Consacré « plus gros mangeur de frites » par la chaîne de restauration rapide 100% algérienne, Ben Burger, Omar, le lauréat d’un concours riche en mauvaise graisse, s’est vu décerner en guise de récompense un véritable cadeau empoisonné pour sa santé : ce jeune homme originaire de Béjaia pourra, en effet, déguster 360 menus à haute teneur calorique quotidiennement, et ce, pendant un an !
A ce régime-là, surpoids garanti, qui préfère aux bienfaits de la savoureuse cuisine traditionnelle les méfaits de la malbouffe dont la rapace société de consommation se gave dans tous les sens du terme, on en arriverait presque à plaindre le gagnant de la finale de samedi dernier, à Alger…
Le jeune Omar, que l’on imagine alléché par la gratuité très appétissante des repas à la sauce Ben Burger, ignore sans doute les dangers qui le guettent, tels que l’obésité et le diabète, ces deux fléaux qui se propagent partout dans le monde, laissant derrière eux un long cortège de victimes, sans épargner les pays arabo-musulmans.
Il est fort regrettable qu’un concours à la gloire de cette alimentation toxique, sombrant dans le niveau zéro de la gastronomie, soit organisé de l’autre côté de la méditerranée, et cède aux sirènes d’un modèle productiviste qui a fait de l’Amérique le porte-étendard de la malbouffe et le royaume des obèses.

Un fast-food 100% algérien récompense la malbouffe

