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L’islam sera humaniste ou ne sera plus

Face aux effets destructeurs de la propagande djihadiste, il convient de rappeler que les valeurs de l’humanisme, tout comme le progrès scientifique, n’appartiennent pas à une culture et ne sont pas protégées par un quelconque brevet. Il faut comprendre en profondeur que ces valeurs sont inhérentes aux cultures humaines malgré leurs différences extérieures.  Les musulmans à cet égard, ont la chance d’appartenir à une culture de l’écrit, une culture ayant développé de façon naturelle la réflexion sur l’épanouissement de l’être humain. Si nous voulions présenter au monde ce que l’islam a d’original eu égard aux valeurs de l’humanisme, nous n’aurions pas besoin d’une exégèse habile ou torturée.

Religion de l’humain 

L’islam considère que l’être humain est foncièrement bon selon l’acceptation dans l’érudition religieuse du concept de « Nature originelle » (fiṭra). Celle-ci renvoie avant tout à une disposition innée et prénatale conférant à l’être humain une sorte de nature première pure et nécessairement positive. Avant même qu’une quelconque causalité n’affecte son parcours sur Terre, l’être humain de par cette fiṭra dont est gratifiée sa nature est ainsi directement capable de tenir le bon pour bon et le vrai pour vrai.

Telle est la conclusion à laquelle conduit l’histoire de Ḥayy ibn Yaqẓān, de l’Andalou Ibn Ṭufayl (Xe s), laquelle relate le parcours initiatique d’un enfant abandonné sur une île déserte mais qui parvient à reconnaître l’existence et l’unicité divine au moyen d’un raisonnement scientifique et philosophique. La paternité possible du personnage de Hayy sur le Robinson Crusoé mis en scène par Defoe au XVIIIe siècle a d’ailleurs été largement discutée, car le texte d’origine arabe entendait beaucoup moins investir les moyens de l’exotisme que ceux de la théologie spéculative.

Religion de l’universel

L’islam dénonce le découpage racial des humains et la perversion épistémologique consistant à connecter les races aux nationalités, civilisations et religions. L’évocation d’égarements sanguinaires tels que le massacre des indiens d’Amérique et le nazisme nous rappelle que l’islam a tranché cette question par le verset « des peuples et des tribus » en instaurant une égalité absolue entre les hommes n’eût été la vertu de piété (taqwā) :

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Omniscient et bien Informé » (Coran : XLIX – 13).

Le Prophète est en outre « Prophète de l’humanité » ainsi que l’affirme son sermon de l’adieu: « Nulle vertu n’élève un Arabe au-dessus d’un non–Arabe (‘ajamī) ni un blanc au-dessus d’un noir en dehors de la vertu. Vous venez tous d’Adam et Adam venait de la terre ». (Rapporté par Abou Daoud)

Une galerie de personnages non arabes ont marqué l’histoire de la jeune société musulmane de Médine : Bilal l’Abyssin, Suhayb le Byzantin, Salman le Persan. Tous honorés pour leurs œuvres loin au-dessus de maints chefs de tribus arabes qui pourtant se targuaient de leur ascendance noble (nasab).

Religion de l’altruisme

L’islam est une religion qui pousse activement à la générosité car elle attend de l’homme qu’il s’accroche aux principes de bien jusqu’à ce que sa famille et ses proches atteignent la paix. L’expression « sanābil » (épis de blé) évoquée dans la sourate Al-Baqara verset 261 est, à cet égard, édifiant : « Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause de Dieu sont à l’image d’un grain qui produit sept épis contenant chacun un grain. C’est ainsi que Dieu multiplie sa récompense à qui Il veut, car Dieu est Omniprésent et Omniscient » (Coran : II – 261).

On la retrouve également dans la sourate Yūsuf (sourate XII) avec deux idées-axes pour valeurs sémantiques. « Et le roi dit: « En vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve ».(Coran : XII- 43)

« Alors [Joseph dit]: «Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez ». (Coran : XII : 47)

La première est l’idée de la récompense divine qui multiplie toujours au centuple les efforts de la générosité humaine (al-infāq : l’action humaine est le grain originel et la récompense divine est l’épi). La seconde est celle de la bonne gestion des biens et des responsabilités incombant aux individus pendant leur vie terrestre (image des grains stockés dans le silo).

Religion de l’écologie

L’un des fondamentaux du message coranique incite de replacer en permanence l’humain au centre des activités humaines, et ceci – comme il apparaît dans la tradition exégétique du tafsīr – même dans le rapport qu’entretient l’homme à son environnement. Dans ce sens, l’écologie « islamique » tout comme l’écologie humaniste incite à mieux situer la place et le destin de l’humanité dans son environnement.

