Assis dans un café italien sur Theobald Road à Londres, nous sommes une petite dizaine à avoir accepté l’invitation. Autour de la table, la très grande majorité d’entre nous ont des postes dans des banques d’investissement. Qui nous a invités ?Une journaliste de l’Express qui réalise un article sur les raisons qui incitent les jeunes Musulmans diplômés à quitter la France.
"Assis dans un café italien sur Theobald Road à Londres, nous sommes une petite dizaine à avoir accepté l’invitation. Autour de la table, la très grande majorité d’entre nous ont des postes dans des banques d’investissement. Qui nous a invités ?Une journaliste de l’Express qui réalise un article sur les raisons qui incitent les jeunes Musulmans diplômés à quitter la France.
A sa façon de poser les questions et d’orienter les réponses, on a une idée de la manière dont elle nous perçoit : des « beurs » en mal de reconnaissance sociale et économique qui traversent la Manche pour échapper à la discrimination à l’embauche des grandes entreprises françaises.Le résultat : un piteux article que voici : Ma cité c’est la City
C’est très joli cette effusion de réussite, d’accomplissement professionnel et ces personnages bien lisses qui trouvent dans leur job la justice dont ils ont manqué plus jeunes. Le seul petit problème, est que le papier (en plus de contenir un tas d’erreurs factuelles) signifie quelque chose de radicalement différent du contenu de notre discussion. Le sentiment majeur que nous avions exprimé était celui d’une grande frustration de ne pas pouvoir être des Musulmans épanouis dans une France de plus en plus islamophobe, qui nie notre identité et la réduit à celle de fils d’immigrés tentant désespérément d’être des « Français comme les autres ».
Par ailleurs, la moitié de ceux présents lors de notre rencontre n’ont pas grandi dans des cités, moi le premier (même si ça fait bien de le dire). Il est donc curieux de voir l’amalgame systématique qui est fait, volontairement ou non, par des journalistes qui ont une vision fantasmée de ce que sont les Arabes, les Noirs, les immigrés, les Musulmans, et des individus ayant grandi dans des cités. Prenez un peu de ci, une pincée de ça, mélangez le tout et le tour est joué…
Les journalistes déterminent à priori ce qu’ils espèrent entendre des notre réalité, ainsi que la façon dont ils vont présenter les choses. Ils veulent rarement écouter ce que les gens ont à dire sur le sujet avant de se faire une opinion en fonction des avis exprimés. Au contraire : ils ont une idée qu’ils veulent présenter et cherchent seulement des éléments pour corroborer leur vision, des personnages réels à mettre en scène dans leur scénario de science fiction. Et ce genre de distorsion de la réalité n’est rien en comparaison des manipulations auxquelles nous avons droit sur la grippe A, sur la Palestine, sur les sans-papiers, etc.
Bien sûr, de la part des journalistes appartenant aux médias dominants, on ne s’attendait pas à beaucoup mieux, mais il y a quelque chose de profondément aliénant dans le fait de se voir systématiquement mal entendus, voire ignorés dès que l’on affirme que ce qui guide notre vie, nos choix et notre identité est, avant tout, notre appartenance à l’Islam."
Le mythe du pays où l’Islam est moins cher…
Face aux injustices dont nous sommes victimes en France, beaucoup d’entre nous en ont conclu qu’il fallait partir faire notre vie ailleurs. Où ? Dans un pays fictif où l’Islam est plus facile à pratiquer, où on serait mieux acceptés, où on ne nous regarderait pas de travers, où nos épouses ne seraient pas refusées à l’entrée des banques quand elles portent le hijab , et où nos enfants ne reviendraient pas de l’école en répétant comme des perroquets des chants de noël obligatoires appris à l’école laïque dès que le mois de décembre se profile.
Dans ce pays idéal(isé), « même le McDo est halal », « tu peux manger des steaks n’importe où », « personne te calcule si t’as une barbe », « il y a même des sœurs en hijab dans la police », « tu peux prier au taf », etc.
Forcément, ça fait rêver…
Ce pays, miroir de quelques-unes de nos plus grandes frustrations, on en trouve des versions approximatives à Londres ou à Dubaï, mais l’envers du décor est peu glorieux pour peu qu’on regarde derrière l’affiche. Les légendes que l’on raconte au sujet de ces villes rappellent parfois celles que les immigrés vivant en France racontaient à leurs familles et leurs voisins au bled pendant les vacances d’été : « La France ? Trop facile... ».
A Dubaï, une ville a été construite de toutes pièces en important même les êtres humains qui manquaient pour faire une société, à grand renfort de dollars. Un univers artificiel, dans lequel on circule par des couloirs et des centres commerciaux climatisés. Des hôtesses de l’air embauchées au Caire, à Damas ou à Amman parce qu’elles sont belles, auxquelles, on fait porter des hijabs approximatifs pour faire « comme-si », auxquelles on fait servir des plateaux-repas halals de leurs mains manucurées. Des cadres portant une barbe taillée au laser, pensant qu’ils se sont accomplis en tant que Musulmans depuis qu’ils ont remplacé leur sonnerie de téléphone par le dernier chant islamisant à la mode et que leur 4*4 américain a été acheté avec un « crédit-islamique ». Tout un programme.
À Londres, c’est une autre histoire. Si les gens semblent nous laisser en paix avec notre Islam, ce n’est pas parce qu’ils nous acceptent, mais plutôt parce qu’ils sont indifférents. Bien sûr, cette simple indifférence est déjà un bien pour nous, en comparaison d’une France où il faut tout justifier de notre appartenance et où il faut aujourd’hui débattre de ce qu’est l’identité nationale, avec en ligne de mire, une fois celle-ci établie noire sur blanc, la possibilité d’exclure ceux qui ne s’y conformeraient pas.
Pour les femmes musulmanes qui quittent la France quand elles se sentent rejetées professionnellement, le rêve vire parfois à la galère : à celles qui portent le hijab en France, on explique qu’il faut faire du télémarketing, même si elles ont un doctorat. Elles ne sont pas « montrables » aux clients. Et comme, dans le même temps, on explique à tout le monde qu’il faut absolument réussir professionnellement pour être reconnu et s’épanouir dans la vie, on a vite une idée de la frustration que cela peut générer de « ne pas avoir de job ».
On voit ainsi des femmes quitter leur famille et leur entourage à l’issue de ce parcours, leur vie rangée dans quelques valises, un billet d’Eurostar à la main et plein d’espoirs dans le cœur. Une fois à Londres, les idées reçues volent en éclats : la recherche d’un appartement se solde souvent par un échec. Au mieux une collocation entre filles, dans la plupart des cas un lit sommaire dans une auberge. Les économies y passent, tandis que la recherche d’un job n’est pas vraiment plus réconfortante. Comme à Paris, les réseaux, les diplômes et l’expérience font la différence et il n’y a pas, à proprement parler, de « rêve britannique » pour les Musulmans de France.
Ceux et celles qui réussissent à Londres ne doivent pas perdre de vue que leur petit confort est bien précaire et qu’il ne représente nullement le cas général des Musulmans de Grande Bretagne, dont la plupart vivent dans des villes de province et pour qui la pauvreté, la délinquance, la drogue et l’exclusion de la bonne société britannique sont des combats auxquels la majorité d’entre eux doivent faire face.
Trouver notre place ici
Bon, d’accord. Les issues qu’on avait entrevues ne sont pas forcément si prometteuses qu’on l’espérait alors que faire ? À l’heure qu’il est, on renvoie des hommes dans des charters. On les laisse dormir dans des abris de tôle à Calais, dont on les chasse par intermittence pour faire travailler les journalistes. On exclut des filles de l’école si elles portent le hijab. On enseigne la fierté d’être Français par la mythologie de Charles Martel. On discute de l’identité nationale pour la figer dans le drapeau et la marseillaise.
