in

J’ose Marine malgré son islamophobie?

Le renouveau frontiste incarné par Marine Le Pen ( que nous combattons et continuerons à combattre avec la plus grande vigueur)  n’est pas du tout  la tasse de thé de la  rédaction d’Oumma.com, mais tout comme son poids électoral l’impose aujourd’hui dans le  jeu démocratique, la frange musulmane de ses partisans doit être prise en compte, et non occultée, aussi paradoxale et stupéfiante soit-elle.

Le désenchantement populaire face à la crise endémique et à une classe politique en déliquescence, où les grands Hommes d’Etat se sont raréfiés, n’épargne pas les citoyens français musulmans. Entre deux maux, choisir le pire n’est évidemment pas la panacée, mais nier ou, pire encore, mépriser l’existence d’un élan musulman vers l’extrême droite serait contraire à notre conception de l’ouverture et de la pluralité, l’essentiel étant que le débat constructif s’instaure.

Fidèles à notre ligne éditoriale, nous avons décidé de publier le point de vue d’Albert-Ali, fondateur du Rassemblement des Musulmans Souverainistes qui, sous la forme d’une interrogation à voter FN, répond à Nabil Ennasri. Une réponse sera également apportée au texte d’Albert Ali.

La rédaction Oumma.com

 

Réponse au président du Collectif des Musulmans de France.

J’aimerais mon cher Nabil, répondre à ton inquiétude pour l’attrait si effrayant pour toi, qu’ont certains musulmans pour le Front National.

1. D’où parlons-nous et de l’autocritique historique.

Tu le sais bien en tant qu’ex-Sciences Po, nous sommes historiquement et socialement situés. Le mouvement que tu présides a une histoire et ses cadres militants ont quasiment tous un passé engagé, particulièrement à l’extrême gauche (syndicalisme, écolos, NPA …).Alors, avant de te répondre sur le cas Marine, permets-moi aussi de te proposer une grille critique de votre système militant, fondé sur l’alliance et le modèle d’analyse gauchiste.

Tu as été étudiant en théologie et tu sais bien qu’en vérité aucune proposition de l’échiquier politique français actuel, ne correspond entièrement à nos critères fondés sur l’éthique musulmane. Ce qui signifie qu’à chaque choix, chaque suffrage est une concession : de l’extrême gauche à l’extrême droite. Si l’on admet que soutenir le jeu démocratique contemporain est notre option – ce qui reste sujet à discussion – alors tout choix se vaut et reste fondé sur des concessions plus ou moins acceptables.

Concessions appréciées à chaque fois, par leurs auteurs selon leurs analyses personnelles et subjectives de la situation. Nous pourrions donc démontrer « islamiquement » que pour chaque parti sans exception nous pourrions apporter notre voix.  Chez les musulmans de gauche et affiliés, depuis de longues années déjà, le pari de la gauche et l’extrême gauche, porteuses de valeurs soit disant plus proches de l’islam et des musulmans à été réalisé.

Petite plongée alors dans le marécage sociétal d’extrême gauche avant de revenir aux puanteurs de l’extrême droite. Tu révèles dès le départ dans ta lettre « que ces musulmans tentés par le vote frontiste, font fi du passé. ». Nous pourrions appliquer la même démonstration en ce qui concerne l’extrême gauche, dans sa diversité, et vous demander de regarder avec courage son passé mais aussi son présent.

La rupture sociétale avec la gauche est une évidence pour le musulman, comme d’ailleurs pour tous ceux imprégnés d’une tradition et d’une morale. Aucune personne attachée, comme nous devrions l’être, aux valeurs millénaires et archaïques – dans le sens du passé nécessaire et structurant l’identité – ne pourrait se reconnaître dans les valeurs sociétales de la gauche et de l’extrême-gauche. Qui pourrait soutenir le mariage et l’adoption homosexuels, le libertinage et l’écroulement de la famille, l’esprit libertaire contre l’ordre et la discipline, la haine du Christ et les insultes à la sainte vierge, l’athéisme militant jusqu’à l’école et la négation du sacré ?