En effet, l’islam, par la voix du Coran, recommande de veiller à l’équilibre permanent de tout ce qui entoure l’humanité, d’où les injonctions d’ailleurs à la méditation sur les fameux versets universaux (ayāt kawniyya). Ce concept que renferme le terme de « balance » (mīzān) suggère que le développement économique pour libéral et libéré qu’il soit en islam, ne doit pas devenir une machine à broyer l’environnement.

Les droits de l’humain sont affirmés avec évidence dans le Coran et parfois dans une simplicité que nous ne remarquons pas. Ainsi, par exemple, le droit à vivre et être nourri. N’avez-vous pas été frappés de l’insistance avec laquelle le Coran et les hadiths appellent à nourrir les pauvres et les nécessiteux ?

« Mangez-en et nourrissez les pauvres et les indigents ». (Coran : XXII-27).

« Libérez les prisonniers de guerre, nourrissez les pauvres et rendez visite aux malades »  (Rapporté par al-Bukhari)

Le penseur musulman américain Mark Hanson en a même fait l’une de ses thématiques favorites lorsqu’il rappelle que la Oumma est fondamentalement la nation qui a le devoir de nourrir les autres. Or, ce système de valeur est aussi celui qui place le commerçant et son activité au rang des hommes élevés et des martyrs. Nous voyons ici comment l’islam exige à la fois des individus un extrême dynamisme de profit (commerce, tiǧāra), en même temps que la pratique d’un extrême altruisme.

Bien avant Pierre Rabhi, des penseurs musulmans comme l’Allemand Fridjof Shuon se sont intéressés à la problématique de l’écologie. Dès 1968, l’un des premiers écrits de Seyyed Hossein Nasr, professeur à l’université de Philadelphie, expliquait justement la crise écologique en la connectant à la crise spirituelle de l’homme en puisant dans des références telles que le taoïsme, l’hindouïsme, le bouddhisme, le christianisme et l’islam.

Combien de non musulmans ont des réactions d’étonnement et de souffle coupé en apprenant que dans la couche spirituelle de cette dualité développement-altruisme, l’islam considère que la richesse d’un capital ne peut être enrichie si elle n’est pas accompagnée par la générosité à l’endroit des nécessiteux, à l’image d’un court d’eau dont la vivacité est liée à son perpétuel mouvement et aux terres qu’ils vivifient. Si nous connectons cette thématique aux problèmes de la faim dans le monde, ou la frénésie de création de richesse basée sur du vide telle que la pratique le système financier mondial, nous voyons qu’il y a des réflexions de fond à conduire.

Religion de droiture et de tolérance

La religion musulmane s’auto-qualifie sur le plan de la littérature doctrinale et juridique de « al-ḥanafiyyatu al-samḥa » ce qui signifie « religion de droiture et de tolérance ». Le terme de ḥanīf/ ḥunafā’ a une grande importance dans le discours identitaire de la communauté musulmane à l’aune de deux critères : il est un des qualificatifs réservés à Abraham dans le Coran ; il est censé désigné dans la société arabe antéislamique une catégorie de personnages dont la foi sincère était embarrassée par la situation cultuelle du monde religieux environnant : judaïsme, christianisme, paganisme… entachée de déformation, de pharisaïsme ainsi que d’associationnisme évidemment.

Ces hommes appelés ḥunafā’ étaient en particulier associés à la pratique de retraite spirituelle en pleine nature, animés d’une quête de guidance à travers « les versets universels (āyāt kawniyya) » ceci en l’absence de guidance révélée de forme scripturaire (āyāt qur’āniyya). Nous voyons que ce discours interne à la sphère musulmane dessine en fin de compte un archétype d’humain prédisposé à recevoir la future révélation coranique marqué par des références communes multiples au premier rang desquels figure l’héritage des religions monothéistes.

Religion de savoir

En islam, la recherche du savoir a le statut d’obligation individuelle (farḍ ‘ayn) pour un musulman, aux simples critères de la compréhension de sa religion (“lā yu‘badu-llāhu ‘alā ǧahl”).

« La quête de la science est une obligation pour tous musulmans et musulmanes ». (Rapporté par Al-Bayhaqi)

C’est ainsi que l’islam appelle à la recherche du savoir par un autre hadith à caractère fondateur et considéré comme authentique (ṣaḥîḥ) : « Les Savants sont les héritiers des Prophètes » Rapporté par Abu Daoud)

Sur un plan historique, l’islam fut un pilier intellectuel majeur de la civilisation arabo-musulmane classique. Avicenne (Ibn Sina), Al-Khawarizmi, Abu Bakr Al-Râzî, Al-Bîrûnî, Averroès (Ibn Rushd), Ibn al-Haytamî ou encore Al-Farābī ont indéniablement contribué à l’essor de la civilisation arabo-musulmane. Notre propos nous pousse d’ailleurs à reconnaître l’islam comme un véhicule de la connaissance humaine dans la pensée, dans l’art, en particulier les sciences de la médecine, de l’astronomie, de la chimie, de l’optique (basariyyat), de l’algèbre, de l’art vétérinaire, de l’art botanique, de la géographie, de l’océanographie, de la littérature, de l’histoire, etc.