Indigènes, comme un enfant à qui l’on brode « mange sans porc » sur sa blouse en dernier recours au repas unique des cantines scolaires dans la France des années 80.
Indigènes, comme une femme qu’on refuse de marier le jour tant attendu parce que sa robe de mariage est complétée d’un foulard blanc qui entoure son visage souriant comme un écrin.
Indigènes, comme à chaque fois qu’on rentre dans une boutique et qu’on se sent obligés d’être plus polis que les autres pour ne pas attirer les suspicions.
Indigènes, quand au comptoir d’un service public, on renvoie ta mère sous prétexte qu’elle fait des fautes de français même si ce n’est pas vrai.
Indigènes, parce qu’on sent au fond de nous qu’on ne sera jamais acceptés tels qu’on est. Sous couvert d’intégration, les rapports entre nous sont encore marqués de l’héritage des colonies, qu’on le veuille ou non.
Pas convaincu ? Demande à Djamel Debbouze s’il ferait autant rire la France si ses parents étaient originaires de Pontarlier.Tant que la France n’aura pas accepté son nouveau visage quand elle se regarde le matin dans le miroir, elle ne risque pas de retrouver le minimum d’estime de soi nécessaire pour relever la tête et aller de l’avant. Dans ce miroir tant redouté, ce qu’elle voit est une belle mosaïque colorée.
Qu’est ce que l’identité nationale ? Le dernier mythe d’une civilisation qui vit dans un autre siècle, vestige d’un autre temps dont ils ont la nostalgie. Sauf qu’à trop chercher dans ce sombre passé, il risque de revenir comme un boomerang tranchant en pleine tête.
Et nous dans tout ça, qu’est ce qu’on fait ?
D’abord on commence par prendre conscience que nous faisons partie de la France, ou plutôt qu’on fait la France. Nous sommes une partie de la France. Chacun de nous représente 1/60 000 000ème de l’identité de ce pays. Si cette expression identitaire va dans le sens d’un changement ethnique, culturel ou religieux alors ceux qui écrivent les livres d’histoire doivent en prendre acte et non essayer d’écrire le roman de leurs rêves d’antan.Ensuite, comprendre que nous n’avons plus à être des victimes. Nous n’avons plus à subir les injustices que nos parents ont dû tolérer sous peine d’être renvoyés.
Pour reprendre l’idée de Malek Bennabi sur la colonisabilité : si les peuples d’Afrique on été colonisés, c’est qu’ils étaient « colonisables », c’est-à -dire qu’il n’étaient pas en résistance forte face à l’idéologie et aux armées coloniales. De la même façon, si nous sommes lésés aujourd’hui dans notre identité, c’est que nous ne sommes pas particulièrement réfractaires au système de valeurs qui nous est imposé, ainsi qu’à nos autres concitoyens, par les moyens et les subterfuges les plus odieux. Du système bancaire spéculatif à la criminalisation des immigrés, tous ces problèmes auxquels notre société doit faire face aujourd’hui sont les manifestations factuelles du même mal, de la même idéologie.
Face à cela, c’est notre complexe d’infériorité que nous devons soigner en premier : le fameux syndrome du Musulman Undercover. Je sais que c’est une idée difficile à comprendre pour beaucoup de lecteurs non-Musulmans (ceci et le côté très revendicatif de certaines de mes positions), mais c’est quelque chose de profondément ancré en nous depuis notre enfance, en grande partie du fait de la situation de nos parents – souvent perçue par eux comme plus précaire qu’elle ne l’était réellement.
Une des consignes principales que les enfants d’immigrés ont reçu étant enfants est : « ne fais pas d’histoires, même si tu as raison ! ». Si on ajoute à cela les discriminations et les formes de racisme ouvert qui étaient à l’œuvre dans les années 80/90, on a une idée du bain dans lequel notre identité s’est formée. Ces précédentes formes de racisme ont depuis tendance à se résorber puis à s’exprimer sous une forme anti-religieuse plutôt qu’envers des groupes ethniques particuliers, sous couvert de « laïcité ». Une laïcité à laquelle on fait dire à peu près ce qu’on veut. Au fil du temps, forcément, ça crée un état d’esprit particulier chez nous… celui du Musulman Undercover, comme infiltré, soumis, précaire, prêt à tout pour être toléré, accepté, aimé.
Dans la vie du Musulman Undercover, il y a plein de challenges palpitants :
Quand sa maman l’appelle au bureau pour prendre de ses nouvelles et lui dit « salaam alaikum ! », il se retrouve pendu au téléphone au milieu d’un dilemme existentiel : d’un côté, c’est sa maman chérie qui l’appelle et il a envie de lui répondre « wa alaikum essalaam maman ! » mais, s’il fait ça, il sera grillé en tant que Musulman puisque tout le monde écoute tout le monde dans l’open-space où il travaille. Il finit par marmonner un « wkm slm mman » dans sa barbe (au sens figuré, la barbe, c’est quand même une grande entreprise dont on parle, non mais oh…).
Pourtant, ses collègues et amis savent déja probablement qu’il est un Musulman parmi tant d’autres, mais ce comportement étrange leur fait sentir qu’il y a quelque chose de tourmenté dans son appartenance.
Quand le repas du midi arrive et qu’il s’agit de bien gérer la stratégie des alliances politiques du déjeuner, il a du mal à dire qu’il ne peut pas aller au bistrot parce qu’il n’y a rien au menu qu’il puisse manger. Ça lui est plus naturel de dire qu’il n’a pas faim plutôt que d’expliquer son régime alimentaire à ses collègues et de trouver ensemble un endroit qui convienne à tout le monde. De temps en temps, il a de très mauvaises surprises au restaurant, et cela même quand il commande du poisson. Vin blanc et lardons ont tristement tendance à venir infiltrer de nombreuses recettes traditionnelles. Une espèce de martélisme culinaire en somme (je nomme « martélisme » toute tentative fantasmée de résister à la présence musulmane en Europe).
Suivant le même esprit, c’est plus facile de présenter le mois de Ramadan comme une pratique bonne pour la santé que comme une exigence religieuse ; plus simple, lors d’un cocktail, de dire qu’on a pas soif plutôt que de dire que l’Islam interdit la consommation d’alcool, etc.
Même quand le Musulman Undercover se lance dans le travail associatif et essaie de changer les choses, il se retrouve à reproduire les mêmes complexes. Pour présenter le travail de son association, il écrira peut-être un texte du genre :
« Nous souhaitons développer des modes d’échange pour un meilleur vivre ensemble et mettre en avant les valeurs universelles d’humanisme et de compréhension mutuelle pour les générations futures (…) Nous développons des activités culturelles et sommes à la recherche d’expressions d’une spiritualité multiple fruit de différentes influences (…) Quelle que soit la sensibilité de chacun, nous visons l’épanouissement des individualités autour d’idées communes… »
Bon, tout ça c’est bien mignon, mais on a toujours l’impression que ce genre de confiture verbale a été écrite avec à l’esprit la crainte suivante : « pourvu qu’ils ne se rendent pas compte qu’on est Musulmans ! ».Comme si l’appartenance à l’Islam était perçue, par nous en premier, comme un facteur disqualifiant. Bien entendu, certains médias, ainsi que les groupes islamophobes et anti-religieux alimentent tout cela, mais mon argument est simple : n’y ajoutons pas notre part en entretenant les complexes fruits de notre passé. A force de vivre cette part de notre identité comme quelque chose dont il faut se cacher, pas étonnant que les autres y voient quelque chose de peu honorable, puisque nous ne nous montrons pas honorés.
