Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, a une nouvelle fois fait preuve de courage et d’intégrité en dénonçant sans détour l’hypocrisie européenne face au massacre de Gaza. Sur X, elle a sèchement recadré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, après une déclaration jugée creuse et tardive sur la situation humanitaire.
« Si peu, si tard, présidente von der Leyen. Après avoir accordé à Israël 21 mois de passe-droit à Gaza, il faudra bien plus que des mots pour empêcher Israël de mener à terme sa mission génocidaire et sa campagne ouverte de nettoyage ethnique. Et encore davantage pour restaurer ce qu’il reste de la crédibilité de l’UE. » Ursula von der Leyen venait tout juste de publier :« Les civils ne peuvent jamais être des cibles. Les images de Gaza sont insoutenables. L’UE réitère son appel pour un acheminement libre, sûr et rapide de l’aide humanitaire. Et pour le respect total du droit international et humanitaire. Les civils à Gaza ont trop souffert, pendant trop longtemps. Cela doit cesser maintenant. Israël doit tenir ses engagements. »
Une déclaration jugée cynique et opportuniste par de nombreuses voix, dont Francesca Albanese, qui depuis le début de l’offensive israélienne dénonce avec constance, au prix de pressions intenses, la complicité des grandes puissances face à un processus de destruction délibérée d’un peuple. Une parole rare, tenace, et de plus en plus isolée dans le silence des chancelleries européennes.
So little, so late, President @vonderleyen :
After you have given Israel 21 months a free pass in Gaza, it will take more than words to prevent Israel from completing its genocidal mission and overt ethnic cleansing campaign. And even more, to repair what’s left of the EU… https://t.co/uvdpPQ1rdy— Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt (@FranceskAlbs) July 22, 2025



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