Quand on se saisit de la bibliothèque des exégèses (tafāsir) sur ce point, l’un de ces versets est celui qui affirme donnant la parole au Créateur : « Nous n’avons omis dans le Livre nulle chose » Coran (VI : 38)

Ce à quoi les fibres chiisantes et soufies ajoutent une sapience assez mystérieuse attribuée à Ali : « La science est un point que les ignorants ont rendu multiple » (Yanābīʻ al-mawaddah). 

Ainsi, l’islam est un système cosmogonique qui pose la connaissance comme étant une donnée présente aux hommes et implicite en eux.

Contrer la propagande djihadiste par une pédagogie humaniste de l’islam

Si, à travers le monde, les musulmans en état d’autonomie « idéale » (dûment formés aux sciences religieuses, maîtrisant l’arabe, etc.) peinent eux-mêmes parfois à choisir leur référence en termes d’avis juridiques (fatwas) issues de l’iğtihâd par exemple, qu’en sera-t-il de leurs coreligionnaires vivant en France, en manque des repères les plus basiques, et dont la situation scolaire et socio-économique confine parfois à la désespérance. Pour ces personnes, fréquemment des jeunes, les sirènes de n’importe quel discours démagogique exaltant le réveil de leur foi musulmane en sommeil est susceptible de les enrôler avec des conséquences d’une portée totalement incalculable.

Afin de contrer la nocivité de la prédication djihadiste, le choix d’une pédagogie humaniste s’impose et implique de puiser dans une spiritualité traditionnelle et universelle. Des exercices de réflexion par maïeutique, des débats et des activités de compréhension de références issues de la tradition musulmane, chrétienne, juive, bouddhiste voire même athée conduirait nos enfants vers une vision humaniste des solutions aux problèmes contemporains sur des sujets aussi variés que les problèmes de société, le chômage, le racisme, le terrorisme, le féminisme, la violence, l’amitié entre les peuples, l’hygiène, la santé, l’alimentation, la valorisation du travail et l’étude.

Si nous intégrons cette réflexion dans une démarche éducative auprès de notre jeunesse, nous rendrons à nos enfants, musulmans ou non, la conscience et la fierté d’être des acteurs dont aucune action n’est futile… et nous aurons ce faisant pulvérisé une idée-reçue selon laquelle les valeurs humanistes se trouveraient ailleurs qu’en islam comme une plante qui ne fleurirait que chez le voisin.

35 commentaires

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  1. @misigris
    juste une petite pensée pour Albert Camus:
    “l’homme n’est rien en lui-même !
    Il n’est qu’une chance infinie.
    Mais il est le responsable infini de cette chance”
    bien à vous

    • Cette citation de Camus est une belle réponse à ceux qui sur ce forum, ne comprennent pas que l’athéisme puisse aussi être une spiritualité !

  2. L’humanisme est le seul lien qui puisse unir tous les hommes. Je partage le regard pessimiste de @ leraisonneur ci-dessus sur les religions. Le bilan historique est consternant. En même temps (comme dirait l’autre…) force est de constater que, sur le plan individuel, des personnes de valeur trouvent justement dans leur foi une énergie inépuisable au service des hommes et femmes en souffrance. C’est pour cela que, athée laïcard et humaniste, je ne suis pas hostile aux pratiques religieuses dans le cadre de la république.

    • je partage avec vous et beaucoup d’autres , heureusement d’ailleurs, cette vision, que l’humanisme, reste l’avenir de l’humanité.
      parce qu’il est son passé, sa mémoire longue. Bien plus longue évidemment que le culte qui fait l’objet de cet article.
      L’histoire de l’humanité, nous montre à quel point, les religions, avec leurs dogmes abrutissant, et les idéologies, avec leurs certitudes, ont martyrisé le genre humain.
      Ce sont des génocidaires implacables.
      Si tous nos frères et (sœurs) humains qui sont morts de mort violente, à cause de ces deux bourreaux, pouvaient renaître, notre planète serait encore plus “surpeuplée” .
      Ce qu’ils auraient à nous dire, risqueraient d’ébranler (peut être) la conscience de tous ces fanatiques, puisque beaucoup sont morts pour la défense de cultes ou de religions aujourd’hui disparus.
      Toutes les religions, tous les cultes, toutes les idéologies, toutes les avancées scientifiques sont transitoires.
      Elles sont destinées, soit à évoluer, soit à disparaître, au fil de l’évolution de l’humanité.
      A chaque changement de plan de conscience individuel et collectif, l’humanité se projette, vers un monde intellectuel, moral et spirituel nouveau.
      Sa particularité, même si parfois les apparences passagères sont parfois trompeuses, c’est de ne pas connaitre la marche arrière.
      A l’image de l’Univers, elle est en expansion sur tous les plans.
      Voilà que se profile le transhumanisme !
      l’histoire est loin, d’être finie !!!!
      bien à vous