Dépasser ce stade, c’est ne plus être victimes et être prêts à jouer pleinement notre rôle dans la société française : lui donner toutes nos forces quand elle va dans le sens de la justice, de l’entraide, de la fraternité comme elle l’a parfois fait durant son histoire, mais également résister aussi fort et aussi ferme que possible quand cette société nous fait honte, quand elle exclut, quand elle spolie, quand elle cautionne les injustices. Alors seulement, et avec pour condition cette équité, on pourra dire qu’il y ait quelque raison d’être fiers d’appartenir à la France en tant que nation.
Quant à ceux qui craignent que nous soyons présentés une fois de plus comme les épouvantails de l’intelligentsia bien-pensante, je rappelle que cette microscopique minorité n’existe que dans les cercles autorisés du pouvoir politique et médiatique, même si elle espère influencer le reste du monde.
La réalité de tous les jours, c’est que les personnes d’autres confessions de notre génération ont partagé tant de choses avec nous. On a grandi ensemble, mangé des Flamby ensemble, on s’est fait virer du cours de philo ensemble, punir pour devoir non rendu, collés samedi matin quand le soleil du printemps arrivait, ensemble. On a convoité les mêmes baskets, squatté les mêmes parcs, joué aux mêmes jeux vidéos jusqu’à pas d’heure, mangé les mêmes sandwichs, regardé les mêmes dessins animés sanglants. Il faut croire que ces hommes et ces femmes avec qui nous avons passé l’essentiel de notre vie ne détourneront pas l’amitié et le respect qu’ils ont pour nous quand on leur expliquera, simplement mais du fond du cœur, que ce qui nous anime et explique l’essentiel du sens de notre vie est notre foi : l’Islam.
Commentaires
Très bon article.
Meme si je pense que les complexes dont tu parles disparaissent à une vitesse grand V en France. (tout du moins dans mon entourage)
Pour lutter contre le racisme, il n’y a pas 4 chemins possibles :
1) Donner une bonne image de l’islam : notre religion fait peur et inutile de faire semblant de ne pas comprendre pourquoi. La plupart des pays musulmans sont des régimes autoritaires, archaïques, sous developpés où la liberté d’expression est quasi absente. A ce propos il est clair que la France est un pays où il n’est pas bon d’être musulman mais il est plus enviable d’être musulman en France qu’être chrétien en Algérie ou pire au Pakistan. En France un gaulois est mal vu s’il entre en islam mais au Pakistan ou en Arabie Saoudite on est tué si on entre dans le christianisme...
2) Nous devons créer des groupes d’influence, faire du lobbing, défendre nos intérêts vitaux. Faire exactement ce que font les communautés juive et chinoise.
3) Nous avons un outil formidable : l’islam ! Pourquoi ne pas augmenter le nombre de musulmans français, il est clair que plus nous serons nombreux, mieux on se fera respecter.
Le principe qui devrait fonder nos actions est que nous devons compter que sur nous même pour nous en sortir et que l’élite française, contrairement aux élites anglosaxonnes, est égoïstes et ne comprend que le langage de la force, c’est ce langage là qu’il faut employer avec eux. Mais user de la force ne signifie pas brûler des voitures mais plutôt ruser.
Bonjour à tous,
J’ai été très touché par cet article.Je m’y reconnais et il est une très bonne synthèse d’une partie de mon vécu. J’en félicite l’auteur pour la qualité de la synthèse de cette réalité complexe et "complexante". Pour ma part j’ai eu la chance de vivre à la fois à Londres et en France. J’ai pu voir et vivre les deux réalités. Ce soir, je rentre d’un repas avec des amis ( vous pouvez comprendre une Sadaqa chez des amis). Et c’est incroyable de voir combien de fantasmes nous avons développé dans nos têtes vis-à -vis de nos concitoyens. Souvent nous avons tendance ( et cela nous arrange aussi) à simplifier la réalité pour pouvoir nous enfermer dans nos rôles de martyrisé et de victime. Depuis ma jeune enfance je n’ai jamais eu honte de dire que j’étais musulman, de prier chez mes amis ( non musulmans) etc...
A Londres j’ai été étonné de l’ignorance des anglais sur la religion de leurs concitoyens et en France j’ai été étonné de la curiosité des gens quand on prenait le temps d’expliquer les choses.
Il y a dans tout chose une sagesse de Dieu le très haut et aujourd’hui nous sommes français et formant la France. Par conséquent nous avons un devoir vis à vis de nous même et des autres : COMMUNIQUER et Combattre pour la justice.
Cordialement Mohammed
Très beau texte , une bonne analyse de l’état d’esprit de nos co-religionnaire ! comment , Mr Marouane Mohamed , on peut expliquer aux autres que l’essentiel du sens de notre vie est notre foi : l’islam ; quant on lit ici même des commentaires de certains comme : medi , le mathémagisien , rachi , fahmi , fatima et tant d’autres , qui ne ratent jamais une occasion pour dénigrer et pointer du doigt les musulmans en général , et les converties en particulier ! Au lieu d’apprendre d’elles la religion qu’elles ont embrassé par savoir et conviction , ils veulent les tromper en les détournant du l’islam authentique qu’elles pratiquent , pour les ramener vers l’islam rétrograde et laïque qu’on trouve au Maghreb ! Dernièrement , dans une émission de télé , j’étais choqué et révolté par l’attitude d’une jeune beurette , qui a agressée verbalement avec un ton menaçant , une musulmane convertie ; lui reprochant avec mépris de porter le niqabe ! Mais cette soeur avec un calme et bonne manière lui a fait comprendre que elle , elle est française de père en père , et qu’elle est chez elle , et qu’elle a le droit de s’habiller comme elle veut . Malheureusement , notre petite chienne de garde de beurette de service n’a rien compris , chauffée et encouragée par la présence de la caméra ; a continuer à aboyer comme un caniche enragé ! Triste image , comme l’est aussi certains commentaires ici ! A voir ce qu’on voit , et entendre ce qu’on en entend , on à le droit de ce demander , s’il n y a pas dans chaque maghrébin un harki qui sommeille !!! Ici la formule de Malek Bennabi est criante de vérité ! moha
Salam Alaykoum wa rahmatullah,
En cette heure tardive, j’ai eu plaisir à lire ce texte plein de vérité !!
Ce que tu dis est si vrai ! Pourtant comme je le dis à ma famille et mes amis la France je l’aime ET je la quitte ! Je la quitte prochainement pour Dubaï.
J’aime voir jouer l’équipe de France de foot, voir des matchs de rugby, apprécié les paysages variés de nos régions. Néanmoins comme le dit si bien Marouane Mohamed on a le syndrome du Musulman Undercover !
On essaie de jouer les équilibristes entre pratique de l’Islam et vie en "société".
Je suis ingénieur et ma femme juriste. Formés dans une Grande Ecole pour ma part et ma femme une grande fac parisienne, nous nous trouvons dans une situation délicate. Elle ne peut pas exercer son métier avec son voile, voulant la voir épanouie nous quittons la France pour les Emirats. Nous allons vivre plus que correctement en terme financier avec le 0% d’impots + de nombreux avantages. Néanmoins nos familles seront loin et la France que nous aimons aussi. Triste destin pour une génération qui a reçu toute son éducation en France et qui fais profiter des pays n’ayant rien investi pour nous.... J’espère que cela changera et que je pourrais revenir travailler en France....
Nous recommençons ce que nos parents ont fait, quitter un pays pour une meilleure vie....
Dorénavant, Call me The Emirati !
Abderrazzak, Ingénieur Propositions Grand Projets à Dubaï
merci pour ce beau texte de lucidité, de fermeté et de clarté.
Soyons nombreux à vouloir que de tels gestes et paroles , avec un entêtement de vivre ensemble quotidiennement affirmé, nous tirent de ce pétrin où nous sommes tous englués
Fraternité laîque
Françoise Savarin Nordmann
Abderazzak a dit :
Salam Alaykoum wa rahmatullah,
" Je la quitte prochainement pour Dubaï"
Dans ma famille, on a fait le chemin inverse, après 10 ans à Dubaï. Retour en France avec femmes et enfants, parce que fatigués de vivre en décalage culturel avec la population cosmopolite dont le dénominateur commun est l’Argent . Nos femmes peuvent se voiler mais les jobs qui leurs sont dédiés ne sont pas à la hauteur de leur formation souvent. Les occidentales ont davantage les coudées franches.
