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Croisade anti-Oumma : un proche de Burgat s’y met aussi

S’il est un domaine où François Burgat demeure encore fidèle à ses engagements, c’est lorsqu’il promet de détruire Oumma : voir message ci-dessous posté mardi soir sur Facebook.

"Patience….il ne restera bientôt plus grand chose de la réponse de Oumma.com. Et tous ceux qui ont été les admirateurs de ce site pionnier avant de s'émouvoir de sa dérive vont comprendre que je n'ai décidé de mettre les choses au point ni seul, ni à la légère…Bonne nuit à toutes et tous."

Dans sa sale besogne, Burgat a battu le rappel de ses petites troupes. Il a ainsi mobilisé dans sa basse croisade anti-Oumma, un chercheur inconnu, qui lui est très proche : Thomas Pierret. Oumma a  en sa possession un mail,  datant du 27 septembre 2012, où ce dernier décrétait sans ambages qu’Oumma était devenu  "infréquentable". Sur ordre de son parrain Burgat, Thomas Pierret s’est fendu hier d’une petite bafouille méprisable, publiée dans Mediapart, dans laquelle il tente de démontrer qu’Oumma est composé de dangereux islamistes sanguinaires soutenant les massacres du régime syrien. Rien que cela !

Usant des méthodes exécrables d’un délateur indigne de sa fonction, ce chercheur de poux s’est lancé dans une tortueuse comptabilité d’articles susceptibles d’accréditer son objectif de départ qu’il partage avec l’extrême droite islamophobe, mais également de gauche. 

Muni de sa loupe et d’une calculatrice, ce chercheur invisible, et lui aussi en mal de notoriété, a scruté la moindre lettre, le moindre mot, la moindre virgule, en vue de rédiger son torchon intitulé « Oumma et la Syrie ». Le but de cette sombre entreprise de démolition étant encore une fois limpide : nous faire passer pour des barbus assoiffés de sang.

Il est vrai que lorsque l'on se prénomme François et Thomas, on bénéficiera toujours d’un préjugé favorable, surtout quand on s’attaque à un site dont les responsables ont des prénoms à la consonance exotique, d’ordinaire source de discriminations : Zouhair, Saïd,  Suhail etc…

Le seul aspect positif de cette lamentable affaire réside dans les réactions affligées des internautes de Médiapart qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, lui sont toutes défavorables, indignés qu’ils sont par le procédé de ce sinistre prospecteur. Parmi ces réactions, un blogueur de Médiapart, Serge Uleski a renvoyé le petit chercheur à ses chères études : « La bonne blague ! Vous vous trompez de cible : ce n'est pas contre oumma.com qu'il faut taper – le plus faible d'entre tous -, mais contre les plus forts qui ne nous servent à propos de la Syrie aucune analyse de fond ni aucune perspective contradictoire ».

Ce fureteur, brasseur d’air et de boue, ce chercheur qui ne trouve rien mais cherche uniquement à acquérir une visibilité médiatique, la fin justifiant les moyens, même les plus dégradants, a parfaitement compris que dans la société française, traversée par une vague islamophobe sans précédent, disqualifier Oumma, site musulman, pouvait lui valoir une mirifique promotion professionnelle à l’instar de Philippe Val et Redeker. Nul doute que l’artisan cynique de la croisade anti-Oumma, François Burgat,  qui est par ailleurs son parrain universitaire (ô surprise !), y veillera.

Gageons également que Burgat, qui a  fait de la lutte contre Oumma une véritable obsession, enrôlera lors de sa prochaine offensive quelques  petits musulmans de service, s’il ne l’a pas déjà fait, comme au bon vieux temps des colonies. En 2013, tout cela est pathétique, d’autant plus que ces attaques sournoises et inqualifiables émanent de chercheurs soi-disant férus et experts du monde arabo-musulman. N’est-ce pas là la résurgence de la fameuse condescendance néo-coloniale ?

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