  3. “s’il n’y a pas d’amour en nous, appartiendrons nous à une religion droite ?
    Bien sur que non, l’Amour est l’unique fondement ”
    Parole de l’Emir Abdel Khadder humaniste, souffi, grand protecteur des Chrétiens et de la liberté de conscience.
    Ce socle philosophique , l’Islam l’a reçu en partage, avec d’autres grandes sagesses.
    Le Bouddhisme, l’Hindouisme, le Taoïsme, le Christianisme, le Confucianisme, le Judaïsme,l’humanisme Grec s’appuient également sur cette base primordiale
    Gandhi l’a exprimé de façon assez simple .
    “c’est la loi d’Amour qui gouverne l’humanité, car si c’était la haine et la violence qui l’avaient emporté, l’humanité aurait déjà disparu”.
    L’Islam d’AVEROES était la voie de sagesse.
    une de ses paroles la plus porteuse dit l’essentiel de mon point de vue:
    “la Foi n’exclut pas la raison, au contraire, elle la sollicite”

  4. Je suis troublé au sujet de votre livre sacré, le Coran.
    Certains musulmans y trouvent des textes qui les guident vers la sagesse, la tolérance et l’humanisme.
    D’autres musulmans y trouvent les raisons pour égorger les mécréants au nom de Dieu (je ne nomme pas mes sources car je ne sais pas si j’ai le droit, ici, de citer votre Dieu et sa parole).

    Chacun semble persuadé de détenir la vérité. Comment et pourquoi la parole de Dieu peut-elle être, à ce point, sujette à des interprétations aussi opposées ?
    L’absence d’une autorité religieuse UNIQUE, représentative et incontesté, laisse à chaque Musulman la liberté d’interpréter les textes à sa façon. J’ai toujours pensé que le bien et le mal sont des concepts qui reflètent uniquement des points de vue différents.

    Cela m’étonne qu’aujourd’hui, nous laissions encore aux religions (Le Christianisme y compris) le soin de nous dire ce qui est bien ou mal. Combien de guerre, d’exaction l’humanité devra-t-elle encore subir au nom des religions ?

    Pour répondre au titre de l’article, je serai pour une disparition progressive de l’influence des religions surtout les monothéistes.

    Ne soyez pas trop sévère avec moi, J’ai de la bienveillance pour les Musulmans, enfin pour ceux qui ne veulent pas égorger le mécréant que je suis.

    • @ le raisonneur:

      c’est en raison du libre-arbitre accordé à l’Homme. Dieu nous a créer libres.Tout ce qui tue la liberté tue l’homme. Dans le monde ontologique, l’homme était un projet et Dieu lui a demandé : « Qu’est-ce que tu veux ? Être libre ou contraint ? » L’homme a répondu : « Je veux toucher l’arbre. L’arbre interdit. » Car il faut avoir la possibilité réelle de désobéir, de nier Dieu. L’histoire de la tentation de l’arbre dans le Coran, c’est le moment crucial du choix.

      L’homme a voulu être libre et, pour être libre, il lui faut nécessairement désobéir à Dieu. Sinon, il ne possède pas de preuve de sa liberté. Ce sont ces risques et ces possibilités de désobéissance qui ont fait que je suis devenu croyante.

