Gaza, le critique, et la critique

Durant l’attaque israélienne sur Gaza, commencée le 27 décembre 2008 et achevée à la mi-janvier sur un

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mardi 17 février 2009

Gaza, le critique, et la critique

Autant le Jourde et Naulleau (Mots et Cie, 2004, sorte d’anti Lagarde et Michard dans lequel ils flinguent les auteurs à succès) nous a fait beaucoup rire, autant les variations géopolitiques de ce spécialiste des troubles gastriques de la littérature française (La littérature sans estomac, Pocket, 2002, autre ouvrage à succès…) à de quoi nouer l’estomac. C’est peut être la première fois dans l’histoire de la critique littéraire que l’on voit l’une de ses gâchettes singer l’un de ceux qu’il descend. BHL en l’occurrence. Car de la première à la dernière ligne, cette tribune aurait pu être écrite par le philosophe médiatique. Hors mis les passages les plus pertinents, que nous commentons également ci-après.

Pierre Jourde, critique littéraire, et professeur de littérature à l’Université de Grenoble-III, a donc commis un article très judicieusement intitulé « Le juif, coupable universel » dans les pages Débats du journal Le Monde daté du Jeudi 22 janvier 2009[1]. Que dans sa grande magnanimité, le critique nous permette la critique…

On ne sait pas si le sous-titre est de son jus, cette tâche étant souvent dévolue au responsable de rubrique ou secrétaire de rédaction, mais il donne en tous cas assez fidèlement le ton de la suite : « Derrière la compassion pour les victimes et le souci de justice affichés, les réactions contre Israël n’expriment-elles pas la vieille haine antisémite ? » Pierre Jourde est donc le critique qui signe l’arrêt de mort de l’esprit critique. En renvoyant ceux qui s’indignent du millier de mort palestiniens à de la « haine antisémite ».

On se demande si c’est la pensée critique marxienne « qui pointe les armes de la raison vers la réalité historique et se donne pour tâche de porter au jour les formes cachés de domination et d’exploitation qui la façonnent afin d’en faire apparaître, en négatif, les alternatives qu’elles obstruent et excluent[2]. », kantienne « qui désigne l’examen évaluatif des catégories des formes de connaissance afin d’en déterminer la validité et la valeur cognitive[3]  » ou finkielkrautienne qui l’inspire.

Amalgames

Il commence par noter que les médias parlent « benoitement » d’ « importation du conflit » et de « violences intercommunautaires » en précisant que ces dernières sont « un peu à sens unique ». Pour ce qui est de l’importation, il est difficile de nier que les manifestations de soutien à Tsahal chapeautées par le CRIF ont apporté leur petite contribution. Alors que le mot d’ordre principal des manifestations pro-palestiniennes n’était pas le soutient au Hamas mais la demande de retrait des troupes israéliennes de Gaza.

Pour servir son propos, plus efficace aurait été de relever un certain nombre de slogans effectivement de nature antisémite, scandés par une marge de manifestants, ou de pointer les quelques associations inadmissibles de l’étoile de David à la croix gammée qui ont pu émailler ces défilés. Concernant les « violences intercommunautaires », malgré une jeunesse franco-maghrébine durement affectée par une exponentielle liste des victimes civiles et échaudée par le déroulé des images de corps mutilés dans les hôpitaux palestiniens, ou ceux qui jonchent le sol de la Terre Sainte, nous n’avons pas, une fois de plus, assisté à cette intifada des banlieues que les esprits chagrins promettaient.

Jourde affirme pourtant : « Ils n’ont pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent.  » Disons le sans ambages, ce fléau touche bien une catégorie de jeunes français d’origine maghrébine[4], qui ont en quelque sorte repris à leur manière le flambeau de l’ancien antisémitisme "à la française". Ce qui donne parfois lieu à de curieuses sympathies entre un Soral, idéologue au Front National, et des éléments disparates issus de la banlieue.

Mais sur un sujet qui a été autant étudié que l’antisémitisme, on doit commencer par faire attention aux mots. En disant qu’« injures » et « agressions » sont devenues un « sport », Jourde indique comme une kristallnacht perpétuelle qui se jouerait dans nos banlieues. Ce que le terme « phénomène récurrent » vient confirmer. Est-ce à dire que les jeunes des ces quartiers sont tous des Youssouf Fofana en puissance ?

Et c’est là que, de proche en proche, un curieux saut logique se produit dans le développement de Jourde : « Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne ? » Dans la même proposition, il amalgame donc violence antijuive et manifestation contre les bombardements de Gaza par Tsahal. On aurait pourtant pensé que le critique littéraire à succès avait tout au long de sa carrière eu le temps d’aiguiser son sens de la distinction… Est-ce que les individus qui ont lâchement agressé une jeune collégienne juive début janvier ont contaminé l’ensemble des manifestants en défilant (éventuellement) à leur côté ?