As-tu vu ces militants d’extrême gauche à Bordeaux venir perturber la prière des traditionnalistes catholiques contre l’avortement ? Sais-tu ce que criaient ces “gauchistes” bordelais à propos de notre sainte vierge marie, mère de Jésus (sur eux nos prières) : « Marie si tu avais mis une capote on en serait pas là ! ».

Pourquoi aucun responsable musulman ne se positionne contre l’avortement consumériste – érigé en modèle de choix de vie par la gauche – qui fait des ravages aujourd’hui chez nos jeunes musulmanes ? Où sont, par exemple les musulmans, censés venir s’opposer à ce nouveau pseudo-art abominable – encensé par la critique – le visage du christ y est éclaboussé d’excréments, ou encore le symbole du Christ flottant dans l’urine ? Comment avons-nous pu, alors depuis 20 ans, faire de telles concessions ?

Comment croire que soutenir ceux qui ont tenté de rendre la sexualité puérile « abordable », selon l’expression d’un ancien ministre, fait des musulmans de gauche des acteurs politiques sérieux ? Comment ne pas être attristé de voir où notre France est tombée à cause de ce travail de sape et de sédition, de fitna, entrepris depuis 50 ans, même les gamines de 10 ans ont aujourd’hui droit – grâce à la marque Tammy – au string exhibé !

Comment pouvons-nous faire alliance avec les princes et les maitres du fassad[2], selon l’expression coranique ? Si l’on se réfère à la théologie des priorités,qu’est-ce qui est plus grave en termes de fassad ?  La destruction programmée de la famille, l’éloge des drogues et du vagabondage sexuel, le blasphème permanent du Christ et de sa sainte mère ou le rejet de l’immigration massive, la priorité nationale à l’emploi pour tous les français ?

Concrètement, que peut-on attendre comme projet de société d’une extrême gauche et d’une gauche qui – sans avoir eu le pouvoir ou temporairement – ont déjà profondément transformé la France depuis mai 68, pour nous produire cette société ou la débauche est érigée en modèle ? Est-ce là, l’avenir que l’on souhaite pour notre France ? Nos imams devront-ils désormais participer à la « gay-pride » avec une djellaba rose et un turban arc-en-ciel ? Parce que qu’à force de concessions, c’est là où l’on va arriver : des imams qui cautionnent des mariages homos halal (sic) !

 2. Du nazisme, de la bête immonde et éloge du révisionnisme colonial.

L’article souligne notamment que « Le FN plonge ses racines dans une histoire sulfureuse qui glorifie Vichy et les pages les plus noires de l’histoire de France ». On reproche qu’au FN, il y a des nostalgiques de l’empire colonial Français ou que certains soient des admirateurs de Vichy et du Nazisme.

Je sais qu’à Sciences-Po, on vous a appris que « Travail, Famille, Patrie » étaient le summum du fascisme. En quoi le travail, qui est en islam – petit rappel – assimilé à une activité cultuelle, une ibada, une adoration, comme la prière, en quoi la famille qui est le fondement de la création depuis Adam et Eve, et enfin la patrie qui est « la terre des pères » héritée par la volonté Divine à ceux qui la méritent, pourraient symboliser le fascisme ou l’horreur ? Je n’affirme pas qu’Adolf était plus gentil qu’El Hadjaj ibn Youssouf, ou que l’idéologie national-socialiste allemande fut une théologie de la libération, mais j’aimerais tant que nous sortions de ces catégories imposées par le système.

En quoi, nous autres, héritiers de l’immigration postcoloniale, devrions-nous endosser ces éternelles jérémiades gauchistes, ce verbiage antifasciste permanent et modeler nos esprits avec des catégories qui ne sont pas les nôtres.  L’histoire du fascisme Européen est une histoire dont nous sommes – en tant que français récents – parfaitement étrangers. En quoi devrions-nous subir ces logiques mémorielles et l’usage politique de cette histoire intra-Européenne ? S’il y a eu des sympathisants nazis et des collabos en France, on devrait aussi s’interroger pourquoi au début du siècle dernier, l’empire Ottoman, en fin de vie, fut contraint de soutenir les allemands et pourquoi 30 ans plus tard, ce fut le Mufti de Jérusalem – capitale des monothéismes en phase de Sionisation – qui rencontra Adolf et bénit les compagnies musulmanes des Balkans alliées à l’Allemagne ?