      • @yasmina
        je trouve votre contribution extrêmement enrichissante.
        Elle place chacun de nous devant ses propres responsabilités.
        La genèse biblique exprime également une vision de ce type quand elle aborde le 7ème jour de la Création, lorsque l’Eternel se repose, et laisse à l’homme le soin de parachever son oeuvre.
        les hommes naissent libres et égaux. C’est la société qui crée les esclaves et les tyrans. (Albert Camus).
        je partage également cette idée.
        Nous avons une part prépondérante, dans le déroulement de notre parcours individuel, et y renoncer c’est renoncer à sa propre souveraineté.
        faire son métier d’homme, c’est me semble-t-il assumer cette responsabilité
        Bien à vous

  5. l’esprit de cet article me convient parfaitement.
    Il implique que les voies de sagesse, ne sont pas discordantes.
    Quand elles se rejoignent, elles deviennent universalistes.
    L’avenir de l’Islam, ne peut être ailleurs que dans l’humanisme, cela me parait une évidence.
    “La nature originelle” de l’Homme (fitra) renvoie avant tout, à une disposition innée et prénatale,conférant à l’etre humain une sorte de nature première pure et nécessairement positive”.
    C’es le Vase d’Eau Pure de la sourate dite de la” Lumière.”
    Que peut t il y avoir de commun avec tous les délires idéologiques, que nous pouvons lire sur ce site ?
    Avec tous ces prêcheurs de haine,qui ne voient l’autre ( le non musulman)que comme un infidèle, un mécréant, voire un apostat ?Qui relisent l’histoire au travers de leur prisme idéologique ?
    Qui en sont encore à reprocher au petit fils le comportement de son grand père ?Est ce que les citoyens allemands de confession israélite considèrent tous les allemands avec qui ils cohabitent comme des descendants de nazzis ?
    S’ils avaient cet état d’esprit, le prétexte, pour poser des bombes et tuer des innocents serait vite trouvé, et les raison pour le justifier également.
    Fort heureusement pour eux, ils ont largement dépassé ce problème.
    Que cet article empli de bon sens et de sagesse, dérange les fanatiques,n’a, dans ces circonstances, hélas rien de surprenant

  6. L’humanisme islamique a existé, au sein de l’Empire Ottoman. Il était ouvert aux sciences, aux arts, y compris profanes, aux philosophes, aux chrétiens et aux juifs. Mais ça c’était avant, du temps des lunettes chères, quand l’opticien margeait à 9 sur les montures.
    Je sais: C’est pas bien.
    Aujourd’hui, il n’en reste plus grand chose. A part peut-être les arnaques sur les lunettes. Et le triste Erdogan, mais Dieu m’est témoin que je n’ai rien contre les dictateurs corrompus et liberticides. J’aurais sans doute fait pareil, sur les conseils des mes collègues les démons.
    Bref.

    • J’espère que vous ne pensez pas vous lancer dans une carrière de comique…car vous risquez de ne pas manger tous les jours à votre faim…! Enfin si vous vous faites rire…c’est déjà pas mal…!
      Pourriez-vous faire une effort et essayer de répondre à l’article par un argument ? Juste un ! Essayez svp…aller courage….

  7. Je commençais à m’intéresser à ce débat des musulmans entre eux, débat théologique finalement, et je regrette que des non-musulmans viennent le polluer avec toujours les mêmes vieilles salades d’arguments simplets ressassés et recyclés ad nauseam.

    • Maintenant , au Ruanda, un prêtre catholique et ses 480 adeptes viennent d’embrasser l’Islam et transforment leur église en mosquée.

      C’est ça qui dérange l’administration américaine, on a le droit de choisir sa voiture, sa maison, son UC, ses vêtements, sa nana , mais pas l’Islam, pardon le cancer.

    • Sans doute ignorez-vous que l’esclavage existe depuis l’Antiquité, bien avant que l’Islam existe. Le judaïsme s’accommodait fort bien de l’esclavage, le christianisme lorsqu’il fut devenu la religion des empereurs romains et la religion obligatoire de l’Empire ne supprima pas l’esclavage.
      Par contre on trouverait dans la bible comme dans le coran des propos visant à encourager les croyant à libérer leurs esclaves et surtout à les traiter humainement. En effet les 3 religions monothéistes affirment l’égalité entre esclaves et hommes libres aux yeux de dieu, ce qui est révolutionnaire par rapport aux conceptions de l’époque.

      “Si les pays musulmans renoncent à l’esclavage des blancs et surtout des noirs, c’est sous la pression des Occidentaux”
      Décidément vous ne renoncez jamais à nous faire rire 🙂 🙂

      Les occidentaux qui ont pendant 4 siècles déporté des centaines de milliers d’Africains pour les faire travailler dans les Amériques seraient de généreux abolitionnistes…!
      L’esclavage disparaît à chaque fois qu’il devient économiquement plus rentable de remplacer les esclaves par des homme libres. En Occident, les serfs remplacent les esclaves qui travaillaient sur les domaines des grands propriétaires fonciers, quand ces derniers prennent conscience que le serf rapporte plus que l’esclave qui essaie toujours d’en faire le moins possible.

    • oui mais seul l’islam a permis à des esclaves de monter dans l’échelle sociale et de diriger des empires. Sinon comment croyez vous que les Seldjoukides sont arrivés au pouvoir? L’Empire Mamelouk qui a mis fin aux Etats croisés en Palestine , a stoppé les Mongols en Syrie, a duré 267 ans.