Proportion, disproportion…

Et de porter cette supplique indignée à la rue pro-palestinienne : « Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellement ses missiles (du Hamas, ndlr) sans réagir ? » Ceux qui défendent cet argument à l’instar du chef d’état major de Tsahal pensent peut-être que c’est sa répétition ad libitum qui lui confère du poids. Depuis 3 ans que l’armée s’est retirée de Gaza, les roquettes Qassam ont fait 11 victimes israéliennes quand Tsahal comptabilisait 1700 victimes palestiniennes à son actif au début du dernier conflit[5].

Si l’on ajoute un nombre avoisinant suite à cette campagne de décembre 2008-janvier 2009, on peut considérer que l’Etat israélien a assez largement utilisé sa capacité coercitive. A quelle réponse réciproque, à quelle légitime riposte Jourde veut-il nous faire croire ? Comme André Glucksmann (dans la rubrique Débats du journal Le Monde daté du 6 janvier 2009), Jourde contestera surement l’emploi du mot « disproportion » pour qualifier l’offensive israélienne. Est-ce donc parce que les mathématiques doivent à la civilisation arabo-musulmane que nos essayistes refusent de comprendre la notion de proportionnalité ?

Il enchaîne en essayant de nous faire comprendre combien difficile est la tâche des soldats en armes et de l’artillerie lourde de Tsahal : « Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté ? » On a bien saisi, maintenant, que l’hyperprécision de la technologie militaire israélienne ne lui permettait pas de discriminer le traine-savate palestinien du barbu belliqueux armé jusqu’aux dents. A Gaza, les lance-pierres ont cette fâcheuse tendance de ressembler à des lance-roquettes dans le viseur d’un avion de chasse israëlien. Les hôpitaux à des caches d’armes, les bâtiments de l’ONU à des quartiers généraux du terrorisme…

Le problème de l’indignation communautaire

Pointant ensuite la manière dont les français de souche « arabe » construisent leur identité et leur mobilisation commune, le paragraphe suivant remporte plus facilement l’adhésion, en revanche, à quelques nuances près : « Réagissent-ils en tant qu’Arabes ? Mais ils sont français, et en quoi un français est-il impliqué dans un conflit international, si non au nom de la justice universelle ? Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle ? En tant qu’êtres humains ? Mais alors pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues ? » Jourde touche là une question sur laquelle tous les responsables "communautaires" devraient se pencher : l’indignation et la mobilisation doivent-ils strictement se faire sur la ligne confessionnelle ?

En effet, quand de nombreuses associations de défense des droits de l’homme faisaient entendre leur voix sur le Darfour par exemple, quand le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) se faisait fer de lance pour réclamer au plus vite une intervention des instances internationales, l’UOIF restait désespérément silencieuse face à ce crime de masse. Il est bien navrant, en effet, que leur indignation se fasse sur la ligne strictement confessionnelle. D’abord pour des raisons qui relèvent tout simplement de l’humanisme universel.

Mais aussi parce qu’une mobilisation de la première association musulmane de France sur le Darfour lui aurait permis de créer de nouveaux réseaux internationaux, qui se seraient avérés d’autant plus utiles au moment de la protestation contre les attaques de Tsahal (qui ont débuté le 27 décembre 2008). Et aurait décommunautarisé leur engagement. Dans la même veine, Jourde assènera plus loin : « Réagissent-ils en tant que musulmans ? Mais ou était-ils quand on les massacrés en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde ? Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des juifs, n’est-ce pas ? »

Mais poussons la critique de Jourde jusqu’au bout. Puisque tout son article est construit sur un argumentaire de réciprocité, appliquons-lui réciproquement ce schème. Quand le président soudanais Omar Béchir est menacé par la justice internationale, est-ce du racisme anti-noir ou de l’islamophobie ? Notre professeur défenseur des opprimés répondra par la négative et il aura parfaitement raison. Et bien tout autant, une (improbable) enquête du TPI sur les exactions à Gaza ne relèverait pas de la « haine antisémite » mais du droit international. Alors de simples critiques, qui éraflent à peine la carrosserie des blindés de l’armée israélienne… Jourde sera magnanime de nous les accorder.

Des relations judéo-musulmanes

Vient une question là encore importante : « Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations ? » Elle mériterait une thèse à elle seule en guise de réponse. Rappelons simplement que le coup d’envoie du mouvement diasporique massif des juifs à travers l’Europe a été lancé par la Reconquista de 1492.

