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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis suspendu de ses fonctions pour ses vrais faux tapis de prière…

L’insoutenable tragédie du carnage commis au cœur de Paris a tout naturellement éclipsé une actualité plus secondaire, mais qu’il convient aujourd’hui de relayer tant elle jette une lumière crue sur  les basses manœuvres islamophobes d’un directeur d’IUT qui s’est pris les pieds dans ses vrais faux tapis de prière… 

Samuel Mayol, le désormais tristement célèbre directeur de l’IUT technologique de Saint-Denis par qui des tapis de prière ont été disposés dans le local d’une association musulmane avec l’intention de nuire, a été suspendu de ses fonctions, jeudi dernier, par Jean-Loup Salzmann, le président de l’université de Paris 13.

Le lauréat du prix de la Laïcité 2015, galvanisé par cette récompense jusqu’à se compromettre gravement, est en effet accusé d’avoir introduit à la mi-octobre « un nombre significatif d’objets cultuels », en l’occurrence des tapis de prière, pour donner l’illusion de l’invasion islamiste souterraine au sein de son établissement universitaire.

Sa suspension « à titre conservatoire » a été prise en vertu d’un arrêté signé par Jean-Loup Salzmann qui a demandé au ministère de nommer un administrateur provisoire,  dans l’attente de la décision de la section disciplinaire de l’université, et ce pour une durée de quatre mois renouvelable. L’accès aux locaux de l’université lui sera également interdit pour une durée de trente jours, également renouvelable.

« J’ai pris cette décision pour répondre à la situation préoccupante des personnels de l’IUT », plongé depuis deux ans « dans un climat conflictuel et de suspicion généralisée », a déclaré M. Salzmann.

Ce n’est pas là le seul grief qui entache la réputation de celui qui a été loué pour son "action en faveur de la neutralité dans l’enseignement supérieur face à la montée d’incidents communautaristes", Samuel Mayol étant rattrapé par deux autres casseroles peu reluisantes  : certains agents de l’IUT auraient « bénéficié de congés indus, comptabilisés de manière parallèle, en dehors du logiciel de gestion habituel », sans omettre le conflit d’intérêtqui lui est reproché pour avoir signé une convention de partenariat entre l’IUT et un organisme de formation, le CFA Codis, qui se trouve être l’employeur de sa femme.

Autrement dit, c’est le pompon dans une affaire de manipulation à caractère islamophobe peu glorieuse…

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