      ” L’empire des Mamelouks d’Égypte en fournit un bon exemple, car c’est l’un des plus exotiques jamais enregistrés dans l’Histoire. Il est également exceptionnel du fait qu’il a commencé un jour fixe et qu’il s’est terminé un autre jour, précisément, ne laissant aucun doute sur sa durée précise, 267 ans.

      Dans la première partie du XIIIe siècle, l’Égypte et la Syrie étaient dirigées par les sultans ayyoubides, descendants de la famille de Saladin. Leur armée était constituée de Mamelouks, esclaves importés comme des garçons des steppes et entraînés comme des soldats professionnels. Le 1er mai 1250, les Mamelouks se mutinent, assassinent Turan Shah, le sultan ayyoubide, et deviennent les dirigeants de son empire.

      Les cinquante premières années de l’Empire mamelouk furent marquées par des combats désespérés avec les Mongols jusque-là invincibles, les descendants de Gengis Khan, qui envahirent la Syrie. En battant les Mongols et en les chassant de Syrie, les Mamelouks ont sauvé la Méditerranée du sort terrible de la Perse. En 1291, les Mamelouks capturèrent Acre et mirent fin aux Croisades.

      De 1309 à 1341, l’Empire Mamelouk était partout victorieux et possédait la plus belle armée du monde. Pendant les cent années qui suivirent, la richesse de l’Empire mamelouk fut fabuleuse, conduisant lentement au luxe, au relâchement de la discipline et au déclin, avec des rivalités politiques intérieures toujours plus amères. Finalement, cet Empire s’est effondré en 1517, à la suite de la défaite militaire contre les Ottomans.”http://lesakerfrancophone.fr/le-sort-des-empires-et-la-recherche-de-leur-survie-45

  8. L’islam est intrinsèquement humaniste. Et en toute circonstance il sera, parce qu’il a été, qu’il est plus que jamais et que ce n’est que le prélude de ce qu’il sera, grâce à la suppression des frontières à la communication et au partage de ses valeurs universelles. Un humanisme réel, sans hypocrisie, sans fausses notes, sans les deux poids deux mesures qui défendent les droits de l’Homme avec un grand H et assassine l’homme avec un h à peine audible.

    • “L’Islam est intrinsèquement humaniste” ?

      Pour rappel, voici la définition de l’humanisme dans la langue qui anime nos commentaires :
      “Théorie, doctrine qui place la personne humaine et son épanouissement au-dessus de toutes les autres valeurs.” (Larousse)

      Ça ne ressemble pas à l’Islam tel qu’on le connaît qui place la loi divine au dessus de tout et assassine l’Homme (avec ou sans grand H) qui s’en éloigne.

      Le titre de cet article est donc un appel à la réforme…

      Certains ont des idées pour préserver les textes mais faire évoluer leur lecture. Cependant ils finissent souvent mal. Revisitez par exemple Mahmoud Mohamed Taha : il a tenté de remettre le Coran dans l’ordre de sa révélation et de contextualiser les temps de paix et de guerre, en donnant la priorité aux premiers. Il en ressortait un Islam apaisé, libérateur.. Un renouveau qui a tourné court face aux lectures plus cruelles dont on souffre aujourd’hui.

      Quant au “deux poids deux mesures” qui vous autorise à dénoncer les Droits Humains, il semble quand même que les sociétés occidentales en paix sont nettement plus vivables en matière d’assassinats que les sociétés musulmanes en paix. L’autorisation coranique de tuer le corrompu n’y est probablement pas totalement étrangère – légitimant peine de mort et crimes d’honneur.

  9. L’islam est une religion dotée de charia , L’Amérique veut un Islam sans charia et sans jihad.
    L’Amérique avait voulu salir le Jihad par le terrorisme , c’est une entreprise qui n’a pas réussi, on passe alors à la vitesse supérieure.

    Je lis une information urgente sur z8rty_news_q8 montrant le conseillé du président Trump pour la sécurité nationale dire :

    ” L’Islam est un cancer dans le corps de un milliard sept cents millions d’être humain sur la planète terre, et il faut l’éradiquer comme on en a fait avec le communisme et le nazisme”. fin

    Quand j’entend de tels propos, je suis plus que rassuré, c’est la faillite de l’ordre dicté par la première guerre mondiale.

