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Guy Carlier dégomme l’opportuniste Enrico Macias

Même tournés en dérision, le cynisme et l’indigence de la campagne présidentielle ne sont guère jubilatoires,  les occasions d’en rire étant plutôt rares. Mais ce matin, sur les ondes d’Europe 1, la chronique mordante de Guy Carlier méritait bien que l’on esquisse un sourire de contentement, car le sujet de sa raillerie dominicale n’était autre que le « vieux chanteur pied-noir has been », Enrico Macias, le mielleux « mendiant de l’amour » qui ne fait plus que mendier une place au soleil en mangeant à tous les râteliers.

Démystifiée par le chroniqueur, la fourberie sans nom d’Enrico, l’homme de gauche rallié à Sarkozy,  s’apprête une nouvelle fois à retourner sa veste, vers un retour aux sources : le PS… Ce n’est pas l’absence d’état d’âme du farouche partisan de Tsahal   qui nous étonne, mais c’est l’ineptie de ses justifications qui laisse sans voix, le chanteur sur le retour surestimant son capital sympathie pour nous faire avaler des couleuvres, de plus en plus grosses et indigestes.

Si Enrico Macias a renié ses convictions, dont la profondeur reste vaseuse, c’était au nom de la cause des « sans-papiers », qui l’eût cru ?  Pire encore, il déclare avoir eu l’assurance que « les dossiers transmis par ses soins à Sarkozy seront étudiés avec bienveillance », cela valait bien la trahison de ses idéaux ! Macias, « la taupe trotskyste » bienfaitrice des sans-grades, sélectionnés selon de mystérieux critères, on nage en plein délire !

La satire se fait irrésistiblement incisive, quand Guy Carlier rappelle ce qu’entonnait l’homme venu de Constantine, place de la Concorde, au soir de la victoire de Sarkozy : « Ah, quelles sont jolies les filles de Sarkozy ! », tandis que leur vrai père Jacques Martin, alors « mourant », regardait l’affligeant spectacle télévisuel du « chanteur et ami qui le trahissait ».

Il y a tout juste un an, dans les colonnes du Parisien, Enrico Macias, qui avait dû lire dans le marc de café des sondages que Sarkozy était donné gagnant, persistait et signait sa félonie : « J’ai beaucoup d’amitié pour Nicolas Sarkozy, je lui suis complètement fidèle, et je ne vois personne d’autre pour diriger le pays ».  Guy Carlier, pour sa part,  se fie uniquement à son bon sens, et prédit la spectaculaire volte-face du pied-noir, le 6 mai 2012, place de la Concorde,  lors du grand soir de Hollande et de sa compagne Valérie Trierweiler, au son de : « Ah, quelles sont jolies les filles de Valérie ! », avant de conclure dans un sonore  : «Connard, ce sont les filles de Ségolène ! ». 

Ce dimanche matin, on était aux anges à l’écoute d’une perspicacité si délectable…

 

 

 

 

 

 

 

 

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