Mais cela reste une expérience enrichissante humainement.
Salam Alaykoum wa rahmatullah.
"l’Islam interdit la consommation d’alcool"
Je suis français pourtant je ne consomme jamais d’alcool parce que c’est mauvais pour ma santé, et je ne mange pas de viande parce que je suis végétarien (encore moins de porc, c’est la viande la moins recommandée nutritivement).
Je le dis sans agressivité et çà passe. Parce que les choses évoluent.
Quant aux chants de Noël, rien ne vous empêche à la maison d’apprendre autres choses à vos enfants, d’ailleurs c’est ce que je fais, (je suis agnostique)c’est ce que font mes voisins asiatiques. ... et cela accroît leur culture générale.
Salut et fraternité à tous
A Mohammed Mathémagicien,
Je me reporte aux paragraphes 2 et 3 de votre message.
Si on ne peut pas répandre une religion par la force, il faut le faire par la ruse. C’est en résumé, ce que vous proposez.
Très beau programme religieux ! Cela donne envie de se convertir !
Le fait que vous citiez la communauté chinoise, qui est tout sauf une entité religieuse, me fait penser que cette tactique est plus adaptée au communautarisme.
.
A l’internaute qui a ecrit :
"Je suis français pourtant je ne consomme jamais d’alcool parce que c’est mauvais pour ma santé"
Insinuez-vous que pour etre Francais on ne peut etre Musulmans !?
Respectueusement, un Francais Musulman
A didier : personne ne force personne à se convertir. En général, les gens qui se convertissent le font après un long parcours. Certains aussi le font du jour au lendemain. Mais il n’y a pas de stratégie. Dieu guide qui Il veut et égare qui Il veut. On n’a pas le pouvoir de convertir qui que ce soit.
Salam
Nazir
Cher frere Marouane,
Merci pour cet article pertinent et joliement ecrit.
Il ne faut pas ceder a la tentation de quitter notre pays pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs,il faut se battre ici,chez nous,pour nos droits !
D’ailleurs,pour ceux d’entre nous qui le tente,nous revenons souvent au bercail tout simplement parceque,quoi que l’on en dise,et quoi que certains en dise,nous sommes profondement francais et nous nous sentons etrangers ailleurs.
J’ai quitte la France durant 14 ans,principalement parceque j’en avais marre de subir l’indecente pression fiscale que subisse les classes moyennes et les gens qui travaillent 12 heures par jour pour essayer de gagner aux alentours de 10.000Euro/mois pour finalement m’en faire taxer plus de la moitie par un etat aux depenses pharaoniques qui refuse d’evoluer et qui ne me respecte meme pas et qui insulte ma religion du matin au soir !
J’ai donc dit :"cela suffit,je me casse !!"
J’ai vecu dans des endroits magnifiques,au soleil,gagne plus d’argent qu’en France sans payer d’impots,la dolce vita.......
Ensuite,j’ai eu un enfant ; et la je me suis rendu compte a tel point l’ecole maternelle,la culture,la sante,les services publiques gratuits pour tous sans discrimination de race,d’argent,de religion,sont importants et precieux pour le developpement et l’avenir de nos enfants.
La France est notre pays,et quel beau pays,Dieu merci.Maintenant,comme le dit le frere Marouane,il ne faut pas se comporter en "colonisables".Une erreur magistrale est de confier la direction,ou representation, de l’Islam de France a des freres et soeurs qui ne sont pas francais.Pourquoi ? Non pas que je sois raciste,mais parceque,souvent issus de pays dans lesquels regne la dictature depuis des generations,et ou la liberte d’expression n’existe pas,ils n’ont pas l’habitude et les references culturelles francaises necessaires pour pouvoir entamer un dialogue avec la societe francaise et avec l’etat,et ils se maintiennent,malgre eux,dans une attitude de "colonisables",regardez l’etat de servilite du CFCM et d’autres associations des qu’ils sont en presence d’un elu ou d’un representant du gouvernement !
D’autre part,a l’heure du debat sur l’identite nationale,il faut dire haut et fort a nos gouvernants,elus,et postulants dirigeants, que nous sommes profondement francais,que nous sommes des hommes et des femmes libres,et doublement libres parceque nous conjugons en nous les valeurs et ideaux authentiques de la Republique Francaise et de l’Islam ! Les ideaux et valeurs de la Republique,pas celle de Vichy,et de l’Islam ont beaucoup en commun.Notamment tous deux partagent le rejet et le refus de la tyrannie et de l’injustice,la quete de justice,d’egalite,de liberte,et de fraternite pour tous les hommes et femmes.Donc,en gros,sachez que les musulmans de France sont doublement armes pour se dresser et vaincre face a l’injustice et a l’oppression !
D’autre part,chers freres et soeurs,il y a deux terrains sur lesquels tous les francais,y compris nos soeurs portant le voile,sont absolument egaux et dans lesquels l’etat respecte la laicite,ce sont : le vote et l’impot !!!!
Donc,organisons nous,reflechissons,eloignons nous des partis politiques qui prechent la guerre des civilisations et nous utilisent pour leurs manoeuvres electorales.Appellons en aux hommes et aux femmes de France qui ont un vrai respect ,et une vraie foi,dans les valeurs de la France tels que definis dans dans Declaration des Droits de l’Homme et du Citoyen,demandons leur de parler,de se lever,de faire taire et interdire les propos racistes et les attitudes coloniales et paternalistes qui s’expriment chez certains elus et representants politiques qui veulent fragmenter la societe francaise et remettent en question l’identite nationale de certains de nos concitoyens dont le seul tort est d’aspirer a vivre en paix et en harmonie.En ce moment Europe Ecologie,meme si je n’en suis pas membre et ne partage pas leurs opinions en matiere economique,travaille a un rassemblement de toutes les bonnes volontes de gens d’horizons divers qui veulent contribuer a dessiner la France de demain,c’est le seul parti qui s’est oppose a l’exclusion de nos filles des ecoles et qui s’est oppose aux crimes commis par Israel,je pense qu’il pourrait etre bien de les rencontrer,de leur parler.Et quant a l’UMP et au PS qui agitent l’epouvantail de l’Islam et de "l’etranger" depuis des decennies,et bien votons contre eux,sanctionnons les,defoncons les aux prochaines elections,et,comme nous sommes croyants,prions Dieu le Tout Puissant de faire de la France un etat genereux,qui honore et respecte les croyants et l’Islam,comme il respecte tous les autres francais et toutes les autres croyances ou convictions,et qu’Il reduise a neant les mechants et les injustes qui attisent le feu de la haine !
Wa Salat wa Salam ala Mohamed wa Ale Mohamed
j’ai beaucoup aimé votre texte et pour le plaisir, je reprends la partie la plus émouvante, de votre article :
simplement mais du fond du cœur, que ce qui nous anime et explique l’essentiel du sens de notre vie est notre foi : l’Islam.
Salutations fraternelles .
Personnellement je ne pense pas que "Mohammed Mathemagicien" soit musulman.On connait la capacité qu’ont certains élements à nous faire passer pour une cinquième colonne dont le but est l’envahissement de la France.Cette attitude nous la rejettons aussi fermement que celle des musulmans honteux si bien décrite dans l’article ci-dessus.
Question à Marwane Mohamed :
Pourquoi accorder des interviews à des journalistes dont on sait par avance qu’ils vont modifier , ajouter, supprimer , couper , tronquer, omettre des élements pour faire cadrer le résultat de leur travail avec l’image pré-établie du musulman dont ils ont si besoin pour vendre leurs articles ?
