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Angleterre : une policière voilée, chargée des crimes de haine, cible d’une déferlante de… haine

Nouvelle recrue de choix de la police du comté de Leicestershire, Sumaya Bihi, fraîche émoulue de l’université, est le visage rafraîchissant de la féminisation de l’institution policière, et de sa politique résolument inclusive, de l’autre côté de la Manche. 

Dotée d’un grand sens civique qui n’a d’égal que son dévouement auprès de ses coreligionnaires, la jeune femme, promue officier en charge des crimes haineux, était impatiente d’endosser l’uniforme, coiffée de son voile qui en fait toute la singularité. Pleine de gratitude envers ses supérieurs hiérarchiques pour leur esprit d’ouverture, elle avait hâte de se frotter au terrain afin de leur prouver qu’elle était digne de la confiance placée en elle. 

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A la fois déterminée, dynamique et proche des gens, Sumaya Bihi n’avait pas encore pris ses fonctions qu’elle était déjà pleinement habitée par sa mission d’importance, consciente des espoirs qu’elle cristallisait de part et d’autre, de la visibilité, à double tranchant, qu’elle allait acquérir, mais aussi des responsabilités qui lui incomberaient.

Pour autant, le lundi 3 octobre, date à laquelle elle a fait une entrée remarquée, et unanimement saluée, au sein des forces de l’ordre de Leicester, celle-ci ne s’attendait pas à être la cible d’une déferlante d’insultes islamophobes dans l’agora virtuelle des réseaux sociaux. Une agora en proie à une effervescence délétère, qui, plus que jamais, fut l’exutoire des vils ressentiments.

Bombardée officier de police, ayant la lourde tâche de lutter contre les actes anti-musulmans, la jeune femme n’aurait jamais pu imaginer, dès son premier tweet officiel (voir ci-dessous), qu’elle serait aussitôt bombardée de messages racistes ignominieux.

Ebranlée, meurtrie, mais pas anéantie, Sumaya Bihi, qui a fait là le dur apprentissage de l’exposition médiatique, a fortiori quand on est une policière, musulmane et voilée, nommée à un poste sensible, a fort heureusement rechargé rapidement ses accus. Refusant de se laisser impressionner, elle a pu compter sur le soutien sans faille de sa hiérarchie et de ses collègues, tous indignés, qui ont immédiatement fait bloc derrière elle. 

« Nous soutenons notre agent des crimes haineux de plusieurs façons. Des messages inacceptables ont été signalés à Twitter et nous avons ouvert nos propres enquêtes sur les abus », a martelé le directeur de la police du Leicestershire.

3 commentaires

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  1. Leroy , la majorité des femmes qui portent le foulard en Europe , le porte volontairement , jusqu’à preuve du contraire , j’insiste bien,.et en Iran la majorité le portent sous la contrainte .. il faut que tu te mette ça, toi et d’autres une bonne fois pour toutes sous ta ta coiffe….

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