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« Foutez-nous la paix » : Ali Rabeh, maire de Trappes, dénonce l’obsession de l’immigration

Dans l’émission C ce soir, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dénoncé l’omniprésence de l’immigration dans le débat public et livré un témoignage personnel sur les violences racistes. Son message est sans détour : les immigrés et leurs descendants demandent qu’on leur « foute la paix, tout simplement ». Évoquant son histoire familiale, il rappelle les humiliations vécues par la génération de son père : « Mon père, il est arrivé en France, il baissait la tête et il a connu les ratonnades des années 70. » Lui dit avoir grandi en croyant à la promesse républicaine, jusqu’à penser que son engagement d’élu le protégerait du racisme.

« Quand j’ai obtenu mon écharpe bleu, blanc, rouge, j’ai cru naïvement avoir un talisman, une forme d’immunité. » Naturalisé français à 16 ans, devenu maire, Ali Rabeh constate pourtant l’inverse : « Je n’ai jamais subi autant d’insultes, de menaces, de renvois à mon pays d’origine que depuis que je suis élu de la République. » Le maire de Trappes met également en cause le traitement médiatique de l’islam et de l’immigration. Il cite notamment CNews, avançant le chiffre de 30 000 mentions du mot « islam » entre 2022 et 2024. À ses yeux, cette focalisation alimente continuellement la violence et détourne l’attention des préoccupations quotidiennes.

« Quand on parle de l’absence de profs devant nos élèves dans les lycées, on nous parle immigration. » Même constat, poursuit-il, lorsque les Français évoquent leurs difficultés à faire le plein : la discussion revient aux immigrés et au coût de l’immigration. « Ça suffit. » Ali Rabeh appelle à aborder ces sujets de manière apaisée et rationnelle, sans en faire le centre permanent de la discussion publique. Il rappelle enfin que son programme municipal ne s’adresse pas à une communauté particulière : il répond au quotidien des Français, à leurs besoins et aux problèmes concrets de sa ville.

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