"Sex and the City 2" : un féminisme anti-musulman éreinté par la critique

Féministes qui s’habillent en Prada, tout à la fois aguicheuses, ultra libérées, et batifolant avec le p

samedi 29 mai 2010

Féministes qui s’habillent en Prada, tout à la fois aguicheuses, ultra libérées, et batifolant avec le politiquement incorrect, les figures de proue de "Sex and the City" croquent la vie à pleines dents, en talons hauts et sacs Vuitton, sans jamais connaître la crise, qu’elle soit morale ou financière.

Entrée dans la cour des grands du 7ème Art, la série à succès récidive dans un deuxième long métrage, dont la récente avant-première à New York a plutôt donné lieu à un tir croisés de critiques incisives que d’éloges.

Dans ce second opus, les quatre affiches de mode s’envolent pour Abu Dhabi, un dépaysement scénaristique jouant à fond la carte du choc culturel, caricatural et condescendant à l’excès, qui n’a pas été, mais alors pas du tout, du goût des médias américains.

Du Daily Telegraph, au Hollywood Reporter, en passant par le magazine Variety, les critiques de cinéma descendent en flèche une piteuse escale dans les émirats, qui flirte avec un racisme anti-musulman à peine voilé, exhibant un féminisme occidental volontiers arrogant et immodérément provocateur.

Un tournage qui a été contraint de poser ses caméras au Maroc, après s’être vu opposer une fin de non recevoir des autorités d’Abu Dhabi, un deuxième veto de l’émirat, qui avait interdit la projection dans ses salles obscures des premières frasques cinématographiques des incorrigibles pétroleuses.

Annoncé en France le 2 juin, le féminisme narcissique relooké par « Sex and the City » débarque dans le monde arabo-musulman avec ses gros sabots de luxe, et se prend au final un beau râteau par son propre microcosme occidental. C’est peut-être ça la moralité du film…

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