au moment de la fermeture de la mosquée de l’AMSG (Association des Musulmans de Saint Gratien), à Lille, dans le lycée-collège Averroès, à l’annonce de la décision gouvernementale de durcir les contrôles sur les établissements musulmans, et bientôt, à Nice pour rencontrer les responsables de la mosquée En Nour pris en otage par le président », comme le déplore grandement Nagib Azergui.

  

A l’heure où l’UDMF met le cap sur les Législatives de 2017 avec une détermination à toute épreuve, sa volonté d’essaimer en dehors des frontières s’est concrétisée à Mayotte, où Kamel Messaoudi, un médecin radiologiste de 57 ans, connu pour ses actions de sensibilisation sur les thèmes de la santé et de l’éducation, a inauguré la toute première section locale d’Outre-Mer.

« Je crois dur comme fer dans le projet politique alternatif que nous incarnons et portons, compte tenu de la défiance généralisée envers les hommes politiques. Il ne faut pas déserter le terrain, mais l’investir pleinement au contraire, en assumant notre islamité qui est tout à fait compatible avec l’attachement aux valeurs républicaines et à la laïcité », clame haut et fort Nagib Azergui, résolu à tirer les meilleurs enseignements des multiples épreuves qui ont jalonné la route de l’UDMF depuis son émergence sur l’échiquier politique national, à conquérir les suffrages, mais aussi à triompher d’une abstention record, cette grande gagnante des urnes, élection après élection.

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