"On voit ainsi des femmes quitter leur famille et leur entourage à l’issue de ce parcours, leur vie rangée dans quelques valises, un billet d’Eurostar à la main et plein d’espoirs dans le cœur. Une fois à Londres, les idées reçues volent en éclats : la recherche d’un appartement se solde souvent par un échec. Au mieux une collocation entre filles, dans la plupart des cas un lit sommaire dans une auberge. Les économies y passent, tandis que la recherche d’un job n’est pas vraiment plus réconfortante. Comme à Paris, les réseaux, les diplômes et l’expérience font la différence et il n’y a pas, à proprement parler, de « rêve britannique » pour les Musulmans de France"
100% d’accord, si on part au R.U. juste pour une histoire de voile ; mes consoeurs médecins quand elles sont voilées, ont été dirigées vers une population mojoritairement musulmane et ethnique sans rapport avec leurs qualifications. Donc grande frustration prof.
Mais partir, quitter la France et ses habitudes permet aussi d’appréhender le monde et son évolution différemment, un rien plus objectivement. De saisir la donne économique.
Un ami à qui je disai qu’on ne rentre pas comme cela dans la bonne société britannique m’a répondu qu’il a la même conclusion sur la bonne société de Doha où il travaille depuis 5ans.
Salam
juste un grand respect pour ce texte qui respire la sincérité. la complexe attitude, je ne l’ai pas. je parle d’islam avec tout le monde et je parle de flamby avec tout le monde. ce que je sais c’est que je suis appréciée pour ma sincérité et pour mon franc parler. je suis française musulmane et heureuse de l’être, ni moins bête, ni plus intelligente, avec des qualites et des defauts que j’assume (enfin presque pour les defauts). ca a l’air un peu pretentieux mais vraiment je dis as salam aleykum que je sois chez le medecin ou chez mon dentiste, dans la rue ou quand je fais mes courses dans le magasin de quartier. j ai 32 ans je suis voilées, mariée,4 enfants et mes enfants disent as salam aleykum dans la rue sans complexe. c est la premiere chose que je leur ai inculqué. soyez fière et travaillée à l’école ( la pratique de l’islam étant pour moi quelque chose de naturel) c ’est notre vie, on prie on va à la mosquée on mange pas de porc, on boit pas et elhamdoulillah on est heureux et les gens nous le disent.
v
Merci pour ce beau texte.
Il est écrit avec un style clair mais quand je lis les commentaires laissés par certains lecteurs, j’ai comme l’impression qu’il n’ont pas tout saisi ou bien alors, ils n’ont pas pris la peine de lire l’intégralité du texte. Et bien, je les invite à le relire au lieu de faire comme on dit de la "désinformation" !!!
Salam,
Excellent article. L’essentiel est dit.
J’ai regardé, il y a quelques mois, un film qui s’appelle justement "Undercover Brother" que je recommande (ne pas regarder en famille). C’est un film fait par des noirs américains où les complexes et fantasmes que nourrissent les gens à l’égard du peuple noir américain sont mis en scène de façon comique. Ce film m’a beaucoup fait rire, j’y ai vu beaucoup de points communs avec la communauté maghrébine. Une adaptation française de ce film serait une réussite.
salam.
@DIDIER. Encore une fois vous interpretez le message d’autrui de maniere biaisee car il vous importe moins d’ etre a l’ecoute que d’ exprimer vos idees personelles.
Il est claire que la strategie deMohammed Mathémagicien s’applique de maniere generale au RACISME et non a l’Islam. Voici le preambule : « Pour lutter contre le racisme, il n’y a pas 4 chemins possibles : »
Cordialement.
@I-FEEL-PAS-GOODÂ :
Il y a aussi "Pain et Chocolat". Un film de Franco Busati avec Nino Manfredi. Un super film sur nos voisins italiens immigrés en Suisse fait il y a déjà 27 ans ! On rit à se tenir les côtes et avec un humour qui décape.
L’ironie, y a pas mieux pour apprendre !
A Oumma.com-UKfan,
Vous me dites lire de façon biaisée le message d’autrui. Mais relisez donc le message de "Mohammed Mathémagicien" ! Son français est excellent, clair et bien structuré. Il est lettré, sans aucun doute possible.
Ma compréhension du français n’est pas mauvaise non plus, et j’ai parfaitement compris ce qu’il disait. Il a d’ailleurs parfaitement le droit de dire ce qu’il veut, et encore plus ce qu’il pense.
Sauf si c’est du second degré, et qu’il dénonce en fait le raisonnement qu’il expose en le tirant à l’extrême. Dans ce cas, c’est une preuve par l’absurde qui serait astucieuse. C’est possible, mais comme elle n’apparaît pas à la lecture, il manque une petite phrase qui permettrait de le confirmer.
Donc mon avis concerne le message tel qu’il est écrit, et l’analyse qui peut en être faite.
Ceci étant, je pense qu’il ne faut pas accuser de "biaisage" toute personne qui s’étonne du contenu de certains propos. Cela peut se concevoir concernant des messages abscons ou mal écrits ouvrant à de multiples interprétations. Mais quand ils sont aussi limpides comme celui de "Mohammed Mathémagicien", s’il y a ambiguïté, je suis désolé, c’est à l’auteur de rectifier, pas au lecteur.
C’est d’ailleurs pour cela que j’ai réagi : afin qu’il lève l’éventuelle ambiguïté, si tant est qu’elle existe.
Savez-vous ce qui manque le plus aux français-musulmans exilés dans les pays de golfes (surtout les magrhébins-algériens) ? c’est la possibilité de parler de tout et de rien, de politique, de moeurs, de cinéma. Vous savez ces discussions sans fin que nous aimons avoir autour d’un café ou autre..où on refait le monde !!!
Et bien dans ces pays cela n’est pas possible, et on le comprend très vite.
Il est impossible d’avoir une discussion sérieuse et sincère.
Salam
DIDIER : Ceci étant, je pense qu’il ne faut pas accuser de "biaisage" toute personne qui s’étonne du contenu de certains propos.Tout a fait d’accord, mais vous avez mal interprete mon intervention.
En matiere de biaisage, je ne faisai pas reference a a la signification de votre commentaire tout a fait banal, mais au contenu qui ne "colle pas" avec le message de Mohammed Mathémagicien, il me semble. La bonne comprehension d’un ecrit ne signifie pas que l’on puisse y repondre de maniere adequate !
"Des hôtesses de l’air embauchées au Caire, à Damas ou à Amman parce qu’elles sont belles, auxquelles , on fait porter des hijabs approximatifs pour faire « comme-si », auxquelles on fait servir des plateaux-repas halals de leurs mains manucurées. Des cadres portant une barbe taillée au laser, pensant qu’ils se sont accomplis en tant que Musulmans depuis qu’ils ont remplacé leur sonnerie de téléphone par le dernier chant islamisant à la mode et que leur 4*4 américain a été acheté avec un « crédit-islamique ».
Et alors, vous préféreriez qu’elle sentent l’ail, l’oignon, le persil et l’huile d’olive ?
Elles sont généralement belles, élégantes et distinguées. Comme elles le portent, le léger hijab sur la tête ne fait que réhausser leur beauté.
J’ai beaucoup aimé cet article très vrai où on ressent toujours ce manque de reconnaissance mais ayant connu la France où je suis nèe des changements se font doucement mais surement. Avant on ne connaissait rien de nos fétes et de nos actions religieuses alors que maintenant certaines personnes cherchent à comprendre et à nous comprendre malgré la laicité à la française qui est opprimante à mon goùt !!
Kheir InchAllah !!