  10. L’islam ou l’art de détourner son regard sur les ordures dans la cour des autres pour éviter de contempler la montagne d’immondices qu’on a dans la sienne ! C’est l’éternelle parabole de la paille et de la poutre.
    Mais attirer l’attention sur les crimes des occidentaux ne vous est plus profitable ; c’est bête pour vous mais cela ne les empêche plus d’étudier très soigneusement les vôtres et Dieu sait si votre histoire en regorge. Vous ne pouvez plus empêcher que nous les connaissions de mieux en mieux et que nous en parlions de plus en plus.
    Donc, aussi longtemps que vous tentez de vous rassurer les uns les autres et que vous glosez à qui mieux mieux entre vous sur votre immense gloire, les conséquences sont limitées. Mais quand vous essayez de tenir les mêmes discours devant des non musulmans, ne vous étonnez plus des réactions.

    • “cela ne les empêche plus d’étudier très soigneusement les vôtres”

      A vous lire on sent immédiatement que l’on à affaire à un grand historien de l’Islam et de le la civilisation musulmane…
      Pouvez-vous nous faire part du résultat de vos études ?!
      Merci d’avance !

  11. Assalamu alaikum,

    Tout d’abord barak Allahu fikum pour votre article très intéressant ma châ Allah, et pour volonté de défendre l’Islam, et d’en donner une vision plus juste. Vous abordez de manière claire différents aspects positifs de notre sublime religion.
    Cependant j’aimerais gentiment attirer votre attention sur deux points très importants:
    – le titre que vous avez choisi pour votre article comporte un très gros problème. En effet il sous-entend que l’Islam pourrait disparaître. Or cette idée contredit foncièrement notre aqidah (croyance). En effet quoi qu’il arrive, quoi que fassent les ennemis de l’Islam, notre religion ne disparaîtra pas, avant d’avoir dominé le monde. J’en veux pour preuve, entre autre le verset suivant:
    يُرِيدُونَ لِيُطْفِئُوا نُورَ اللَّهِ بِأَفْوَاهِهِمْ وَاللَّهُ مُتِمُّ نُورِهِ وَلَوْ كَرِهَ الْكَافِرُونَ (8)
    Ce verset de la sourate As-Saff (61) donne en traduction approximative:
    “ils veulent éteindre de leur bouches la Lumière d’Allah, alors qu’Allah parachèvera Sa Lumière en dépit de l’aversion des mécréants”
    Il existe des hadiths connus également sur la venue du Mahdi et la descente de Issa (Jésus) alaihi assalam, et il est connu qu’ils feront appliquer la Charia sur Terre in châ Allah.

    – Deuxièmement vos propos sur le Djihâd ne sont, à mon avis, pas corrects. Le Djihâd est un aspect de l’Islam et il a été clairement légiféré par Allah Ta Ala et son Prophète salla Allahu alaihi wa sallam. Et ce sont uniquement les ennemis de l’Islam et ceux qui ont été trompés par leur propagande de jour et de nuit, qui veulent faire croire aux Musulmans que seuls les terroristes préconisent le Djihâd. Or Allah et Son Prophète salla Allahu alaihi wa sallam encouragent au djihâd.
    Mais bien sûr, le Djihâd ne consiste pas à tuer des innocents et à commettre des actes de barbarie. Ainsi le Prophète salla Allahu alaihi wa sallam a interdit, en temps de Djihâd, de tuer les enfants, les vieillards, et les femmes non combattantes.
    Mais prôner un Islam dépourvu de tout moyen de combattre est une stratégie de nos ennemis pour nous priver de toute force. Les pays qui condamnent le Djihâd seraient ils prêts eux à renoncer à leurs armées et à tous les moyens de puissance qu’ils ont à leur disposition? Bien sûr que non, car ils savent que si l’on est incapable d’user de la force, on devient la proie de ses ennemis.

    Pour conclure, je vous encourage à continuer à défendre l’Islam, tout comme je vous encourage à ne pas vous laisser influencer par la propagande médiatique qui vise transformer et dénaturer notre religion, comme ils l’ont fait par le passé avec les enseignements de Issa (Jésus).

    Qu’Allah vous protège

    wassalamu alaikum wa rahmatullah

    • “notre religion ne disparaîtra pas, avant d’avoir dominé le monde”

      Et Khomeini disait : “L’islam a vocation à gouverner le monde”.

