La Tunisie a maille à partir avec la frange minoritaire, mais la plus jusqu’au-boutiste de sa population, les salafistes, dont les actions menaçantes et violentes qui testent sans répit la résistance de la Troïka au pouvoir, sous l’hégémonie d’Ennahdha, faisaient dire récemment au président Moncef Marzouki, lors de son entretien au Point : « Quant aux salafistes, ils sont l'équivalent de l'extrême droite européenne. Ils sont dangereux et l'on n'est pas parvenu à les démocratiser.
Publicité
Leur démonstration de force du week-end dernier (débits d'alcool attaqués et des postes de police incendiés dans le nord ouest de la Tunisie) a été la goutte qui a fait déborder le vase, le Premier ministre Hamadi Jebali n’ayant pas de mots assez forts pour condamner ces agressions dont la fréquence s’accélère dangereusement, nuisant considérablement à la démocratisation en marche du pays, et à la perception du modèle de société islamique plurielle qu’aspire à incarner la Tunisie.