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La fiancée de George Clooney, ne siégera pas à la commission de l’Onu sur les crimes de guerre à Gaza

Coup de théâtre à l’Onu, digne d’un mauvais scénario hollywoodien fait de pressions, de compromissions, de carriérisme, et de reddition devant la loi du plus fort. Amal Alamuddin, la juriste britannico-libanaise, dont le visage s’étale depuis quelques mois à la Une des magazines people pour avoir fait chavirer le coeur de George Clooney, renonce à siéger au sein de la commission d'enquête onusienne du Conseil des droits de l'Homme, chargée de statuer sur les violations des lois humanitaires à Gaza et dans les territoires occupés, après avoir été annoncée dans un casting de haut vol, lundi 11 août.

Dans un communiqué publié lundi par le New York Post, la future épouse du plus célèbre célibataire endurci de la capitale du cinéma, a expliqué sa volte-face somme toute très prévisible. Le contraire eût été héroïque, mais manifestement un peu trop kamikaze à la fois pour la star de Nespresso et sa dulcinée née au Liban et formée sur les bancs d’Oxford, avant de devenir une juriste internationale de renom, notamment auprès de la Cour Internationale de Justice en 2004, et en tant que conseillère pour le procureur du Tribunal spécial pour le Liban.

"Il y a plusieurs rapports publiés aujourd’hui qui assurent que j’ai été nommée comme l’un des trois membres de la Commission des Nations Unies. Je suis horrifiée par la situation dans les territoires occupés de la bande de Gaza, particulièrement les victimes civiles, et je suis persuadée qu’il y devrait y avoir une enquête indépendante et une demande de comptes à rendre pour les crimes qui ont été commis. J’ai effectivement été contactée par l’ONU pour ces questions, la première fois, ce matin. Je suis très honorée d’avoir reçu cette offre, mais étant donné mes engagements actuels – qui comprennent huit affaires en cours – malheureusement je ne peux pas accepter ce rôle. Je souhaite à mes collègues qui serviront la commission, courage et force dans leur mission", s’est-elle justifiée. 

Il faut dire qu’à l’annonce de l’ouverture de cette enquête qui fut consécutive à une résolution déposée par la Palestine et adoptée, le 23 juillet, par 29 voix pour, 1 voix contre (les Etats-Unis) et 17 abstentions, dont la France, la patrie des droits de l’Homme qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, lors d’une session extraordinaire du Conseil demandée par les pays arabes et soutenue par la Russie, la riposte acerbe d’Israël ne s'est pas fait attendre. C’est en raillant une « parodie » onusienne que les criminels de guerre israéliens entendent torpiller les éventuelles condamnations qui pourraient les faire tomber en disgrâce et les placer sur le très inconfortable banc des accusés.

"Identifier les responsables, faire des recommandations, en particulier sur la manière de rendre des comptes, en veillant à ce que les responsables soient tenus responsables de leurs exactions et que l’impunité ne joue plus en leur faveur,  tout en étudiant les moyens de protéger les civils contre toute nouvelle agression", telle est la feuille de route définie par la commission qui a le don d'hérisser le poil d’Israël, et dans laquelle devait officier Amal Alamuddin, sous la houlette du président du Conseil des droits de l'homme, le Gabonais Baudelaire Ndong Ella, et aux côtés de deux éminents confrères, le Sénagalais Doudou Diène, ancien rapporteur spécial de l'ONU, et le Canadien William Schabas, universitaire enseignant le droit international à Londres.

En juillet, la voix dissonante de Navi Pillay, haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme, avait brisé la chape de plomb du silence en dénonçant le bain de sang à Gaza, qui ressemblait à s’y méprendre à des « crimes de guerre », et pas plus tard que la semaine dernière, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad al-Malki, convenait à son tour que l’empreinte meurtrière laissée par Israël dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde recelait "des preuves tangibles" de crimes de guerre.

La Commission d’enquête devra soumettre un rapport écrit en mars 2015. Mais la désaffection soudaine d’Amal Alamuddin jette le trouble sur la marge de manoeuvre dont disposera cette instance onusienne pour faire éclater toute la vérité, et rien que la vérité, sur les sombres desseins d’Israël et la barbarie de ses exactions, devant une communauté internationale qui serre les rangs pour l’étouffer et cherche d’autres théâtres de conflit pour faire diversion.

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