Je crois, qu’un jour, va falloir qu’on se lève , qu’on crient haut et fort notre identité à tous ! En tant que musulmane, je me suis sentie visée par cette article, et je pense que tous les musulman(e)s de France on eu ce sentiment, parce aujourd’hui , on vit tous la même réalité, les insultes qui fusent à chaques coins de rues, les regards de travers, ...et j’en cite...Y’EN A MARRE !!! Nous sommes FRANCAIS et on le restera coute que coute !! C’est ici qu’il faut se battre et essayer de faire avancer les choses, parce que ce n’est pas en allant voir ailleurs, dans un pays plus tolérant et moins hypocrite que la France avec ces soi-disantes valeurs républicaines, qu’on changera quelquechose ! Soyons solidaires, chacun de notre côté , usons de nos forces, pour rendre la France juste et tolérante...quelquesoit votre région, votre ville, votre pays, adoptons un comportement digne de l’Islam,de tolérance, d’écoute, d’échange, d’entraide...pour qu’ enfin, on puisse sculpter une France Républicaine, avec une LIBERTE, une EGALITE, une FRATERNITE !
@Abdelkader
...qu’elle sentent l’ail, l’oignon, le persil et l’huile d’olive ?
Il faut sortir de la cuisine , le débat est ailleurs et si vous écrivez cela pour amuser la galerie, ce n’est pas drôle car le sujet est autrement sérieux.
Je suis personnellement pour l’humour mais il y a des priorités.
Sans rancune.
"djamel a dit :
@Abdelkader
...qu’elle sentent l’ail, l’oignon, le persil et l’huile d’olive ? Il faut sortir de la cuisine , le débat est ailleurs et si vous écrivez cela pour amuser la galerie, ce n’est pas drôle car le sujet est autrement sérieux. Je suis personnellement pour l’humour mais il y a des priorités. Sans rancune
"
Ouais, mais en même temps ce genre de remarque est déplacé ,une hotesse de l’air d’une compagnie aérienne de standing, sera tjrs recrutée sur ses qualités physiques et ses belles manières.....même si elle est musulmane.
L’autre solution, c’est la burqa...
La barbe taillée au laser..c’est chaud ça quand même !
musulman undercover et fier de l’être, pas besoin d’une barbe ras le sol, par ailleurs la fin de l’aricle oublie de mentionner que vous draguiez les mêmes filles, mais non bien sur vous ne pensiez pas aux filles à l’époque suis je bête...comme d’ailleurs tous les musulmans de ce site qui n’ont jamais ou qui n’ont aucun vice. Rien à dire vous êtes parfaits !
A Oumma.com-UKfan
Votre réponse me convient, mais admettez que le passage du message de "Mohammed Mathémagicien" que je cite ci-dessous :
"3) Nous avons un outil formidable : l’islam ! Pourquoi ne pas augmenter le nombre de musulmans français, il est clair que plus nous serons nombreux, mieux on se fera respecter.
Le principe qui devrait fonder nos actions est que nous devons compter que sur nous même pour nous en sortir et que l’élite française, contrairement aux élites anglosaxonnes, est égoïstes et ne comprend que le langage de la force, c’est ce langage là qu’il faut employer avec eux. Mais user de la force ne signifie pas brûler des voitures mais plutôt ruser "
est un passage qui justifie complètement mon interprétation, non ? Et je passe sur le jugement péremptoire et global sur "l’élite française" dont on se demande qui cela représente dans son esprit. J’ai parmi mes connaissances des français de culture musulmane (et pour certains pratiquants sincères), quelques uns que je considère comme faisant partie clairement de l’élite française dont je suis très loin de faire partie.
Inutile de préciser que je n’agrée pas cette façon de voir.
La barbe taillée au laser :
Je trouve l’expression assez belle et un prouve qu’un mélange barbe /laser n’est pas antinomique. Encore une bonne dame qui ne sort pas du salon de coiffure si je peux me permettre cet écart de langage. Pourquoi faudrait-il s’arrêter à l’apparence, et chercher le poux dans la tête de l’orphelin pour reprendre un vieux proverbe algérien ?
@ dedier : Oui ruser comme vous faite sur ce site en passant vos idées insidieuse d’une manière détourner ! mais je pense que la majorité l’a bien compris !
medi a dit :
musulman undercover et fier de l’être, pas besoin d’une barbe ras le sol, par ailleurs la fin de l’aricle oublie de mentionner que vous draguiez les mêmes filles"
Medi, juste une petite précision, on "drague" une rivière, un fleuve...,on fait "connaissance" avec une femme
de passage
Djamel a dit :
Savez-vous ce qui manque le plus aux français-musulmans exilés dans les pays de golfes (surtout les magrhébins-algériens) ? c’est la possibilité de parler de tout et de rien, de politique, de moeurs, de cinéma. Vous savez ces discussions sans fin que nous aimons avoir autour d’un café ou autre..où on refait le monde !!!
Vous parlez de liberté, la liberté d’aborder tous les sujets, sans que cela prête à conséquence, cette liberté que l’on ne trouve que dans les pays occidentaux, pour l’instant. Mais à Dubaï c’est entrain de changer et grâce à Dieu inch’la, cette capitale arabe sera vraiment un carrefour du monde.
Le problème c’est que les musulmans ne pratiquent pas toujours la réciprocité.
Ils demandent la non discrimination mais eux mêmes discriminent (endogamie pour le mariage des filles, fraternité entre musulmans supérieurs à celle avec les musulmans, discrimination des minorités religieuse dans de très nombreux pays musulmans.
Tant que vous ne dénoncerez pas ces discriminations vous ne serez pas crédibles.
Bonne soirée
DIDIER, je partagerais votre emoi si j’etais sure que ce texte ait ete ecrit par un Musulman. Les affirmations et la strategie contenues dans le commentaire de Matemagicien sont grotesques et infondees. Ne sagit-il pas d’une manipulation telle que les ...magiciens en sont capables ?
@FARID. Interressant votre idee de carrefour du monde, j’aime Londres, ma ville adoptive depuis 20 ans, car elle a su transformer sa richesse commerciale en capital humain. Peut-etre ce processus est-il en marche a Dubai, carrefour commercial depuis des siecles ?
« La barbe taillée au laser..c’est chaud ça quand même ! » Commentaire savoureux de HAYAT. A defaut de convaincre a l’unanimite par son analyse, MARWAN seduit par l’impact de ses mots.
A DArwin : Vous écrivez : "Tant que vous ne dénoncerez pas ces discriminations vous ne serez pas crédibles." Ah bon ? PArce que les autres communautés dénoncent les dicriminations envers les minorités religieuses comme c’est le cas en France ou en Chine par exemple ?
Pourquoi les autres communautés sont crédibles quand elles dénoncent les violations des droits de l’homme en Chine et qu’elles mêmes les violent dans dans ses propres pays ?
Pourquoi les autres communautés sont crédibles quand elles nous chantent la chanson de la non violence tout en déclenchant leur violence aveugle en Irak, en Afghanistan ou encore à Gaza ?
A la lecture de ce texte, je me pose une questions (au delà de celle relative aux techniques de pointe développées pour la taille de la barbe..) :
L’auteur dit :
-"c’est notre complexe d’infériorité que nous devons soigner en premier : le fameux syndrome du Musulman Undercover"..
Ce "complexe d’infériorité" est-il entièrement lié à la religion, ou est il lié au fait d’être "enfant d’immigré" ?
L’auteur ne fait pas réellement de distinction, mais explique plutôt qu’il y a eu un glissement du racisme vers l’anti- religieux en France.
Pour autant, je me demande si ce fameux complexe n’est pas autant le fruit de l’histoire familiale des immigrés et l’histoire encore douleureuse du colonialisme que le fait de l’appartenance à l’islam ?
Est il possible que l’on soit moins complexé à être musulman lorsque l’on n’a pas cette histoire d’immigration, ce statut d’"étranger" (même si l’on est de nationalité française) ??
