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Gaza : John Kerry, trahi par un micro, dévoile ses sentiments sur Fox News

Toutes les vérités sur Israël sont bonnes à dire, aussi longtemps qu’elles restent enfouies sous le sceau du secret ou qu’elles s’énoncent à l’abri des micros indiscrets…

Pas de chance pour John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, qui doit maudire le micro resté branché à son insu de la très conservatrice chaîne Fox News, et à qui il doit d’avoir été piégé en beauté dimanche dernier !

Se laissant aller à exprimer son ulcération contre la nouvelle fureur meurtrière de l’Etat hébreu à un responsable du Département d’Etat, quelques instants avant son passage à l’antenne, John Kerry s’est lâché, en toute confiance, et s’est autorisé à dire l’indicible, l’inaudible, bref à critiquer l’incritiquable. Oui, il a osé dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et s’auto-censurent même à penser dans certaines chancelleries, avant de faire marche arrière toute en direct live !

"J'espère qu'ils ne vont pas considérer cet événement comme une invitation à en faire plus! Il serait mieux qu'ils le prennent comme un avertissement", s’est emporté celui-ci au sujet des 13 soldats israéliens tués à Gaza au cours du carnage et véritable crime de guerre commis, dimanche, dans le quartier martyre de Chajaya, avant de s’exclamer sur un ton passablement exaspéré : "Quelle opération ciblée, en effet, quelle opération ciblée !". Mais le meilleur restait à venir, lorsque le micro qui n’en a pas perdu une miette a capté : "Il faut qu'on y aille. Je crois, Jon, que nous devrions y aller ce soir. C'est de la folie de rester ici à ne rien faire. Allons-y.

John Kerry a certainement connu des interventions télévisuelles plus cadrées et sans la mauvaise surprise d’un flagrant délit de vérité qui l’a contraint, face à l’animateur de Fox News qui lui demandait de se justifier sur ses propos volés, à faire profil bas, à  battre sa coulpe, et à en remettre une couche sur le droit d’Israël à se défendre.

A la question imprévue "Lorsque vous dites 'quelle opération ciblée!', êtes vous ulcéré parce que les Israéliens vont trop loin?", John Kerry, que l’on imagine quelque peu déconfit, a répondu : "Je crois que c'est très, très difficile dans ce type de situations, c'est, de toute évidence, très difficile. Il y a des gens qui sont sortis de tunnels. On a le droit d'y entrer et d'enlever ces tunnels. Nous soutenons cela totalement. Et nous soutenons le droit d'Israël à se défendre contre les tirs de roquettes qui continuent. Le Hamas a commencé à lancer les tirs de roquettes après qu'Israël a tenté de trouver ceux qui avaient tué trois jeunes".

Et de poursuivre pour remonter dans l’estime de Washington et des criminels de guerre israéliens : "C'est dur, ce type d'opération. J'ai évidemment réagi de la manière… dont on réagit avec respect vis-à-vis de jeunes enfants et de civils. Mais, la guerre, c'est rude, et je l'ai dit publiquement, et je l'ai redit. Nous défendons le droit d'Israël de faire ce qu'il fait pour s'attaquer à ces tunnels".

Après le micro espion, le deuxième grand moment de l’émission de « Fox News Sunday » fut indéniablement le piteux exercice de rétropédalage auquel s'est livré John Kerry, qui en dit long sur l’assujettissement de la diplomatie américaine à Israël. John Kerry qui doit certainement jurer que l’on ne l’y reprendra plus à trahir imprudemment ses sentiments sur un plateau de télévision…

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