Si l’on excuse les uns, on devrait comprendre les autres. Savons-nous quels choix aurions-nous été amenés à faire si nous avions vécu cette époque ? L’histoire est complexe et dépend de tant de déterminations qu’il faut constamment la réviser. Renouer avec l’histoire, c’est toujours risquer l’anachronisme. Commençons alors par réviser notre propre histoire familiale et coloniale. Souligner les atrocités commises par les uns, devrait aussi nous conduire à étudier le sort malheureux des Harkis, qui 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, sont toujours nos frères en islam, quoi qu’on en dise. Ils ne méritent donc pas d’être rejetés comment ils le sont encore aujourd’hui. Cultiver la haine à leur encontre ne fait pas partie de nos traditions, la vengeance permanente ne fait pas partie la Sunna !

La réconciliation pour demain est prioritaire sur la condamnation répétée du passé, la vengeance éternelle est une tradition qui appartient à d’autres que les enfants d’Ismaël. Si l’on veut continuer à ressasser l’histoire, alors penchons-nous aussi sur les tortures pratiquées par les « moudjahidines » du FLN sur les Harkis, honteusement abandonnés sur ordre du lâche gouvernement Français. Est-ce ainsi que la Sunna du Prophète (paix sur lui)nous enjoint de traiter les prisonniers de guerre ?

Têtes décapitées et testicules dans la bouche, en matière de torture certains arabes sont souvent meilleurs que les inventeurs de la gégène, d’ailleurs les usaméricains ne s’y sont pas trompés en délocalisant dernièrement certains de leurs centres de tortures vers les pays arabes ! Il y a bien plus d’intérêt collectif – de maslaha– pour les musulmans de ce pays, à travailler à la réconciliation avec les Harkis et surtout leurs enfants, qui sont encore des vivants, que cultiver la mémoire des victimes désormais mortes de cette période en ressassant le passé militaire des cadres du FN.

Quand allons-nous, arrêter de suivre perpétuellement le rythme médiatique du système, qui ressuscite opportunément et sans cesse à chaque émission, le passé sombre des politiques du FN, quand allons-nous, nous libérer des catégories du système pour devenir autonomes ? On aimerait entendre les associations antifascistes musulmanes au sujet de la décoration Vichyste du père de la gauche tant soutenu et massivement élu par les musulmans à la présidentielle de 1981. Il fut – en tant que politique – bien plus responsable, que les militaires français, simples exécutants sur le terrain Algérien. Alors si l’on souhaite se pencher sur l’histoire, c’est avec critique et en commençant par réviser la nôtre, celle de la décolonisation, puissortir des mythes et rétablir les nuances nécessaires.

 3. L’islamophobie comme remède à la colère légitime des français.

Tout le monde aujourd’hui, au sein des musulmans, s’offusque de la soudaine explosion de l’islamophobie, institutionnelle, politique et médiatique. Tout en soulignant à juste titre, le virage islamophobe des partis d’extrême droite en Europe et leur étonnante lune de miel avec certains milieux sionistes, ainsi que le récent discours islamophobe de Marine le Pen.  Mais là encore, est-ce que nous posons les vraies questions ? Il est évident qu’au FN il y a une tendance anti-islam – ce n’est pas nouveau – entre certains païens pour qui même les chrétiens sont des envahisseurs, d’autres, « catho tradi » à tendance Croisades, nostalgiques de Charles Martel et enfin des anciens de l’Algérie française déçus d’avoir perdu

Nombreuses sont les raisons qui fondent cette islamophobie historique au cœur du FN. Mais si l’islamophobie devait être un critère de sélection du vote musulman aux présidentielles, aucun parti ne pourrait recueillir alors nos suffrages. A part peut-être Nicolas Dupont-Aignan ?  Il est vrai que nous ne l’avons pas encore clairement entendu s’opposer à certains aspects de la pratique de l’islam en France. Dupont-Aignan reste un bon choix électoral pour initier les musulmans au souverainisme Français authentique et trans-courants, seule voie politique encore crédible aujourd’hui.