Peut être qu’il serait salutaire de faire la part des choses pour ne pas tout systématiquement raccrocher à l’islam, et pour être mieux en mesure de progresser.
Loin de moi l’idée de nier le sentiment anti -islam qui se développe en France mais je crois qu’on a tout à gagner à être lucide par rapport aux motivations de nôtre propre comportement, et que le regard que l’on porte sur soi même est moteur de bien des changements.
Salam à tous
A Amazone
que vous ayez besoin de segmenter la société en communautés c’est naturel : vous êtes une militante de l’islam politique c’est à dire que vous êtes du côté de la réaction(avec Ben Laden Bush et consors)
Moi je n’appartient à aucune côterie même pas à un parti politique
Je constate que vous, Amazone, ne dénoncez JAMAISles crimes commis par exemple contre les boudhistes ou les indous en Indonésie ou contre les chrétiens. Vous vous contentez de dénoncer les discriminations (qui sont réelles) dont sont victimes les maghrébins : c’est à cela qu’on reconnaît les démagogues et les communautaristes
A Darwin : Venant de vous ces accusations non fondées sont des compliments...Cela étant dit, je vais faire l’effort de me rabaisser à votre niveau.
Je ne suis pas trop pour l’autoflagellation, je crois que mes détracteurs font trés bien leur travail en pointant du doigt constamment les dérives (et elles existent), les intégristes (et ils existent) et les exactions (et elles existent aussi) issus de la communauté musulmane !
Voilà pourquoi je ne voudrais pas faire de l’ombre à nos détracteurs qui savent si bien nous culpabiliser.
Si ne pas rougir de que l’on est, ne pas se renier c’est faire de la démagogie alors je suis démagogue.
Si dénoncer les généralités, l’islamophobie et le racisme vis à vis des musulmans c’est faire du communautarisme alors j’en fais !
Pardonnez moi Darwin si je ne suis pas compléxée par mon histoire, par mon origine, par ma religion, par mes compatriotes et d’aimer d’IBN Khaldoun autant que Victor Hugo !
a Amazone
vous vous êtes abaissé à mon niveau : merci de votre effort : je vais essayer d’élever quelque peu le mien vers le votre qui est tellement élevé(en sachant bien que je ne pourrais jamais l’atteindre réellement tant vous nagez dans les hautes sphères)
Je suis comme vous j’aime autant Ibn Khaldoun que Victor Hugo alors épargnez moi vos sermons sur la tolérance et je ne vous demande pas d’"être complexée par votre histoire" mais d’avoir un regard LUCIDE (pas autoflagellateur). J’ai une question à vous poser : vous êtes prête à manifester pour la Palestine : êtes vous prêts à manifester pour les papous qui sont colonisés depuis trente ans par l’indonésie musulmane et dont la culture est bafouée ?
Une remarque : musulman ce n’est pas une race mais une religion on ne peut donc pas être raciste contre les musulmans. Par contre raciste contre les papous ça existe
A Darwin : Venir me chanter que je suis pour l’islam politique sous je ne sais quel prétexte c’est descendre trés bas. Me comparait à Bush et Ben Laden réunis c’est racler le niveau des caniveaux. Donc je vous remercie d’avoir fait l’effort de remonter le niveau du débat et d’accepter de nager avec moi dans les hautes sphères, puisque tel est votre sentiment à mon égard.
Concernant votre question :"êtes vous prêts à manifester pour les papous qui sont colonisés depuis trente ans par l’indonésie musulmane et dont la culture est bafouée ?" Je crains manquer de culture...je ne connaissais pas la situation des papous dans ce grand pays musulman, vous m’apprenez quelque chose. Je manifeste quelque soit la nationalité, la religion ou la couleur des victimes...et le procés que vous me faites là est sans fondement car basé sur aucun argument !
Cependant je crois qu’on ne peut être de tous les combats : défendre les sans papiers, la dignité des prisonniers, la faim dans le monde, les sans abris, les femmes battues etc etc. Il nous faut faire des choix et les choix que nous faisons ne sont pas le fruit du hasard, ils sont déterminés par notre vécu, nos expériences, notre condition sociale, notre culture, notre sensibilité...
M’en voulez vous de ne pas accepter les préjugés sur les musulmans ?
PS : merci pour la leçon de synthaxe : racisme ne se dit pas pour une religion et islamophobie ne se dit pas pour une nationalité !
Amazone
C’est toujours un plaisir de discuter avec vous (n’y voyez aucune ironie) et ma comparaison entre vous et Ben Laden n’était pas du meilleur goût je vous l’accorde
Vous avez entièrement raison de protester contre les préjugés contre les musulmans
.
Cependant je pense que s’informer au maximum sur le monde permet d’éviter certains pièges comme par exemple ce qu’on nous vend : le choc Amérique Islam. La colonisation de la papouasie par exemple ne fait l’objet d’aucune condamnation américaine car l’indonésie permet aux multinationales de s’installer et de piller en silence cette île. C’est bien la preuve que les usa n’en veulent pas pas spécifiquement aux "musulmans" mais à tous ceux qui s’opposent aux intérêts capitalistes
La vraie lutte, c’est la lutte des classes et celle des peuples pour leur autonomie
Amazone
C’est toujours un plaisir de discuter avec vous (n’y voyez aucune ironie) et ma comparaison entre vous et Ben Laden n’était pas du meilleur goût je vous l’accorde
Vous avez entièrement raison de protester contre les préjugés contre les musulmans
.
Cependant je pense que s’informer au maximum sur le monde permet d’éviter certains pièges comme par exemple ce qu’on nous vend : le choc Amérique Islam. La colonisation de la papouasie par exemple ne fait l’objet d’aucune condamnation américaine car l’indonésie permet aux multinationales de s’installer et de piller en silence cette île. C’est bien la preuve que les usa n’en veulent pas pas spécifiquement aux "musulmans" mais à tous ceux qui s’opposent aux intérêts capitalistes
La vraie lutte, c’est la lutte des classes et celle des peuples pour leur autonomie
A Darwin : Je vous renvois le compliment à savoir discuter avec vous est plaisant car vous amenez la contradiction, et c’est avec la contradiction qu’on arrive à se remettre en question.
"Le choc Amérique Islam" ce qu’on appelle communément :"le choc des civilisations", je n’y crois absolument pas et je ne crois pas avoir un jour soutenue cette théorie.
Il nous suffit de voir les amours qu’entretiennent Bush et la Famille Ben LAden, les Karzai et les Kouchner, etc....Personne n’est dupe que ce "choc des civilisations" que l’on veut nous vendre n’est que foutaise destiner aux populaces occidentales et orientales.
Pour ma part je crois au "choc du vrai et du faux" Je crois qu’il n’y a que deux races : les VRAIS et les Faux, qu’ils se disent musulmans, chrétiens, juifs, boudhistes ou athés.
L’histoire est tragique...
Ce qui me frappe toujours dans les revendication identitaire des nouveaux peuples arrivés en France est leur dimension colonialiste inconsciente.
Ainsi, il semble évident qu’une population a vécu en France depuis plusieurs centaines d’années et s’est structurée en tant que peuple. Cela semble évident et pourtant…
Je cite :
"On enseigne la fierté d’être Français par la mythologie de Charles Martel. On discute de l’identité nationale pour la figer dans le drapeau et la marseillaise.
Tant que la France n’aura pas accepté son nouveau visage quand elle se regarde le matin dans le miroir, elle ne risque pas de retrouver le minimum d’estime de soi nécessaire pour relever la tête et aller de l’avant. Dans ce miroir tant redouté, ce qu’elle voit est une belle mosaïque colorée.
