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Arabie saoudite : des hommes du Conseil de Jeddah refusent de s’asseoir aux côtés des deux premières conseillères municipales locales

Le vent violent de la polémique a récemment soufflé sur la ville de Jeddah, balayant toutes les bonnes résolutions sur son passage, notamment celles de dépasser un conservatisme religieux mâtiné de sexisme, et d’accueillir avec le respect qui leur est dû les deux premières conseillères municipales à prendre part à la séance plénière.

La perspective de s’asseoir à la même table que ces pionnières de la politique locale pour élire le président et vice-président du Conseil a été à ce point insupportable pour plusieurs élus, que certains d’entre eux ont laissé éclater leur colère, exigeant d’être séparés de Lama Al-Suleiman et Rasha Hafathi, leurs nouvelles collègues atterrées mais qui ne se sont pas laissé imposer ce diktat masculin sans réagir.

Malgré la belle résistance opposée par Lama Al-Suleiman, les deux élues ont essuyé les plâtres de l’entrée des Saoudiennes en politique, se retrouvant placées au fond de la salle en un éclair, sans visibilité et sans voix au chapitre.

Effacées du conseil municipal afin de faire retomber le blizzard de la controverse, leur présence sur la photo posant aux côtés de leurs pairs masculins a déclenché une terrible tempête, qui a emporté dans son sillage la promesse de considérer les femmes comme des élues, candidates et électrices à part entière, et non comme de vulgaires alibis donnant l’illusion d’une évolution des mentalités en marche au sein d’une monarchie archaïque et absolue.

C’est au cours de cette séance houleuse et humiliante pour la gent féminine qu'Abdulmajeed Al-Bitati a été élu président du Conseil de Jeddah, et Adnan Al-Bar vice-président. Sauf revirement à 180 degrés, il y a fort à parier que Lama Al-Suleiman et Rasha Hafathi feront longtemps de la figuration dans l’ombre des hommes, reléguées au dernier rang de la salle du conseil municipal, là où elles ne sont plus que de lointaines silhouettes…

  

Les élections municipales en Arabie saoudite, le 12 décembre dernier, les femmes ayant obtenu le droit de vote et de se présenter aux suffrages comme candidates

3 commentaires

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  1. J’ai toujours dit que,
    L’argent divise les musulmans et le féminisme pose problème aux gens du livre.
    Au lieu d’aider les gens a résoudre leur problème, on leur rajoute un autre problème,

    En Algérie, depuis qu”on a féminisé la vie, tout va de travers, la corruption, le vol, le marché de la drogue, le marché du sexe, les mosquées maison de la république , le divorce alarmant , la destruction de la cellule familiale, la justice de conviction, les experts à la con.
    Avant , les hommes tenaient le pouvoir et la décision a toujours été féminine, l’homme se laisse faire parce qu’il n’a pas perdu sa virilité. Maintenant que la femme est juge, officier de police, général major , la république remplace l’homme moralement, en attendant la fabrication du liquide humain artificiel.
    La vérité est pourtant simple, ce n’est pas parce que l’homme ne peut pas vivre sans féminité qu’on doit féminiser le monde.
    L’Islam est un arsenal de lois et un code pour vivre.
    Merci

    • N’importe quoi. Es-tu un troll ou un authentique ignorant à la Chelghoumi? C’est quoi ces corrélations bidons à partir de la soi-disant “féminisation de la vie”? Et pourquoi pas expliquer aussi Daech, l’apparition du FN, plus de vagues de chaleur et d’incendies de forets…
      Et puis ce sentencieux jugement: “L’Islam est un arsenal de lois et un code pour vivre”. Si c’est ca ton Islam, pense à refaire ta Shahadah.

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