Mais là n’est pas la question, le soupçon primaire vis-à-vis de l’islam et des musulmans, est une vieille réaction française, c’est une des contradictions historiques de notre pays, fascination et révulsion de « Madame France » vis-à-vis de son énigmatique voisin « Monsieur Islam ». La France, pays initiateur des Croisades, est aussi celui de l’alliance entre Charlemagne et Haroun Al Rachid, de François 1er et Suleyman le magnifique.

La méfiance et la virulence vis-à-vis de certains préceptes musulmans, nous l’observons à la fois chez les ultra-laïcs apôtres de l’athéisme mortifère à Gauche, mais aussi au sein de la Droite de gouvernement, au nom de la préservation d’une certaine Identité française, alors que c’est la même Droite qui a officialisée le regroupement familial. Et enfin – contrairement à ce que son père pouvait formuler par le passé – l’islamophobie actuelle surmédiatisée de Marine, étrangement teintée d’un laïcisme inattendu pour un parti habituellement ancré dans des notions moins républicaines, ou en tout cas plus proches de la Catholicité et de la tradition.

Alors la vraie question, c’est de comprendre pourquoi cet œcuménisme islamophobe, de nos politiques ?

Tout simplement parce qu’il correspond pour les Marinistes à la validation du choc des civilisations comme stratégie électorale qui pourrait payer (ils pensent pouvoir contrôler l’intensité du choc) et que malheureusement trop peu de musulmans se sont intéressés à ce parti, pour l’influer vers une position moins radicale. Pour les autres formations, c’est une stratégie politique de camouflage inavouable, parce qu’ils ne peuvent pas dénoncer le sujet réel : l’immigration massive et incontrôlée.

Elle a été imposée par ces mêmes élites au peuple français bâillonné par la logique antiraciste. Les uns, à Gauche parce qu’ils sont immigrationnistes par idéologie, les autres à Droite, pour dissimuler leur politique migratoire économique malgré quelques petits charters symboliques. Ils usent donc tous d’islamophobie électoraliste, parce que c’est en définitive, une façon bien commode de répondre aux inquiétudes identitaires légitimes des français et de détourner leur colère vers des notions abstraites – égalité des sexes, bien être animal, ordre public dans la rue – plutôt que de prendre la responsabilité de désigner des personnes physiques : les immigrés.

On sait bien que les musulmans en France, ne sont pas des bretons traditionalistes, mais représentent plutôt un agrégat de plus de soixante nationalités avec leurs descendants, parlant plus de vingt langues et dialectes hérités de l’exil.  Autrement dit, un infédérable entassement de communautés déracinées, rivales et en perpétuel conflit. Aucun fédérateur, pas même l’Islam, ne pourrait unifier leurs intérêts.  L’islamophobie médiatique répond donc à ce choc des altérités, parce que, les premiers éléments observables sont les manifestations visibles de l’islam : habillement normatif, prières de rue, marché du halal.

Dans chaque société il y a un « optimum de diversité », un seuil d’altérité à ne pas dépasser, au risque de passer d’une faible nuance qui enrichie la majorité à un clash des cultures et des mœurs. Notre France est devenue, malgré nous et par nous, une véritable bombe démographique d’altérités en conflit, tant de compositions chimiques devenues instables.

C’est, une colonisation à l’envers, une substitution de population et de cultures dans les quartiers populaires, voulues par nos élites. Il suffit de prendre le métro pour venir en Seine-St-Denis, et sentir alors  cette ambiance insurmontable, cette oppressante Babélisation, destructrice de cohésion. Les immigrés et leurs enfants, sont devenus à la fois l’outil de destruction de ce pays et les premières victimes du dumping social dont elles servent de support ! Alors si la question de l’immigration semble sans rapport, sachez qu’elle est la question centrale !

Les musulmans immigrationnistes devraient nous donner leurs arguments en faveur de l’immigration et voir ainsi à quel point leurs catégories d’analyses sont entièrement sous tutelle gauchiste. Comment le sanspapièrismepourrait, dans une perspective musulmane, se justifier ? Tout homme politique censé, qui ne fait pas dans de sentimentalisme et qui dépasse la question affective – notamment au vu d’une maman africaine, tenant son enfant en pleurs après avoir « oublié » ses papiers de souche en Afrique et encerclée par des CRS – ne peut que rejeter la politique migratoire actuelle. D’ailleurs, en pays musulmans, ils ne se gênent pas pour le dire : « Dans certaines régions du Golfe, vous ne savez plus si vous êtes dans un pays arabo-musulman ou dans une région asiatique. On ne peut pas parler ici de «diversité». Aucune nation sur la planète ne peut accepter une érosion de sa culture sur son propre territoire»[3], voilà qui est clairement assumé.