Les juifs d’Al Andalus vivaient alors sous un régime qui avait permis l’émergence d’une des communautés les plus prospères de sa longue histoire. Le médiéviste américain Mark Cohen qualifie le fait que les juifs étaient plus en sécurité dans le monde arabo-musulman que dans l’Europe chrétienne de « réalité incontestable », et analyse les raisons qui ont présidé à cela dans son dernier ouvrage[6]. Environ un siècle après la Reconquista, Amsterdam devient la nouvelle Jérusalem de la communauté juive, quatre siècles après l’idylle judéo-germanique du "choum" (Spire, Mayence et Worms), que les Croisés ont "nettoyé" en passant dès 1095. Ce sont aussi les communautés de Constantinople, Vienne, Francfort et Paris entre autres qui voient leurs frères sépharades ou ashkénazes grossir leur rang dès cette fin de XVème siècle.

Si l’on poursuit vers l’Est, et toujours à grand pas, ce panorama de la diaspora juive, on peut relever les pogroms dont ils sont victimes dès le milieu du XVIIème siècle, fomentés par l’hetman ukrainien Bogdan Khmelnitski. Deux siècles et demi plus tard le cycle n’est toujours pas finit puisque les juifs de l’Empire russe connaissent l’un des moments les plus sombre de leur histoire avec les pogroms de 1881[7]. En comparaison, les conditions de tolérance dans les pays à majorité musulmane relèvent presque de la sinécure. Mais elles vont certes s’étioler, ce qui contraint les juifs à la conversion ou au départ. A ce titre, les régimes arabes contemporains, à l’exception notable du Maroc, sont en deçà de la tolérance dont ont pu faire preuve leurs ancêtres du Moyen-âge. Mais on doit rappeler que ce sont aussi les conditions économiques dégradés des pays arabes dès le XIXème siècle qui ont contribué à cet exode. Alors que l’industrialisation européenne est lancée. Sans quoi l’ensemble des primo-migrants du Maghreb seraient restés dans leurs pays d’origine plutôt que de choisir le départ en direction l’Europe dès l’Entre-deux Guerres. Ce départ des juifs des pays arabes est donc aussi une émigration économique[8].

Nous atteignons à ce moment le deuxième souffle de la tribune de Pierre Jourde. Continuons de relever un certain nombre d’inconséquences, d’affirmations (sous la forme d’interrogations, ce qui fait leur force…) légères tout en nous permettant de relever les points qui font mouche. Passons toutefois sur le premier paragraphe qui affirme qu’Israël est l’endroit du Moyen-Orient ou les arabes vivent le mieux. Accumuler les statistiques qui montrent la différence de taux de chômage entre juifs et Arabes, les conditions à l’embauche, les heures passés dans les check-point, les humiliations qui les émaillent parfois… ne serait que servir la thèse de l’antisémitisme aux yeux de Jourde.

Sans parler des conséquences du blocus : car après tout ce blocus est exercé sur des Arabes, par Israël, dans un territoire contigüe. La précarité de ces Arabes de la Terre Sainte est donc bien à mettre au débit de l’Etat hébreux semble t-il. Et le passage des tanks de Tsahal dans les terres cultivées et autres orangeraies de Gaza étaient surement un généreux travail de labour destiné à soulager l’ouvrier agricole palestinien… L’argument le plus disctutable, pour en terminer avec cette vision idyllique de la politique israélienne, est de brandir les soins que les hôpitaux israéliens procurent aux palestiniens.

Malgré la profonde peine qui le touche, le Dr palestinien Ezzedine Abou Al-Aish de l’hopital de Tel-Aviv, qui a perdu ses trois filles suite à un tir de char à Gaza, sourirait peut-être en lisant cela. Quels poids ont les soins courants que reçoivent quelques palestiniens face aux plus de 5000 blessés et infirmes qu’a fait la dernière campagne de Tsahal ? De grâce "Mohammed El machin", soyez un peu reconnaissant, la médecine israélienne a soigné votre gastro-entérite, dit en somme le docte Pr Jourde.

Considérons plutôt la question suivante : « Savent-ils que, si la haine antijuive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faire usage du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie ? »

S’il est vrai que, pour dire les choses un peu brutalement, que Les Protocoles des Sages de Sion, est pour certains un texte référence après leur corpus religieux, on ne saurait manquer de rappeler à Pierre Jourde que les deux derniers surgissements notables du négationnisme dans l’actualité mettent en scène trois personnes qui ne sont ni Arabes ni musulmanes : l’humoriste Dieudonné et l’universitaire à la retraite Robert Faurisson (dans une parodie de militantisme courageux, au Zénith, le 26 décembre), ainsi que l’évêque Williamson, réhabilité par le Pape fin janvier.