      Inquiétant, tout ça, mais chut. Vous vivez ici, chez vos ennemis ? Vous nous colonisez, alors…

      • La colonisation est la conquête militaire d’un territoire par un pays colonisateur qui l’exploite à son profit.
        Pouvez-vous nous dire quels “pays musulman” a envoyé ses soldats pour conquérir la France ou l’Europe ?
        Si armées il y a ce sont plutôt celles des pays occidentaux qui interviennent dans des pays à population musulmane pour y semer le chaos… comme en Irak, en Libye…

  12. Le Djihad est le sommet de l’Islam , il faut définir le djihad au sens du coran qui en parle et non au sens de la pensée humaine qui l’ignore.
    Tout mettre en l’air, saigner l’homme, violer la femme, détruire un ordre, soumettre les peuples , détruire la fertilité d’une terre par le nucléaire, imposer son dictat et dans le pire des cas etre docile, perdre sa virilité, etre une loque humaine, une valeur ajoutée. Tout ceci est définit par le coran comme mal.
    La vérité universelle, Allah a créé le mal et le bien.
    La vérité révélatrice, le djihad est de combattre le mal, à commencer par soi meme.
    Le djihad fait peur aux états arabo musulmans, parce que les dirigeants sont des malades.
    L’Europe est plus ou moins juste et libre et c’est pour cela qu’elle a le djihad dans sa façon de voir.

  13. Oui, l’islam est une miséricorde pour l’humanité et la vie est fécondité sans limite. Toute activité humaine a pour but de satisfaire Dieu ce qui passe par la progression de l’humanité et de son savoir. C’est pour cela que, après le Shirk, le plus grave péché dans l’islam n’est autre que le ribah, l’usure. C’est pour cela que, dans les sociétés musulmanes originelles, la propriété étant à Dieu, elle était accordée en gérance au sultan, et donc à ce qu’on appelle aujourd’hui l’Etat qui peut la déléguer sous condition à un individu ou à une collectivité sous condition de résultats pour l’ensemble de la société. L’islam ne peut donc pas accepter le capitalisme qui part du principe que l’être humain est mauvais (néoprotestantisme anglo-saxon) et il n’accepte pas le règne de la propriété privée sans contrôle social, l’idéal étant l’action solidaire et la propriété collective. Beaucoup de musulmans confondent sous l’influence du néoprotestantisme clôné dans l’islam wahhbite, la charité qui n’est pas une valeur islamique mais un moindre mal en cas de crise conjoncturelle, à la solidarité qui est la valeur islamique par excellence. Il faut aider les pauvres, les démunis, les victimes, les déshérités, non pas en leur donnant de quoi survivre avec condescendance et pour se procurer bonne conscience, mais en leur donnant les moyens de devenir autonomes et productifs eux-mêmes. L’égalité devance dans l’islam la liberté. L’égalité est absolue mais la liberté est soumise à la condition d’apporter un progrès pour la collectivité. L’islam favorise donc le processus d’humanisation et d’hominisation inscrit dans le programme divin dès l’origine et inscrit dans la fitrah de chaque être humain depuis sa naissance.

  14. De quelle prédication djihadiste vous parlez ? Est ce que vous pensez que dans les pays en guerre contre un envahisseur les imams vont faire des simples rappel du bon comportement pendant les prêches de Vendredi ?

    Je suis d’accord avec vous sur les qualités de l’Islam, cependant c’est facile de jeter la pierre à l’autre quand on n’a pas à vivre sous les bombardement et sous la terreur des soldats racistes et sadiques.

    • Et comment se comportait le prophète (PBSL) avec les prisonniers des armées racistes, tribalistes et sadiques qui combattaient les musulmans ? En faisant preuve de fermeté certes mais aussi de miséricorde dès que possible. L’armée syrienne commet parfois quelques excès contre les mercenaires venus d’une centaine de pays pour attaquer la Syrie, mais globalement, elle se comporte de façon correcte. D’après mes contacts en Syrie, elle se comporte aux yeux d’une grande partie des populations victimes des terroristes, “radicaux” ou “modérés”, d’une façon beaucoup trop modérée. Ils ne désirent pas tant la vengeance que la garantie qu’ils ne reprendront pas les armes. En Irak, il semblerait que l’armée locale, créée dans la foulée de l’occupation, fasse preuve de beaucoup moins de retenue contre les coupables ou supposés coupables d’atrocités.

      • Du temps de Mohammed (paix et bénédiction soit sur lui), les muslims appliquaient à la lettre les ordres du Prophete et d’Allah.

        Ces gens la de nos jours, certains muslims les traiteraient de djihadistes parce qu’ils étaient fermes dans leur religion, et que quand on leur prescrivait le combat ils y allaient avec ferveur.

        On ne parle pas des prisonniers ni de la Syrie en particulier, surtout que je n’ai pas de contatc la bas, et que donc je ne sais rien de ce qui s’y passe réellement car je n’ai AUCUNE confiance dans les médias.

        Ici, j’évoquais le fait que c’est facile de critiquer les agissements ou les prêches “guerriers” des autres, bien assis, en sécurité, dans un siège confortable devant un écran avec un frigo plein dans la cuisine.

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