Préserver les fondamentaux culturels d’un peuple fait parti de la fitra[4], le multiculturalisme idéologique de l’extrême gauche et de la gauche est une négation de la fitraet de la volonté Divine qui a érigé les peuples en communautés distinctes et homogènes pour s’entre connaître et non se mélanger[5]. Encore moins pour se déraciner et aller se mêler à des milliers de kilomètres de son terreau originel, dans une bouillie mondialisée sans repères, qui fera le cimetière de l’Islam en Europe et entravera définitivement tout éclosion d’un ijtihadmusulman rénové. J’aimerais qu’on me démontre que l’immigration est une chance pour l’Islam dans ce pays. Je crois pour ma part, qu’elle en sera le trou noir de son appauvrissement et sa décomposition sectaire.

Puisque l’idéologie antiraciste – religion fondée par vos alliés de gauche – interdit depuis trente ans aux français de se plaindre de cette « diversité » imposée, comment voulez-vous orienter la colère et la frustration accumulée par les « sous-chiens » de voir en direct « l’érosion de leur culture sur leur propre territoire » ?  Comment voulez-vous que les politiques assument cette catastrophe dont ils sont les promoteurs, sans orienter la colère légitime des français face à une dépossession de leur nation et l’affaissement de leur culture ? Réponse factuelle : par l’islamophobie légale et médiatique !

Ils préfèrent de loin que nous soyons détestés pour notre islam exogène, que nous subissions la colère populaire à leur place !

Puisqu’on ne peut plus dire, la « France aux français », alors on dira la « France sans Charia » !

Voila un paradoxe étrange qui est pour moi le paradigme primordial pour comprendre la situation.

Pourquoi vos alliés de Gauche et la Droite de pouvoir ont-ils maintenus et défendus l’immigration massive et inutile, depuis 40 ans et sont aussi violents vis-à-vis de la religion voyante de ces mêmes immigrés ?

Réponds à cette question fondamentale et tu auras la clef de lecture de cette condition quasi indépassable dans laquelle nous sommes enfermés. Une prison qui nous mènera doucement vers la guerre civile, avec des acteurs colériques et aveugles dans chaque camp comme on le constate sur les commentaires ici qui ont leur pendants sur fdesouche.

4. Votez, votez, c’est halal !

Alors si voter est halal, ce qui mérite déjà un vrai débat intra-musulman au sujet de l’actuel simulacre démocratique et sur la critique du système démocrato-oligarchique dans lequel nous vivons, alors il faudrait dépasser le slogan habituel des élites musulmanes de ce pays depuis 25 ans : « Votez pour qui vous voulez, mais votez ! ». Dépasser le slogan, c’est avoir le courage de donner des noms, de désigner des choix et de les justifier.

Les présidentielles ne servent à rien, et les musulmans en vérité n’ont pas le pouvoir de réaliser un quelconque changement. Ce sera toujours le modèle UMPS historique depuis la chute de De Gaulle, due notamment en 68 à un allié des musulmans gauchistes d’aujourd’hui. A chaque second tour, nos voix se dispersent au cœur de l’imposture UMPS. Est-ce vraiment utile ? Les ignorants ou naïfs qui appellent, entre autres dans les commentaires, de ci et de là, à voter pour le frère Maçon Mélenchon, qui fut même sénateur et membre du PS durant 31 ans et ennemi de la foi, ou pour toute autre petite formation folklorique qui ne servira qu’à rabattre des voix pour l’UMPS au second tour, se trompent lourdement.

Au présidentielles, nous ne sommes même pas une variable d’ajustement, notre poids électoral est insignifiant. Au second tour, nous ne ferons que pérenniser le système UMPS en place, depuis que la France a eu – bien avant la Grèce et l’Italie de 2012- un banquier à sa tête, en la personne de Pompidou. Au final, on devra choisir entre les responsables du marasme actuel et les coupables du cataclysme qui s’annonce.

