Menu
in ,

20,42 au bac ! La note exceptionnelle obtenue par Yahya Achou Ouiy, en France depuis seulement 3 ans

Excellentissime ! C’est le premier superlatif qui vient à l’esprit pour qualifier la moyenne vertigineuse de 20,42 obtenue au bac scientifique par Yahya Achou Ouiy, avant que l’émerveillement ne soit à son comble devant son fabuleux parcours.
Imaginez un peu : il y a tout juste trois ans, cet adolescent de 17 ans ne parlait pas un traître mot de français, et pour cause !
Né à Rome, au sein d’un foyer marocain, le collégien doué, voire même surdoué, qui faisait déjà des étincelles dans la Ville Eternelle et dans la langue de la Commedia dell’arte, est arrivé à Lille en famille, en étant loin de maîtriser les subtilités de la langue de Molière.
« Au début, c’était infernal ! Je n’avais même pas les mots pour expliquer à ma prof que je n’y comprenais rien », a-t-il confié à La Voix du Nord.
Ce dépaysement qu’il redoutait, tant il se plaisait en Italie où il avait tous ses repères et ses amis, la nostalgie qu’il a fait naître en lui et la barrière linguistique qu’il a dressée sur sa route, tel un obstacle infranchissable, appartiennent désormais au passé.
Yahya Achou Ouiy les a magnifiquement transcendés en l’espace de trois petites années, à la faveur d’un bac S, en section européenne anglais au lycée Faidherbe, dont il a pulvérisé le plafond de l’excellence, et à force de travail et de persévérance.
Car le jeune prodige des maths, qui n’aime rien tant que d’avoir des équations à résoudre, a pleinement conscience que le talent ne suffit pas. « J’ai travaillé comme un fou », s’est exclamé l’heureux bachelier, loué de tous, qui s’était préparé à décrocher la « mention très bien » avec un mental de champion.
Il faut dire qu’entre deux problèmes à élucider, le jeune homme s’adonne au piano et au basket avec le même bonheur et la même volonté de faire mieux que la moyenne…
« Je viens d’une famille modeste, mes parents ont fait l’impossible pour qu’on fasse des études. Je suis heureux de leur faire ce cadeau », a-t-il ajouté, envahi par l’émotion que lui procure le fait d’avoir tenu la promesse faite à ses parents.
Son bac en poche, Yahya Achou Ouiy, qui caresse le doux rêve de solutionner l’un des sept problèmes qui restent une énigme pour les plus grands mathématiciens, veut plus que jamais atteindre les cimes de l’excellence, sinon rien…
A peine remis de ses émotions, ce compétiteur dans l’âme vise désormais le concours très sélectif de la prestigieuse faculté de mathématiques La Sapienza, à Rome.
« Je rêve de devenir chercheur comme mon oncle, faire un doctorat et une thèse. Mais, aujourd’hui, les maths servent dans plein de domaines, donc pourquoi pas travailler en entreprise ou dans la finance ? En tout cas, ce sera les maths, c’est sûr », a assuré Yahya Achou Ouiy, en affichant une belle confiance dans l’avenir qui s’annonce parsemé de formules mathématiques absconses, que seul un esprit brillant comme le sien prendra plaisir à décortiquer.
 
 

Laissez un commentaire

Quitter la version mobile