Si cette expression identitaire va dans le sens d’un changement ethnique, culturel ou religieux alors ceux qui écrivent les livres d’histoire doivent en prendre acte et non essayer d’écrire le roman de leurs rêves d’antan
Vin blanc et lardons ont tristement tendance à venir infiltrer de nombreuses recettes traditionnelles. Une espèce de martélisme culinaire en somme (je nomme « martélisme » toute tentative fantasmée de résister à la présence musulmane en Europe)."
Donc, ce peuple, ces indigènes, présents depuis plusieurs siècles en France sont sommés par ces nouveaux colons inconscients de rentrer dans le moule d’une diversité que, eux, aurait défini et de se résigner à la situation présente en oubliant :
et priés finalement d’abdiquer leur propre identité et leur propre histoire afin de mieux prouver que leur attitude ne relèverait pas d’une sorte de bocage pathologique et fantasmogorique psycho-rigide aux changements.
Finalement qu’éprouvé-je à la lecture de ce texte ?
Le sentiment que se mets en place, petit à petit, tous les ingrédients d’une nouvelle grande tragédie dont l’historique a le secret.
Car, en effet, qu’ai-je de commun avec l’auteur de cet article ?
Une histoire partagée ? Visiblement pour lui, la mienne ne serait qu’un mythe. Des valeurs ? Visiblement pour lui, les symboles de celles-ci ne serait que rigidité. La race (en politiquement correcte, l’ethnie) ? Visiblement, ma couleur de peau ne lui convient que noyée dans un miroir coloré. Serais-je trop pâle ? Et puis, visiblement, cela semble très compliqué de partager un repas avec l’auteur … qu’y puis-je ? De ce que je comprends je peux abandonner mes pratiques culinaires pour m’aligner sur les siennes ou alors ne jamais partager de repas ensemble.
Que nous reste-t-il de commun ? Ah oui, un morceau de papier plastifié appelé carte d’identité nationale.
Cela peut-il fonder un même sentiment d’appartenance ?
Non, clairement
Car moi-même, indigène, ne me reconnais plus dans le miroir qu’il me tends ni dans ce morceau de papier qui ne signifie que droits à … des choses bien seulement matériels.
Finalement, j’avoue n’avoir aucun regret que l’auteur ait quitté la France, ma patrie et ma nation. Et je lui souhaite bien sincèrement tout le meilleur avenir possible dans son nouveau pays.
Cette solution me semble préférable pour tout le monde : faisons en sorte de nous séparer discrètement plutôt que nous diriger vers une de ces grandes tragédies dont l’histoire a le secret.
Car en ce qui me concerne, je n’ai nulle intention d’oublier mon histoire, mon visage, ma culture, et ma gastronomie. Et s’il faut pour cela, un jour, prendre les armes et "boutter l’anglais" (Jeanne d’Arc) hors de France, alors moi et bien d’autres le ferons. Cela ne sera pas la première fois dans l’histoire de ce pays (ou d’autres) que des colonialistes et des occupants finiront de la sorte. Et ce qui est triste face à ce qui se prépare est la cécité générale devant le divorce de plus en plus grand entre les différentes populations vivant sur le sol de la France, la terre de mes ancêtres.
Que nous reste-il en commun ? Espérons que la guerre ne sera pas notre dernier "mourir ensemble".
La lecture de cet article me rappelle cette citation dont l’auteur m’échappe : la paix est possible, la guerre est probable.
Bonne courage à toutes et tous
à Certes
Les chiens aboient, la caravane passe.
. "De temps en temps, il a de très mauvaises surprises au restaurant, et cela même quand il commande du poisson. Vin blanc et lardons ont tristement tendance à venir infiltrer de nombreuses recettes "
Et oui ,l’Occident et la Chine terres non musulmanes où se pratique l’élevage de porcs en effet....
Dans les pays musulmans, impossible d’avoir un sandwich jambon-beurre parce que terre d’islam.
Marwan Muhammad devrait mettre son talent au service de cause plus sérieuse et moins polémique !
Cher Certes,
Par rapport à vôtre intervention et au fantastique renversement du phénomène de colonisation auquel vous opérez,
puis -je me permettre , très modestement, de vous suggérer quelques pistes de lectures ?
Quelques exemples éclairants :
Benjamin Stora
"Immigrances : L’immigration en France au XXe siècle " (avec Emile Temine), Hachette Littératures, Paris 2007 (ISBN 2-0123-7261-9)
du même auteur :
"La guerre des mémoires - La France face à son passé colonial (entretiens avec T. Leclère)", éditions de l’aube, 2007
ou bien encore peut être :
"Histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen âge à nos jours", Albin Michel, 2006. (ouvrage collectif)
Pascal Blanchard ;, "Culture coloniale", Autrement, 2003
Et pour ceux qui comme vous, s’intéressent au dialogue des cultures :
"L’islam médieval en terres chrétiennes, science et idéologie", Septentrion presse universitaire, 2009 (ouvrage collectif).
Et enfin, pour apaiser les craintes que vous exprimez dans vôtre dernier paragraphe :
Y. Courbage et E.Todd "Le rendez-vous des civilisations", éd. du Seuil, 2007.
Ces quelques lectures vous permettront, j’espère, de mieux appréhender :
Espérant avoir pu vous être utile,
un être humain comme vous.
Mention très bien à Marwan Muhammad, qui analyse de façon intelligente la situation des jeunes musulmans. Et il ne manque pas d’humour, ce qui ne gâche rien.
Mais certains s’accrochent et ne quittent pas la France, car ils savent qu’ils sont partie intégrante de son identité : j’ai été victime de discrimination professionnelle, et pourtant je ne suis pas voilée, je ne suis même pas pratiquante, je suis restée, car la France est mon pays.
L’identité française, que certains réduisent à la Marseillaise et au drapeau tricolore, est bien plus riche, et nous pouvons en être fiers. Mais il faut l’expliquer, paisiblement, si possible avec pédagogie et douceur, à ceux qui la connaissent mal.
La Marseillaise, avant d’être un hymne sifflé dans les stades, était le chant de guerre pour l’armée du Rhin, au moment où la France révolutionnaire était assiégée par l’Europe monarchique, où la patrie et ses valeurs généreuses de fraternité et d’universalité étaient en danger. Oui, il faut se souvenir du courage de ces soldats à Jemmapes et à Valmy.
Il faut aussi se souvenir du courage des résistants, de Stéphane Hessel, de Lucie Aubrac, et plus tard, des "porteurs de valise" du réseau Jeanson, qui ont continué à défendre les valeurs de la République au péril de leur vie, au moment où le gouvernement français s’enfonçait dans une guerre colonialiste sanglante et sans gloire.
L’identité française, c’est plus que le vin blanc et les lardons. C’est aussi nos géants de la littérature, Victor Hugo, Balzac et Marcel Proust, nos peintres, nos musiciens. C’est un art de vivre, fait de conversation cultivée, d’humour, d’ouverture d’esprit, de curiosité du monde, au milieu de beaux paysages et de villes à l’architecture magnifique.
Il faut sauvegarder ces spécificités, cette douceur de vivre, coûte que coûte, et pour cela, mettre de l’eau dans son vin (ou dans son jus d’orange).
ada a dit : "j’ai été victime de discrimination professionnelle"
ada, on peut être de type causasien (blanc), chatain, avec un cv et une expérience en béton et se voir malgré tout ostracisé dans le boulot.
Si vous voulez progresser, il ne vous faut surtout pas ramener les aléas de la vie professionnelle et même de la vie tout court systématiquement à vos origines.
ada a dit Il faut sauvegarder ces spécificités, cette douceur de vivre, coûte que coûte, et pour cela, mettre de l’eau dans son vin (ou dans son jus d’orange).
J’aime votre conclusion, parce que c’est ce que nous devons tous faire pour être sociable, même quand on est "souchien" et que 5 générations de nos ancêtres reposent dans le cimetière de la commune où l’on a tjrs vécu.
Bonne chance.