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La Norvège boycotte deux sociétés israéliennes de travaux publics dans les Territoires occupés

Sale temps pour les entreprises israéliennes implantées dans les Territoires occupés ! L’heure du boycott a sonné en Norvège, sonnant par là-même le glas de deux des ruches bourdonnantes et industrieuses de l'Etat hébreu que sont Africa Israël Investment et sa filiale Danya Cebus, des sociétés de travaux publics impliquées dans la construction de colonies dans les Territoires occupés, qui ont été blacklistées, en toute souveraineté, par le ministre des Finances norvégien.

Frappées d’une disgrâce qui n’en finit pas de s’étendre bien au-delà des fjords, ces deux entreprises israéliennes ont été exclues par le Fonds souverain d’investissements norvégien, qui gère 810 milliards de dollars d’actifs, de sa liste des investissements pour cause de violation grave des droits individuels.

Tombant comme un couperet sur l’entité sioniste, plus habituée aux primes à l’impunité qu’aux sanctions, la mesure de rétorsion, qui honore le gouvernement norvégien, vient consolider, en l’amplifiant, la grande action du boycott européen des firmes israéliennes, ainsi mises au ban de la communauté internationale pour prospérer en piétinant les Palestiniens et en bafouant le droit international.

La Norvège emboîte le pas à PGGM, un fonds de pension hollandais, à la tête de plus de 200 milliards de dollars, qui a inauguré l’année en liquidant ses investissements dans cinq banques israéliennes, au motif qu’elles financent la construction de colonies dans les territoires occupés palestiniens, et que par conséquent elles frayent dans les eaux troubles de l’illégalité et capitalisent sur la négation des droits de l’Homme.  

Auparavant, un des principaux syndicats américains de chercheurs et d'enseignants avait appelé à un boycott académique d'Israël, tandis que la plus grande Église protestante du Canada exhortait ses fidèles à boycotter trois entreprises israéliennes installées dans des colonies (Ahava, Keter Plastic et SodaStream) et à faire pression sur les distributeurs qui vendent leurs produits au Canada. De son côté, le gouvernement roumain refusait d'envoyer sa main d’œuvre en Israël, faute d’avoir eu l’assurance que ses ouvriers ne seraient pas employés à la construction de logements dans les colonies illégales.

En Israël, l’ampleur du boycott venu d’Europe, inimaginable il y a peu encore, ébranle le gouvernement de Netanyahu, fissurant son arrogance insolente sous la pluie de critiques et la vague des premières représailles qui n’en font plus un Etat à part, intouchable et au-dessus des lois. C’est dans ce contexte sous haute tension, rendu électrique par les vives réprobations émises par l’organisation de charité Oxfam à l’encontre de sa désormais ex-ambassadrice Scarlett Johansson, nouvelle icône de Sodastream, une entreprise israélienne basée dans les Territoires occupés, que le ministre américain John Kerry a déroulé sa feuille de route des négociations, dont on ne compte plus les tables rondes torpillées par Israël…

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