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“L’Algérie refuse que la religion serve à cultiver la haine et incite à la violence”, dixit le ministre algérien des Affaires religieuses

Placée sous le haut patronage du président Bouteflika, la quatorzième édition du colloque consacré au rite malékite qui se tient actuellement à Aïn Defla, une wilaya située au nord de l’Algérie, a été l’occasion pour le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, de réaffirmer avec force, devant un parterre de personnalités issues de 13 pays musulmans, que son pays lutte et luttera de toutes ses forces pour préserver l’islam des dérives haineuses, au profit de la concorde nationale.
Fermement résolu à ce que l’islam, cette religion du « juste milieu » par excellence qui proscrit la violence, ne soit pas dévoyé sur le sol algérien par ceux qui s’en réclament, abusivement et éhontément, pour semer la division et faire régner la terreur, Mohammed Aïssa a déclaré avec solennité : « Nous refusons et combattons de la manière la plus énergique qui soit le fait que la religion serve de moyen pour cultiver la haine, la discorde et la violence car, par essence, l’islam est une religion qui prône l’unité et bannit la violence sous toutes ses formes».
« Il est pour le moins paradoxal que, sous couvert de la religion et des pratiques religieuses y afférentes, des personnes cultivent la haine et incitent à la violence », a-t-il poursuivi, en insistant sur le fait que la Charte de la réconciliation nationale, prônée par le président de la République et approuvée par l’écrasante majorité des citoyens, traduit le souci de protéger l’unité de la nation contre toutes les tentatives visant à la fragiliser et la morceler.
De son côté, le wali de Aïn Defla, Azziz Benyoucef, s’est réjoui que ce colloque de haut vol se déroule sous l’égide du président de la République algérienne, signe de la volonté gouvernementale d’éradiquer toute forme d’extrémisme et de déviance dans la pratique religieuse.
Le président du Centre islamique Rached Bensaïd de Dubaï, Cheikh Ahmed Nour Seïf, a pour sa part fait observer que, depuis sa création, ce colloque portant sur le rite malékite n’a eu de cesse de diffuser un message positif et capital, rappelant que l’islam est la religion de la tolérance et de l’unité. Un message malheureusement doublement parasité par ceux, prétendument musulmans, qui s’emploient à dénaturer l’islam odieusement et ceux, non musulmans, qui sont missionnés pour le diaboliser.
Par ailleurs, le ministre des Affaires religieuses, Mohammed Aïssa, a annoncé avec satisfaction qu’une « enveloppe de 100 millions de dinars sera dégagée pour la promotion des travaux des oulémas algériens portant sur le rite malékite », afin de publier leurs travaux, ainsi que ceux des chercheurs algériens qui contribuent à faire connaître le rite malékite à travers les âges.
« Il est on ne peut plus fondamental de montrer que les oulémas algériens ont de tout temps œuvré à instaurer une pratique de la religion non figée, ouverte au savoir et à la connaissance, bannissant toute forme d’extrémisme », a-t-il souligné.

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