Face à la décision prise, en mars dernier, par le gouvernement du Ghana d’interdire les haut-parleurs dans les mosquées d’Accra, sa cité phare, le ministre ghanéen de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et des Innovations, Kwabena Frimpong Boateng, a proposé à la communauté musulmane une parade jugée idéale, et forcément très High Tech, pour y remédier.
Celui-ci a invité les dirigeants musulmans du pays, majoritairement chrétien, à avoir massivement recours aux messageries téléphoniques, et plus particulièrement à whatsapp, pour que l’appel à la prière retentisse malgré tout, sans provoquer de nuisance sonore.
A ses yeux, ce serait de loin la meilleure solution, susceptible de contenter tout le monde, pour mettre fin à l’utilisation des mégaphones et autres haut-parleurs dans la capitale ghanéenne. Il a expliqué qu’il reviendrait alors à l’imam d’envoyer un message sur whatsapp, afin d’informer et convier l’ensemble des fidèles à la prière.
Cela étant, Kwabena Frimpong Boateng comprend que sa recommandation puisse susciter la controverse au sein de la communauté musulmane, mais insiste toutefois pour qu’elle soit prise en considération et soumise à délibération.
Très réticentes, les principales associations musulmanes du Ghana reprochent au gouvernement une ingérence dans le culte musulman inacceptable. Dans cette droite ligne, le Bureau national des imams a rejeté la proposition officielle venant du sommet de l’Etat, et incite les musulmans à perpétuer le grand rituel de l’Adhan, envers et contre tout.
Ghana : Les musulmans appelés à utiliser Whatsapp pour l’appel à la prière