Mais là encore on a vu de nombreux clercs et intellectuels catholiques s’élever contre cela. On ne voit pas de clercs ou intellectuels musulmans, fussent-ils engagés dans le dialogue interreligieux, lutter sérieusement contre le négationnisme qui frappe leur communauté. Tel l’algérien Moustapha Chérif qui s’est beaucoup dépensé pour faire la leçon au Pape Benoit XVI après sa conférence de Ratisbonne (12 septembre 2006) sur le thème "Raison et Foi", obtenant même de celui-ci un entretien privé au Vatican. Ou des cent muftis qui se sont entendus –c’est assez rare pour être signalé– pour écrire et signer une lettre commune de protestation suite à cette même conférence papale. L’énergie critique est quand même quelque peu à sens unique. Sur ce point, difficile de démentir Jourde malgré le sort que nous lui faisons par ailleurs. Encore une fois, on aimerait que l’esprit critique soit tous azimuts et ne s’arrête pas aux frontières de la communauté…

Les « Arabes » ne comprennent pas

En guise de conclusion, Jourde veut convaincre qu’il y a bien une kristallnacht en germe dans ces manifestations de soutien au peuple palestinien acculé à Gaza : « On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui le accompagnent ne sont motivés ni par la haine envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif. »

Outre la réitération de l’association des « manifestations » avec « les violences » traduite par le verbe « accompagnent », on apprend qu’en plus d’être des casseurs de juifs (avérés ou potentiels) et des vociférateurs, les « Arabes » mobilisés sont aussi des individus incapables de se réunir autour de motifs politiques rationnels. Ils sont simplement mûs par une haine ancestrale du juif.

On a assez dit ici que l’antisémitisme n’avait effectivement pas de critique suffisamment vigoureuse au sein des instances musulmanes de France. Pour autant, les français d’origine maghrébine et de confession musulmane doivent-ils être réduits à une masse hurlante, homogène, dans l’incapacité de se mobiliser pour les mêmes raisons que des milliers de non-musulmans qui ont participé à la protestation : un impératif d’humanisme ?

Dans un article récent publié dans Le Monde Diplomatique, et consacré à un tout autre sujet, Pierre Jourde ironise : « Des guerres rayent de la carte des populations entières dans des pays peu connus. Mais les Français apprennent, grâce à la télévision, qu’un scout a eu une crise d’asthme[9]. » Seine indignation de notre professeur, qui toutefois semble moyennement goûter le passage de ces français du statut de téléspectateurs passifs au statut d’acteurs d’un débat international.

Au final on pourrait adresser à Jourde autant de « Savez-vous ? » qu’il assène de « Savent-ils ? » aux « Arabes » de France. Mais on est obligé de constater que cet instrument indispensable de la liberté qu’est la pensée critique s’arrête, d’un côté comme de l’autre, devant "chez soi".



[1] Nous citerons ici de larges passages. Mais l’intégralité de la tribune est disponible sur le site du journal le Monde, ici

[2] El pensiamento critico como dissolvente de la doxa, Adef : Revista de Filosofia, 26-1 (Mai), 2001, Buenos Aires, p 129. Traduction française sur http://www.homme-moderne.org/societe/socio/wacquant/pensecri.html

[3] Ibid.

[4] Cette question de l’antisémitisme chez les français d’origine maghrébine a enfin été prise à bras le corps par un sociologue (Didier Lapeyronnie, Ghetto Urbain, Robert Laffont, 2008, pp 380-397), même s’il ne s’agit pas du cœur de son enquête. Jusqu’à présent, les sociologues tournaient un peu le dos au phénomène, où se perdaient en circonvolutions qui cherchaient plus le dédouanement que l’explication, notamment en refondant la spécificité de cet antisémitisme dans un antisémitisme typiquement et historiquement national…

[5] Voir l’article de Dominique Vidal « Plus le mensonge est gros… », Le Monde Diplomatique, février 2009, p 10-11.

[6] Sous le Croissant et sous la Croix. Les juifs au Moyen-Âge, Seuil, septembre 2008, 447p, 23 euros.

[7] Voir Omeljan Pritsak, The Pogroms of 1881, Harvard Ukrainian Studies, Vol XL, Num ½, Juin 1987 (disponible en ligne sur le site www.huri.harvard.edu/cat.ukrainian.html)

[8] Dans l’impossibilité de traiter ici correctement ce sujet et en attendant la parution d’un grand ouvrage sur les relations judéo-musulmane aux éditions Albin Michel (spiritualités) à l’horizon 2010, nous conseillons la lecture de Juifs et musulmans. Une histoire à partager, un dialogue à construire, Esther Benbassa, Jean Christophe Attias (dir.), La Découverte, 2006.

[9] Pierre Jourde, La Machine à abrutir, Le Monde Diplomatique, Août 2008, http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/JOURDE/16204

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Chercheur postdoctorant au Centre Jacques Berque.(www.cjb.ma) et journaliste indépendant. Il est co-auteur de "Profession imâm" (Albin Michel, 2009).

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