L’ancien député socialiste et désormais chroniqueur sur CNews, chaîne d’extrême droite, a de nouveau suscité l’indignation. Interrogé sur la famine qui ravage la bande de Gaza, Julien Dray a osé déclarer : « Il y a un bar qui distribue des glaces à Gaza qui est plus achalandé que certains bars de glaces à Paris. »
Cette phrase, d’un cynisme glaçant, intervient alors que l’ONU et de nombreuses ONG tirent la sonnette d’alarme : des enfants meurent de malnutrition, des familles entières survivent à peine, et l’enclave palestinienne est confrontée à une catastrophe humanitaire sans précédent.
Ce n’est pas un « dérapage ». Julien Dray s’est fait connaître dès les années 1980 à travers SOS Racisme, structure présentée comme un rempart contre les discriminations, mais qui a surtout permis de canaliser la colère des jeunes issus de l’immigration vers les logiques électoralistes du Parti socialiste. Cette instrumentalisation, largement documentée, a nourri la carrière de Dray bien plus qu’elle n’a servi la cause des « beurs ».Quarante ans plus tard, la mécanique est la même : dénigrer les victimes, minimiser l’horreur, faire diversion. Ce n’est pas seulement de la provocation, c’est une insulte aux familles qui pleurent leurs morts et aux enfants qui meurent de faim sous blocus. En relativisant ainsi la famine de Gaza, Julien Dray ne se contente pas d’exprimer une opinion. Ses propos relèvent d’une banalisation de crimes contre l’humanité et d’une négation de la souffrance des civils palestiniens. Il devrait, à ce titre, en répondre non seulement devant l’opinion publique, mais aussi devant la justice.
Les propos ignobles de Julien Dray sur la famine à Gaza : « Il y a un bar qui distribue des glaces à Gaza qui est plus achalandé que certains bars de glaces à Paris » pic.twitter.com/EWQyCig6oh
— Oumma.com (@oumma) August 23, 2025



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