Conclusion : les présidentielles sont un événement d’une symbolique sans pareille, uniques moments d’expression à rythme quinquennal, instant particulier où les candidats habituellement sourds et méprisants, sont obligés d’entendre notre message. Encore une fois, si nous admettons être pour la démocratie, sachant que si on la refourgue actuellement aux arabes c’est qu’elle doit vraiment être périmée et qu’on nous prépare donc, déjà, la solution oligarchique de substitution, alors prenons nos responsabilités.

En attendant des lendemains meilleurs, j’invite – comme en 2007 – chaque musulman conscient de notre situation d’éternels perdants de l’histoire, à entrer dans les annales politique de ce début de siècle par la grande porte. Prenons conscience que seuls les fondamentaux en politique comptent aujourd’hui.

En premier lieu :

  • Recouvrir notre souveraineté nationale, face au seul ennemi qui compte : non pas le racisme « younamare ! »,non pas la colonisation du passé, mais bien le Mondialisme comme la suprême idéologie du fassad.
  • Recouvrir notre souveraineté militaire par la sortie de l’Otan, notre souveraineté économique par la sortie de l’Euro, l’abrogation de la loi de 1973 et la ré-industrialisation, notre souveraineté culturelle par la libération de l’école publique de l’emprise du marché et des programmes scolaires mondialistes, notre souveraineté en politique étrangère, par une libération du quai d’Orsay de sa sionisation,notre souveraineté sur nos frontières. Seul le souverainisme, peut encore nous permettre de rétablir une France capable de rayonner et de se réconcilier avec ses musulmans.

L’antifascisme, c’est dépassé. L’anticolonialisme est révolu. Reste la possibilité ou pas de vivre sans heurts dans ce pays. Visiblement à la lecture du web, on en est encore loin, c’est plutôt le conflit civil qui s’annonce doucement. Alors, en attendant que les musulmans de France prennent conscience du nécessaire enracinement dans ce pays qui est le notre, du dépassement mémoriel salutaire, j’invite les militantes anticolonialistes à abandonner leur hystérie antifasciste et antiraciste et plutôt à se marier, faire des gamins et préparer le repas pour leurs maris, ce n’est pas du machisme mais bien une question de fond.

Comptent-elles élever leurs hypothétiques enfants dans la haine de la France et des « sous-chiens » ? Quant à ceux qui souhaitent se soulager dans l’urne, il n y a qu’un choix symbolique à faire, les dés étant pipés depuis 50 ans, c’est de perturber le jeu UMPS, en mettant au deuxième tour la fille de son père.

Le seul vrai choix au second tour, c’est de pouvoir en faire un. Avoir à choisir entre Sarko et Hollande, n’est pas un choix, alors osons Marine ! Nous pourrions faire en sorte que ceux qui sont censé détester le plus le FN, lui permette de doubler le score du père de 2007 !

Pour une fois, faire paniquer le gotha médiatico-politique, pourrait sonner comme une douce revanche sur ce système haineux de l’Islam et paradoxalement sans-papiériste assumé. Aucune recommandation ou consigne électorale n’a de sens aujourd’hui. Alors, osons Marine, osons malgré tout, osons malgré son islamophobie, osons malgré son sionisme, osons malgré tout ! Oser l’impertinence, ce sera le seul choix pour avoir au deuxième tour, le sentiment indubitable d’avoir choisi et non plus subi !

Albert-Ali
Fondateur du Rassemblement des Musulmans Souverainistes.
Dernier essai à paraitre : La France In Cha Allah.

 


[1] Sourate 7, versets 80-82.

[2] Fassad : notion Coranique signifiant la destruction des valeurs naturelles, l’immoralité et la diffusion du vice qui mène au dérèglement de la société et de la loi naturelle.

[3] Majeed Al Alawi, ministre du travail du Bahreïn. Arab News, octobre 2007.

[4] La fitra ( فِطْرة [fiṭra], état de nature; naturel) est un terme arabe qui fait référence à la nature primordiale de l’Homme en islam.

[5] S.49 v.13 et S.30 v.22

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Une télévendeuse marocaine émue aux larmes par la connaissance du Coran d’une vielle cliente belge

Faire la salat (prière) avec un petit acrobate sur le dos