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L’actrice Selena Gomez prie pour Gaza et crée la controverse

S’il y a bien une émotion qui passe mal sous les feux de la rampe, face à l’hypocrisie tout en strass et paillettes du showbusiness qui, à l’instar du sérail politique, préfère nettement l’indignation à géométrie variable pour des causes ultra-consensuelles, c’est le profond émoi qui s’empare de tout être humain normalement constitué devant l’horreur du génocide commis par Israël contre les Gazaouis.

Sous le soleil hollywoodien et derrière le miroir aux alouettes de la célébrité, l’actrice et chanteuse américaine, Selena Gomez, a mis en pleine lumière son élan du cœur pour Gaza, au risque de voir son nom quitter le haut de l’affiche et pire encore traîné dans la boue, en appelant à prier pour l’enclave palestinienne massacrée.

Ambassadrice Unicef très investie, la jeune étoile montante du septième art a écrit sur son compte Instagram : "C’est une question d’humanité. Prions pour Gaza. S’il vous plaît, priez pour toutes ces familles et ces enfants aujourd’hui. Rappelez-vous ce qui est important dans la vie. Nous sommes ici pour aider, inspirer et aimer. Soyons ce changement. Nous sommes la nouvelle génération". Elle rejoignait ainsi Rihanna sur la scène de la solidarité envers la Palestine, avant que celle-ci ne la quitte précipitamment sous une avalanche d’injures et de menaces. En effet, après avoir posté sur Twitter « Free Palestine », Rihanna a subitement nuancé son soutien en ces termes : "Prions pour la paix et une fin rapide du conflit israélo-palestinien. N’y a-t-il donc aucun espoir ?".

Se répandre en futilités aurait été certes bien plus porteur et gratifiant pour Selena Gomez que de mettre son cœur à nu sur une question aussi taboue que le soutien à Gaza et la critique tacite d’Israël, dans l’usine à fabriquer des blockbusters hyper standardisés. Si les messages de félicitations ont tenté de contrebalancer la déferlante de propos acerbes et diffamatoires, l’actrice a néanmoins choisi, elle aussi, de remanier son texte initial en apportant une précision qui en dit long sur la pression subie : "Bien entendu, pour être clair, je ne choisis aucun camp. Je prie pour la paix et l’humanité pour tout le monde." 

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